Refuge du Col de la Croix du Bonhomme – Refuge Elizabetta

Destination : Auvergne-Rhône-Alpes » Europe » France » Italie » Suisse | Montagne : Alpes | Activité : Randonnée  | 

Refuge du Col de la Croix du Bonhomme – Refuge Elizabetta - Tour du Mont-Blanc


Une journée exceptionnelle qui s’annonce, je me lève vers 7h, après le petit déjeuné englouti je me renseigne sur la variante du Col de Fours que je souhaite faire, dehors il y a pas mal de neige et le topo indique des passages difficiles mais a priori pas de soucis, d’autres gens s’y rendent donc je n’hésite pas une seconde, et je fais bien…

Il faut d’abord remonter au Col de la croix du Bonhomme, le ciel est parfaitement dégagé, clair, et d’un bleu perçant, il ne fait pas trop froid c’est juste incroyable, le mauvais temps d’hier paie, les conditions ce matin sont époustouflantes je n’ai jamais ressenti ça…

Je shoote dans tous les sens avec mon reflex et l’ascension continue. C’est là que je rencontre pour la première fois Dominique, un Lyonnais qui marche seul comme moi, très sympa, je marche avec lui une partie de la journée.

Avec la neige et la caillasse arrive un moment où il n’y a plus vraiment de sentier (mais l’on voit toujours ici et là les balises blanches et rouges du TMB, c’est super, et on finit par atteindre la Têtes des Fours à 2665m.

 

La vue est splendide, on est au dessus des nuages, le ciel est magnifique avec les lueurs matinales du soleil, vraiment le meilleur moment de mon voyage, cette vue, cette lumière, pour ceux qui se demandent pourquoi faire ça, vous comprendriez…
On revient ensuite sur nos pas pour rejoindre le Col des Fours, et descendre dans l’autre vallée, la pente est désagréable, glissante et pleine d’eau, de petits ruisseaux qui viennent de la fonte des neiges, je porte des trails au pied, qui se sont révélées parfaites même si certains critiquent le manque de tenue à la cheville pour moi le seul défaut inhérent à ce genre de chaussure est leur manque d’étanchéité, j’avais les pieds un peu mouillés à ce moment là et c’est évident que pour un trek en haute altitude avec de nombreux passages dans la neige il faut des chaussures de marches montantes mais ici en contrepartie elles sont respirantes et quelle liberté pour marcher, sauter, il faut juste avoir un pas assuré…
Arrivé en bas se trouve la Ville des Glaciers, qui ne porte que le nom de « ville » car c’est juste un micro hameau de quelques maisons et un parking avec des toilettes (eau potable).

Après une longue montée légère en bas de la vallée se dresse le Col de la Seigne, synonyme de frontière France/Italie mais le chemin est encore long, je m’arrête pour manger et test un lyophilisé hachis parmentier et mon réchaud, impeccable, comme tous ceux que j’ai pu goûter étonnamment très bon…

L’ascension est ensuite interminable, peut-être parce que je me suis endormi pour une petite sieste au soleil et que j’ai bien cramé…

Je croise de nombreux VTT et quelques traileurs qui me doublent, j’ai envie de me lancer et de courir avec eux mais avec ce sac c’est juste irréalisable…

Puis j’arrive au sommet où il fait plutôt froid en plein vent, malgré la vue je ne m’y attarde donc pas et redescend en direction du Rifugio Elizabetta où j’arrive vers 17h environ.

Je trouve le refuge bien petit vu d’en bas pour une capacité de 80 personnes, et en fait c’est un peu l’usine dans les dortoirs, des matelas disposés côte à côte sur deux longueurs dans la pièce, vraiment étroits, en gros chacun dispose de moins d’un mètre, c’est encore autre chose que les deux premiers soirs, je me trouve à côté d’un anglais qui engage de suite la conversation, il est sympa et assez marrant il trimballe pas mal d’équipement et un bon nombres de guides et de cartes dont il me vante les mérites.

Je prend une douche chaude (2€50 pour 18L d’eau chaude) mais pendant le repas je suis pas dans mon assiette, le soleil m’a vraiment tapé sur la tête dans l’après-midi, j’enquille un doliprane et des litres d’eau toute la soirée, manger fait du bien et je tarde pas à allez m’écrouler dans mon emplacement, je mets les boules quiès au cas où et la fatigue aidant je m’endors rapidement…

un × un =