Refuge du Mya – Refuge des Arolles

Destination : Auvergne-Rhône-Alpes » France | Montagne : Alpes ; Beaufortain | Activité : Randonnée  | 

Sur le tour du Beaufortain entre le refuge du Mya et le refuge des Arolles. Une grosse étape.


  • 25km, 1800m D+

Je pars vers 6h30, alors que tout est endormi. L’herbe est mouillée et il fait un peu frais. Je m’éloigne un peu du sentier et grimpe sur une butte afin de profiter de la vue sur le lac de Roseland. Le plan d’eau est brumeux et la vue est bouchée. Tant pis, j’essaierai plus loin. Je m’engage alors sur le GR qui part en direction de la Grande Berge. Il n’y a personne, pas un mouvement, pas un bruit et le jour est à peine levé. Le paysage n’est pas magnifique, mais j’aime traverser les alpages d’un pas souple pour ne rien bousculer.

Il n’y a pas un bruit

Alors que je trottine vers la vallée de Treicol, je rencontre un couple de campeurs en train de démonter la tente. Ils m’expliquent que la nuit a été difficile et je veux bien les croire. Je leur file un coup de main avant de gagner les ruines de Presset en fond de vallée. Puis, je m’engage sur la montée vers les chalets de Conchette. Le sentier serpente le long d’un ruisseau et coupe les nombreux virages d’une piste forestière par laquelle les bergers accèdent aux alpages.

Vue sur la vallée de Treicol

Au loin, le col et le Mont Coin
 

Les contreforts du col du Coin

Une fois en haut et m’étant d’abord dit « oh, la flemme » je me ravise et décide de faire un détour en grimpant au col de Bresson (2469m). Pour le moment, la météo est bonne, mais les nuages s’accumulent au loin. Je presse donc le pas, bien décidé à éviter la pluie. En haut, le paysage est splendide et alors que je décide de faire des photos, je découvre que mon téléphone faisant office d’appareil n’a plus de batterie : échec ! Heureusement, j’ai une petite batterie de secours, mais je dois garder l’appareil éteint le temps de la charge… dommage. Je rage encore plus quand je poursuis plus au sud vers la Pierra Menta et le lac d’Amour. Je grave ces images dans ma mémoire à défaut de les graver sur ma pellicule. Je vise alors le col du Coin (2398m) que j’atteins sans perdre trop de dénivele. Mon téléphone étant rechargé, je peux alors recommencer à faire des photos. Ca tombe bien la vallée est très belle.

Le col du coin passe dans les nuages

Le ciel étant de plus en plus chargé, je plonge vers le refuge de la Coire sans même prendre le temps  de monter au Mont Coin. J’arrive ensuite au Cormet d’Arrêche (2109m) et j’entame une descente interminable vers le Lac de St Guérin. Je passe par le lac des fées ce qui me replonge un instant dans un roman de Frison Roche. Enfin j’arrive au lac de Saint Guérin (1500m) que je traverse en passant par la passerelle toute neuve, ce qui évite de faire le tour.

Lac de St Guérin

Puisque le coin est sympa, je décide de m’arrêter pour manger mon sandwich avant de repartir vers les chalets de Rognoux (1977m). À ce moment, je suis un peu distrait et je me plante de route. Un peu surpris de ne plus voir de marquage je fais demi-tour pour rejoindre le bon sentier. La trace grimpe dans la forêt des Marlhonais et lorsque je la quitte enfin je découvre que la météo s’est dégradée et je prends la pluie. En traversant des alpages, je rencontre une jeune femme assise toute seule qui me demande si je n’ai pas croisé son groupe… échec. Je lui propose de l’aider, mais elle préfère attendre où elle est: qu’il en soit ainsi ! Mais attention à l’orage…

Il y a du brouillard et la météo annonce des orages
 

Après avoir dépassé les chalets et le refuge de l’Alpage, je continue de monter dans la brume en laissant sur ma gauche une trace qui semble monter vers le col de la Forclaz. J’arrive ensuite au niveau du lac de Brassa que je contourne par l’ouest avant de m’arrêter quelque temps au bord d’un torrent. J’ai un peu faim et je profite de cette pause pour grignoter quelques barres. Enfin, je poursuis ma route pour arriver au refuge des Arolles vers 15h30. Je prends mes ultimes photos et mon téléphone décide de lâcher une bonne fois pour toutes: dommage !

Le refuge n’est plus très loin

Ma dernière photo, Arêches au loin

Je réalise que marcher seul et sans téléphone en montagne n’est pas très prudent. Je décide donc que je partirai en premier demain matin, de manière à trouver de l’aide derrière moi en cas de besoin. Le refuge, situé au pied d’une remontée mécanique est très accueillant et les autres clients sont très sympas. Nous y mangeons très bien (soupe, lasagnes au beaufort, etc.) et, fatigué, je monte rejoindre le grand dortoir pour y passer ma dernière nuit sur ce tour.

A propos de l'auteur

 Passionné de montagne, je pratique le trail, la rando ainsi que les activités hivernales. ...



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