Seduwa – Kongma

Destination : Népal » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Alpinisme  | 


Seduwa - Kongma - Ascension du Makalu
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Samedi 17 avril : Seduwa 1598m – Tashigaon 2160m

notre position GPS : N27°37m33s E87°13m59s

Il a plu quasiment toute la nuit et le temps est resté gris ce matin. Nous décollons de Seduwa tranquillement, sous une relative fraicheur, ce qui nous convient très bien.
Nous avons traversé les rizières et les champs de maïs pour enfin gagner les zones de culture de l’orge où la première récolte de l’année a commencé.

Pour la première fois, nous sommes passés à côté de murs de manis (ensemble de pierres plates où sont gravées des prières), qu’il faut contourner par la gauche. Les drapeaux de prière se font aussi plus nombreux, nous devons sans doute arriver dans une région plus bouddhiste. Même l’architecture change, nous apercevons beaucoup de greniers à grains, petites baraques sur pilotis.
Tashigaon, que nous rejoignons après 4 heures de marche, est le dernier gros village de notre trek. Nous aurons une grosse étape demain, il faudra qu’il ne pleuve pas comme en cette fin de journée (il faut dire que c’est carrément le déluge en ce moment), surtout pour les porteurs, car le terrain pourrait être difficile.

Dimanche 18 avril : Tashigaon 2160m – Kongma 3520m

notre position GPS : N27°39m24s E87°12m28s

Une première grosse étape s’annonce aujourd’hui, nous montons à 3600m pour redescendre légèrement plus bas au lieu-dit Kongma. Il n’y aura plus de village à partir d’aujourd’hui, le plus haut étant Tashigaon.
Nous partons sous le soleil, il ne fait pas trop froid. Contrairement à ce que nous pensions, le temps change petit à petit et un nuage s’installe à mi-pente et stagne sur les pentes de la montagne. Notre parcours emprunte un sentier empierré avec de hautes marches à franchir et on se dit alors qu’il ne faudrait pas qu’il pleuve comme hier, ce serait vraiment la galère. Le terrain est néanmoins très humide et une atmosphère étrange règne dans la forêt. Tout en faisons attention à ce qu’aucune sangsue nous grimpe sur les chaussures, nous nous arrêtons de temps à autre pour mieux apprécier les cris des nombreux oiseaux qui peuplent cette région, mais aussi pour admirer les superbes rhododendrons géants en fleurs.

Le rythme est plus soutenu qu’hier en général, non seulement parce que nous craignons d’arriver sous la pluie, mais parce que la dénivelée est assez importante comparativement aux étapes précédentes. Du coup nous commençons à sentir quelques courbatures.