Refuge Moëde Anterne – col des Montets

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Aiguilles Rouges ; Alpes | Activité : Randonnée  | 


Dernière étape du tour des Aiguilles Rouges. Nous nous rendons au col des Montets par le col de Salenton (2526 m) sans pouvoir gravir le Mont Buet à cause de la météo. Chamois et bouquetin croiseront notre route aujourd’hui. Encore une très belle journée de marche !
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Carnet : Tour des Aiguilles Rouges
  • D+ : 981 m
  • D- : 1537 m
  • Temps de marche : 7h00

Il a plu une grande partie de la nuit ; des orages ont même éclaté. Si la tente Nemo Gogo LE que je teste n’a pas percé, des gouttelettes de condensation n’ont pas arrêtés de tomber de la toile avec la force de la pluie. Bref, une nuit en demi-teinte ! Pierig n’a pas eu ce même souci avec sa tente Akto de la marque suédoise Hilleberg.

Nous partons un peu tard, le temps de plier tout le bivouac. Il pleut toujours quand nous quittons le refuge Moëde Anterne. A la balise Nant de Moëde, deux itinéraires permettent de rejoindre le col de Salenton. L’un par le sentier du GRP du Pays du Mont-Blanc, l’autre bien moins marqué au cœur de la Réserve Naturelle de Passy. Le second est selon nos sources une meilleure option pour voir la faune, le chamois en particulier. D’épais nuages nous envahissent. Nous restons donc sur le sentier principal.

Cabane de Villy

Le sentier remonte le vallon de la Diosaz et descend jusqu’au ruines des chalets d’Ecuelle (1904 m). Nous observerons un chamois gambader à travers les rhododendrons. Le chemin poursuit sa descente jusqu’au chalets de Villy (1885 m). C’est une cabane privée non gardée qui permet d’accueillir 6 personnes. Elle est en très bon état mais on ne peut pas la chauffer. Pierrig l’a déjà utilisé il y a quelques années après s’être égaré dans la descente du Mont Buet.

Col de Salenton

L’itinéraire se met sérieusement à grimper après la cabane sur un terrain spongieux. Quelques marmottes se laissent observer de loin. De trop loin, inutile de sortir l’appareil photo. Le sentier monte en lacets sous les contreforts du Mont Buet et rejoint le col de Salenton à 2526 mètres. Le vent est violent. Nous nous mettons à l’abri derrière l’énorme cairn et mangeons un peu. D’ici, nous avions l’option de monter au Mont Buet (environ 3h00 aller-retour). Aussi appelé le Mont-Blanc des Dames, le Buet a pourtant été gravi la première fois par les frères Deluc le 20 septembre 1770. On considère cette course comme la première ascension en haute montagne dans les Alpes. Nous n’irons pas tâtonner le sommet. La météo est trop instable.

Bouquetin dans le vallon de Bérard

Nous descendons donc dans le vallon de Bérard par un énorme névé. Un bouquetin s’y balade mais décampe quand il nous voit approcher. La descente jusqu’au refuge de la Pierre à Bérard (1924 m) est fastidieuse. Le balisage est moins précis mais surtout les blocs de pierre et les pierriers ne sont pas très agréables à la longue.

Refuge de la Pierre à Bérard

Au refuge (réservation obligatoire au 04 50 54 62 08), on nous laisse pique-niquer sur les tables extérieures tout en prenant de quoi nous rafraîchir. Une tarte aux myrtilles viendra compléter le pique-nique mais elle n’est pas terrible.

On ne traîne pas trop et on rejoint la cascade de Bérard en roue libre en un peu plus d’une heure en se prenant au passage de belles saucées. Court passage en sous-bois avant de rejoindre le col des Montets, point de départ et d’arrivée de cette très belle randonnée de 4 jours.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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