Serriera – Ota

Destination : France » Corse | Activité : Randonnée  | 


Serriera – Ota - Randonnée Mare e Monti
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Carnet : Mare e Monti

  • D+ : 1100 m
  • D- : 800 m
  • Temps de marche : 5h45

On traîne un peu avant de démarrer la randonnée. Je ne sais pas si c’est la longue journée d’hier ou le nutella du petit-déjeuner qui nous incite à démarrer un poil tardivement.

Le sentier traverse le ruisseau de Santa Maria et remonte la route forestière de Lonca sur deux kilomètres. On croise un chenil au passage. On a beau savoir qu’ils sont en cage, les aboiements de tous ces chiens de chasse nous font dresser les poils. Nous restons sur nos gardes au cas où un molosse viendrait à quitter sa cage. Nous passons sans encombre.

Le chemin quitte la piste forestière et monte plein sud à travers la forêt de Sabinetu. C’est raide, parfois très raide. Johanne en bave. Heureusement que c’est à l’ombre. Nous atteignons les 930 mètres de la crête en 2h50.

Nous poursuivons sous la pinède et à hauteur de la châtaigneraie, nous nous rendons au sommet du Pedua pour déjeuner. Nous profitons de la vue sur le golfe de Porto tout en cassant la croûte (façon de parler car pour des plats lyos, il n’y a pas beaucoup de croustillant).

Délimité au nord par la Punta â Scopa (Osani) et au sud par le Capu Rossu (Piana), le golfe de Porto est constitué de roches volcaniques. Le golfe ainsi que les calanches de Piana, le golfe de Girolata et la réserve naturelle de Scandola plus au nord, sont inscrits depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Avant de nous engager dans le ravin de Vittrone, nous croisons deux régiments militaires en exercice. Le secteur est également fréquenté par les chasseurs. Si nous n’en voyons pas, de nombreuses cartouches gisent sur le sol.

Aujourd’hui comme les jours précédents, nous délogeons les lézards des murailles en marchant. Ils possèdent des couleurs très variables. Les femelles sont généralement lignées et les mâles plutôt réticulés. Aujourd’hui, nous dérangeons également deux couleuvres à la robe sombre striée de jaune. C’est une espèce commune en Corse qui se nourrit de lézards, de petits mammifères, d’oiseaux et de serpents juvéniles. Elle apprécie les pierriers, friches, cultures et zones pâturées. Une bonne partie de la Corse en quelque sorte…

A la sortie du ravin, Johanne n’en peut plus. La journée d’hier l’a fait puiser dans ses réserves. Son pas est haché et elle souffle comme un bœuf. Elle finira la journée sur les rotules. Il est vrai que le sentier en balcon qui contourne le Capu d’Ota nous a semblé interminable sur la fin.

Ota est un charmant village de 550 habitants qui s’étend au milieu des terrasses plantées d’oliviers. La vie du village tourne autour de l’Eglise, de l’épicerie et des deux gîtes d’étape/restaurants.

Installation au gîte chez Marie. Dans le bistrot, les Corses (dont de nombreux chasseurs) y viennent en fin de journée. Ça tchatche fort, corse, ça refait la Corse et c’est plutôt rigolo à voir et à entendre même si on se sent un peu mis à l’écart.

Greg
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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