Tempête dans le massif du Rila

Destination : Europe » Bulgarie | Montagne : Chaîne des Balkans ; Rila ; Vitosha | Activité : Ski de Randonnée  | Agence : Odysseia-in 


Le vent nous glace les os, la neige tombe massivement, le gel s’installe sur mon masque de ski. Faut-il poursuivre la randonnée à ski ou rebrousser chemin ?
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Carnet : Ski de randonnée dans les montagnes de Bulgarie
  • Durée : 4h00
  • Dénivelé : + 400 m ; – 400 m

Un peu avant le départ de la journée de ski de randonnée

8h00, nous quittons le confort douillet de notre hôtel à Velingrad pour le lac de Belmeken dans le massif du Rila. Montagne de l’eau pour les Thraces et les Slaves, le massif abrite près de 200 lacs, les sources des plus importantes rivières des Balkans, quelques forêts de grande qualité, le cirque des célèbres Sept lacs et le monastère dédié à Saint-Jean de Rila. Un patrimoine naturel déclaré en parc national depuis 1993.

L’idée de base était de dormir au refuge Zavratchitza (2178 m) puis de redescendre par la vallée de Maritza pour rejoindre la station de Borovets. La météo nous a poussé à changer nos plans.

Le brouillard se densifie, le froid et le vent aussi

Il neige à gros flocons quand nous arrivons au complexe sportif de Belmeken. Il fait -10°C. Nous mettons les peaux de phoque dans le hall de l’hôtel, nous branchons les ARVA et bouclons les sacs à dos avant de partir. Nous avançons au départ à un bon rythme mais dès que nous prenons de l’altitude, le brouillard envahit tout le vallon. Il faut se repérer aux balises hivernales jaunes et noires. Elles sont globalement espacées de 115 à 155 mètres et donne le cap à suivre pour atteindre le piquet suivant. Je ne suis pas d’une grande aide à Maya car la buée a envahi mon masque. Maya est obligé de sortir la boussole pour naviguer. Plus on monte, plus les balises sont difficiles à repérer et les indications de cap effacés par les intempéries. La boussole ne sert alors plus à rien puisqu’on ne voit pas à 20 mètres. Le vent s’est levé et les rafales sont violentes. Le froid s’intensifie. La buée dans le masque s’est transformée en gel. Nos pieds sont frigorifiés et le bout des gant est dur comme du fer. Un peu avant d’atteindre la crête, on décide d’un commun accord de rebrousser chemin. Les conditions météo deviennent trop dangereuses.

Sur le retour, alors que nous étudions notre position, nous croisons Georgie, le gardien du refuge de Belmeken et son jeune berger allemand. Ensemble, nous rejoignons le complexe sportif de Belmeken.

Georgie nous propose de nous déposer sur Raduil. Nous acceptons. Sauf que… son Audi A6 ne démarre pas. Batterie à plat. Il part la recharger on ne sait où et rentre deux heures plus tard. Nous pouvons partir. Il n’a pas arrêté de neiger à gros flocons depuis ce matin. La route n’a pas été déneigée de la journée. Rapidement, la voiture s’enneige. On sort, on déblaie, on pousse. On répètera ça trois fois. La dernière fois, impossible de repartir avec la pente. On se prépare à passer la nuit emmitouflés dans la voiture lorsqu’un chasse-neige arrive. Rencontre providentielle au milieu de nulle part ! Il déblaie la route et on retourne en voiture au complexe sportif de Belmeken. Nous y dormons.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



https://www.gregoryrohart.com

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