Relais d’Arpette – Refuge du Col de Balme

Destination : Suisse » Italie » France » Europe » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes | Activité : Randonnée  | 


Relais d’Arpette – Refuge du Col de Balme - Tour du Mont-Blanc
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Je me réveille en pleine forme pour attaquer cette nouvelle journée de grand soleil !
Nous partons vers 8h en direction de ce qui est apparemment appelé le Galibier des Randonneurs comme j’ai pu le lire, la fenêtre d’Arpette !
Le début de la marche nous emmène en face du Relais où nous avons passé la nuit puis il faut passer comme un verrou vers la droite pour arriver en vue de l’objectif qui d’en bas s’apparente effectivement donc à une fenêtre vers l’autre vallée. A partir de ce moment la progression s’effectue dans des pierriers, des gros rochers partout, j’adore, ça change un peu, je fais attention de ne pas me tordre les chevilles en sautant de l’un à l’autre avec mes trails et on finit l’ascension par une pente plutôt raide avant d’atteindre les 2665m !

J’en profite pour poser face à la vallée pour le souvenir :

La vue est une nouvelle fois splendide, de l’autre côté apparaît une vallée avec le Glacier de Trient, en haut nous croisons des traileurs bien équipé qui sont montés très vite, je les prends en photo et ils repartent en courant dans la descente ! Déjà là ça me fait envie et c’est clair que cette rando n’est pas étrangère à mon récent intérêt pour le trail, au contraire : du sport, de la montagne, des limites repoussées, des paysages extra, comment ne pas succomber une fois qu’on y a goûté… !

Après une courte pause nous attaquons la longue descente jusqu’au Chalet des Glaciers, nous nous arrêtons déjeuner en route et je prend une glace Italienne dans le chalet Suisse !

Ensuite 2ème « difficulté » de la journée après les 1000m de dénivelés positifs du matin il faut remonter puisque nous sommes redescendus tout en bas de la vallée, 600m de dénivelé plus loin nous atteignons un balcon que nous suivons ensuite jusqu’au Col de Balme où nous nous arrêtons à la frontière franco-suisse dans le refuge du même nom.

Vu la distance et le dénivelé le refuge est incontournable en passant par la variante, à moins de se rallonger en allant à Triend depuis le Chalet des Glaciers je suppose. Le problème est qu’on est bien loin de l’accueil en Italie, ici c’est un couple d’anciens qui tient le refuge (les étudiants qui les aident en été ne sont plus là) et comme toutes les personnes âgés ils en ont marre de bosser (on les comprends!), ils nous le disent carrément eux-même, vivement dans 15jours qu’ils redescendent dans la vallée chez eux…Bref sans être horrible non plus on sent qu’on dérange un peu, surtout qu’au début nous sommes les 4 seules personnes ! Les locaux sont vieux, mal entretenus, ça a besoins d’une bonne rénovation, pourtant d’aspect extérieur le Refuge semble très bien (ce n’est pas un refuge CAF (Club Alpin Français) donc non soumis à leurs critères d’exigences).
Dans le dortoir des lits superposés qui font vraiment peur m’incite carrément à dormir par terre plutôt que de risquer de tomber en pleine nuit !

Rien à dire sur le dîner par contre, on parle un peu avec la tenante qui, on le sent est un peu débordée, elle fait allusion à l’Ultra Trail du Mont Blanc qui voit des dizaines de zombies, enfin traileurs, proche de la fin de course complètement extenués débarquer dans son refuge et s’endormir un peu partout…
Une chienne avec une clochette dort à côté de nous, elle nous explique que le matin quand elle ouvre la porte elle part à la chasse à la marmotte et revient parfois ensanglanté, la clochette permettant de la localiser au besoin !

Puis pendant notre repas un marcheur arrive, vers 21h30, s’extirpant du début de la nuit, il est complètement épuisé. Il parle anglais mais difficile de deviner d’où il vient, la pauvre mamie ne maniant pas la langue de Shakespeare nous l’aidons à faire la traduction, de toute façon il boit une bière, mange la tarte au myrtille du dessert et laisse le reste du repas pour aller s’effondrer sur sa couchette…A priori il vient de Genève et à attaqué la même étape que nous mais en partant de Champex sûrement plus tard dans la matinée, et s’est fait refoulé d’un autre refuge en amont, d’où la longue journée qu’il s’est tapé…
On n’est pas dérangé par le monde durant la nuit au moins et nous partons nous coucher vers 22h après cette longue mais très belle journée !

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