Taessa, la rose

Destination : Algérie » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | Agence : Terres d'Aventure 


Taessa, la rose - Randonnée dans l'Atakor
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Carnet : Randonnée dans l'Atakor

Vers la Taessa

D+ : 500 m
D- : 710 m

Hier fut une journée de transition entre l’Assekrem et la Taessa. Nous avons traversé plusieurs oueds, découvert les peintures rupestres d’Amezeroug, les hauts plateaux rocailleux et les gravures rupestres de Tikemtine près d’un campement nomade inutilisé lors de notre passage.

Chacun vit le désert à sa manière. Là où certains palabrent à l’arrière du groupe sur le désert et le monde à refaire, d’autres vivent le désert en silence. André n’aime pas les paysages minéraux. Etrange décision (qui lui appartient) de venir dans le Hoggar, le désert minéral par excellence. Louis revient au Hoggar 25 ans après sa première immersion en moto ; Peut-être un pélerinage personnel ? Jacky, Hubert, Jean et Mario voyagent entre amis. Le désert s’expérimente et se vit aussi collectivement. L’errance peut prendre des formes si différentes. A chacun son Sahara, à chacun son Hoggar…

Bivouac à Erha au pied de la Taessa.

Taessa, la rose

D+ : 285 m
D- : 390 m

6h40, je m’extirpe de la tente et rejoint, avec Jean-Pierre, mes amis Touaregs réunies autour du feu. Le vent est vif et l’air bien frais. Tous ont les mains tendues vers les flammes ; le feu réchauffe et redonne un peu de vie aux corps endormis qui se réveillent. Le thé du matin, le meilleur selon moi, est partagé. L’équipe Touareg boit un peu de lait en poudre à défaut de disposer de zrig (lait de chamelle). Comme pour le thé, il est transvasé d’un récipient à un autre pour libérer le goût. 7h15, Borha sonne l’heure du réveil. Il est temps de plier la tente.

Nous passons la journée à serpenter à travers d’énormes blocs de granit rose semblables à ceux rencontrés sur la côte bretonne près de Perros-Guirec. Nous ne faisons que monter et descendre. Les points de vue sur les oueds, les vallées encaissées et même l’Assekrem sont nombreux. Le paysage n’est jamais monotone et très différent de l’Atakor.

La Taessa subit un climat de type méditerranéen. On y retrouve une végétation typique : oliviers, pistachiers de l’Atlas, lauriers roses, palmiers dattiers, tamaris pour les espèces arborées ; astragale, souci, chrysanthème, souchet, jonc, oseille sauvage pour les herbacées.

Les empilements de blocs de granit rose dans l’oued Tin Teralguiwine forment un véritable chaos. Les rochers se sont sans doute décrochés par les vagues successives des écarts thermiques entre le jour et la nuit.

Après le best-seller "Comment chier dans les bois", deux membres du groupe se sont investis d’une nouvelle mission, celle d’écrire la suite : Comment chier dans le désert sans y perdre sa polaire ? Et n’insistez pas, je ne donnerai pas les noms de mes camarades…

Un peu plus tard, nous arrivons à la guelta Talmest non loin duquel le campement s’est installé. C’est la première fois que les dromadaires boivent à grosses gorgées depuis notre départ. Nous en profitons aussi pour effectuer une toilette plus poussée…


« Les années ne peuvent se cacher dans un sac ». (Proverbe Touareg)


Randonnée chamelière organisée par Terres d’Aventure, spécialiste du voyage à pied dans le monde.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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