Shila – Honupatta

Destination : Inde » Asie | Montagne : Himalaya ; Ladakh | Activité : Randonnée  | 


Shila - Honupatta - Traversée du Zanskar
Posté le :


Jour 3

D+ : 800 m
D- : 170 m
Temps de marche : 5h30
Altitude arrivée : 3900 m

Après le petit déjeuner composé de céréales, et lait à base de poudre (cela deviendra une constante), départ pour Wanla . Nous y trouverons tous les commerces fermés, en tout cas à 8h30. Pourtant le grand village est relié par une piste à la route principale venant de Leh, et nous pensions au moins pouvoir y acheter de la boisson. Heureusement, au centre de la localité se trouve une pompe pour puiser de l’eau. Le trek continue alors en longeant la rivière vers le sud-est. Cette partie n’est pas très agréable même si le paysage est toujours magnifique et sec. Nous achetons quelques abricots frais à un petit garçon chargé de les vendre sur la piste près d’un hameau, et poursuivons vers Pharjilah où nous prenons un ‘tchaï’ : le fameux thé au lait indien, la boisson nationale incontournable. Le thé noir est bouilli avec le lait, ainsi qu’un peu de sucré pour obtenir une saveur bien agréable et douce. Le village n’est pas très beau et nous le quittons rapidement. Nous avons croisé une bonne vingtaine de touristes entre Wanla et Pharjilah. Comme dans certaines régions d’Asie Centrale, les abricots sont une spécialité des vallées du Ladakh, un des rares fruits qui se plaisent dans un environnement si aride. On en trouve donc un peu partout à vendre, surtout sec. On peut en effet les voir à sécher sur les toits des maisons ladakhis.

Peu après Pharjilah, nous entrons dans de splendides gorges qui mèneront jusqu’à Honupatha. Ce défilé est tout à fait somptueux et donne une réelle sensation d’isolement et d’aventure. Nous croiserons un troupeau de chèvres et de moutons conduits par leurs jeunes bergers, les animaux provoqueront juste avant un éboulement lors d’un passage étroit. C’est qu’il faut faire attention, car au Ladakh les chemins peuvent être fréquemment victimes de chutes de pierres. Malheureusement, plus loin après les gorges, la fin d’après-midi est un peu gachée par la pluie, et nous trouverons à nous réfugier dans une « habitation-teahouse » de Honupatta. Cela nous donnera l’occasion de voir un intérieur ladakhi avec son amusante collection de bouilloires, bouteilles thermo-isolantes et autres vaisselles. On nous servira de bon cœur deux tchaïs et, sur notre demande, un « dchia », le si particulier thé au beurre de yack salé tibétain.

Nous reprenons la route après cette halte conviviale, constatant que le ciel pourtant très gris ne donne rien de plus que quelques gouttes. Dans tous les villages, on peut remarquer le grand nombre de canaux d’irrigation. Ceux-ci, souvent bien entretenus et conservés, sont parfois longs de plusieurs kilomètres et paraissent indispensables aux habitants pour survivre, procurant de quoi boire et cultiver.

Nous dormirons un peu après le (vague) terrain de camping en avant d’Honupatta (à quinze minutes à pied). Cela n’empêchera pas qu’au lendemain matin quelqu’un nous demande de payer pour l’utilisation du terrain aménagé, ce que nous refuserons catégoriquement.

Nouilles chinoises instantanées et soupe au dîner.

nicotravel
A propos de l'auteur

Sportif, contemplatif et amoureux des voyages, a la recherche de paysages inedits et de rencontres d'autres cultures...



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