Route pour l’Akakus

Destination : Libye » Afrique | Montagne : Akakus ; Sahara | Activité : Randonnée  | 


Route pour l'Akakus - Découverte du Fezzan
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Après une heure de vol en soirée jusqu’à Sebha (سبها), en plein centre du pays, nous avons trouvé notre guide (Mohamed Abbas), touareg d’origine nigérienne naturalisé libyen. Deux heures de 4 × 4 et de nuit nous attendent : il semble qu’en Libye les routes soient suffisamment bonnes pour circuler de nuit, ce qui est rarement le cas dans ce « genre » de pays. Nous faisons étape dans l’oasis de Germa, faisant partie d’une grande vallée cultivée, la vallée de l’oued Al Hayah, limitée au nord par l’erg d’Ubari et au sud par la hamada de Mourzouk. L’une des grandes fiertés du colonel Kadhafi est d’arriver à cultiver de vastes portions de désert auparavant stériles, parfois en pompant l’eau des nappes phréatiques fossiles.

Nous avons continué le lendemain notre route vers l’est, et rejoint le désert pour de bon après l’oasis d’Ubari. Nous sommes néanmoins toujours sur une très bonne route asphaltées. Cette route contourne le massif de l’Akakus par le nord, avant de redescendre plein sud jusqu’à la ville de Ghat (غات), non loin de la frontière algérienne.

Sur la route entre Ubari et Al Awaynat, le 11 février 2002

La route rejoint ensuite la petite oasis d’Al Awaynat (العوينات), située juste au nord du massif de l’Akakus. Bien que la Libye fût une colonie italienne, Al Awyanat fut un temps administré par les Français sous le nom de Serdeles (qui est en fait le nom tamachek (touareg) de l’endroit).

C’est à Serdeles que nous quittons la route pour la piste. Direction Dar Aouïs, un camp aménagé pour les touristes par une agence italienne, avec douche et tous les conforts. Je n’ai pas aimé cet endroit, trop artificiel à mon goût. Beaucoup de touristes passent tout leur séjour ici en faisant des randonnées en étoile, ce ne sera heureusement pas notre cas.

Halte au camp de Dar Aouïs, le 11 février 2002

Le paysage de Dar Aouïs est quand même assez remarquable.