Randonnée en Colombie : Tayrona et Ciudad Perdida

Destination : Colombie » Amérique | Montagne : Sierra Nevada de Santa Marta | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 6 jours | Dificulté : 3 | Dénivelé : +2650 m/-2650 m | Type d'itinéraire : Aller-Retour | 
Ecosystème : Forêt, Littoral, et Montagne | Hébergement : Bivouac
6 jours de randonnée en Colombie dans la Sierra Nevada de Santa Marta dans la région caribéenne de la Colombie : 2 jours dans le Parc National Tayrona puis 4 jours sur le fameux trek de la Cité Perdue.
Posté le :


Carnet : Randonnée en Colombie : Tayrona et Ciudad Perdida

Santa Marta – Playa Brava

  • D+ : 300 / D- : 400

Nous démarrons notre 1er jour de trek depuis Santa Marta. C’est la 3ème ville caribéenne de Colombie (après Barranquilla et Carthagène des Indes). Elle fut fondée par les Espagnols en 1525. Dès leur arrivée, les espagnols durent se confronter aux Indiens Tayronas qui vivaient dans la région. Les Tayronas avaient une culture complexe et de nombreux liens socio-politiques avec tous les autres peuples de la Colombie. Ils refusèrent le joug des conquistadors, refusèrent d’abandonner leurs coutumes, leurs croyances, leur langue. Les Tayronas furent décimés par les conquistadors et quelques survivants se refugièrent dans les montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta. Ces descendants sont aujourd’hui les indigènes Wiwas et Kogis (ils préfèrent le mot indigène au mot indien) ; nous en reparleront lors de la 2ème partie du trek.

Santa Marta est aujourd’hui le plus grand port de la Colombie et son charme est très relatif. Nous prenons un minibus, qui nous emmène au départ de notre randonnée, à l’entrée du Parc National Naturel Tayrona, dans la petite bourgade nommée Calabazo.

Le sentier est d’abord un chemin large utilisé par les habitants à l’intérieur des terres. Très vite, nous entrons dans la forêt, la végétation est luxuriante. En Colombie, tout pousse, et tout pousse beaucoup plus vite et plus grand ; le climat, chaud, ensoleillé, humide, protégé est une chance pour les peuples qui y cultivent les terres. Malheureusement, cette chance naturelle les a fait souffrir de nombreuses années à cause des plantations de drogues de la région, nous y reviendrons.

Très vite, le monde moderne s’éloigne. La forêt est plus dense, nous croisons une ferme, construite avec des briques de terres séchées, un enfant nu joue assis sur le pas de la porte pendant que son grand père protège une sorte de potager des poules voraces qui trainent autour et des rodeurs de la nuit.

Nous continuons notre marche à travers le forêt. Un vieux panneau en bois défraichit nous donne les distances de la marche, notre guide rigole et nous dit qu’elles sont faibles parce que c’est pour nous motiver. En fait, les distances sont données « à vol d’ oiseau » mais nous ne sommes pas des oiseaux et nous allons vite nous en rendre compte…

Très vite, nous apprenons aussi que la région est loin d’être plate… nous montons et descendons sans cesse, les dénivelés ne sont pas encore importants, mais ce n’est jamais plat. Ces montées nous permettent des vues sur les alentours, sur la forêt.

Nous croisons des habitations faites de bambou et de palmiers. Il s’agit des « garde-mangers » Kogis. En effet, les communautés d’indigènes kogis vivent dans de grands villages et possèdent autour, à plusieurs heures de marches, des zones de cultures. Ils y viennent, y plantent, y travaillent et repartent dans une autre zone. Quand une famille vient et cueille de quoi se nourrir, elle sème et prépare la récolte pour les prochains qui passeront par là. Nous sentons l’odeur du bois brulé… des indigènes ont dû y passer il y a 2/3 jours.

Nous arpentons les sentiers à travers la forêt quand tout d’un coup, nous avons l’impression d’entendre la mer… dans la forêt, c’est étrange. Sur un sommet, le ciel a quasiment la couleur de la mer mais pas de doute, 2 bleus légèrement différents, une ligne d’horizon… nous approchons.

Nous descendons la colline, captant des vues sur la plage qui nous attend.

L’arrivée est étonnante, nous sommes seuls et arrivons sur cette plage idyllique. Le clou du spectacle de cette journée. Le trek commence très fort !

A propos de l'auteur

Passionné par les voyages, et la découverte des pays, des capitales, des populations et de la cuisine étrangère, j'ai découvert le plaisir de la marche d'abord dans le Connemara, en Jordanie puis dans les parcs Américains (Bryce, Zion, Canyonland, etc...) Aprés 3 voyages quasi consécutifs de randonnées aux USA, j'ai franchi la ligne pour ...



http://AlexRLille

1 + dix-sept =