Tibesti : de l’Émi-Koussi aux lacs d’Ounianga Kébir

Destination : Tchad » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | 


Carnet d'un voyage exceptionnel dans une région peu fréquentée du Sahara : le Tibesti. Imposant massif montagneux du Sahara oriental, le Tibesti occupe le nord - nord-ouest du Tchad, avec des prolongements dans le sud de la Libye et le nord-est du Niger. C'est une des régions les plus fermées au monde en raison de sa situation politique délicate et des champs de mines qui jalonnent le massif. Olivier Morice revient sur son voyage réalisé en 1998.
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Carnet : Tibesti : de l'Émi-Koussi aux lacs d'Ounianga Kébir
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Pour mon premier contact avec le Sahara j’ai opté pour une véritable aventure : un pays absolument pas touristique, ayant peu subi l’influence de la modernité, et donc encore très traditionnel : là-bas le transport à dos de chameau est resté une réalité ! Un voyage difficile : presque une semaine de piste avant d’arriver à pied d’œuvre. Mais aussi un pays quelque peu « craignos » : de vastes zones minées suite à la guerre tchado-libyenne (seuls les gens du coin savent à quel endroit il faut quitter la piste parce que tout droit ce n’est pas déminé), des prises d’otages plus ou moins régulières d’occidentaux : le groupe suivant le mien (parti avec le même guide) s’est fait prendre en otage contre demande de rançon. Ça s’est bien terminé pour les touristes, mais pas pour les preneurs d’otages ! Du reste, cette région est redevenue depuis quelques années une zone de guerre civile larvée et les touristes n’y vont plus.

Donc, départ début février pour N’Djaména (en arabe نجامينا), capitale du Tchad, au bord du fleuve Chari (qui se jette dans le lac Tchad). Une zone passablement impaludée (mais heureusement c’est pour nous le seul endroit). Après une courte nuit, départ en 4 × 4 : il y a 1000 kilmomètres jusqu’à Faya Largeau, et seuls les 20 premiers kilomètres sont goudronnés. Cette photo montre notre premier repas, nous sommes encore dans la zone de savane :

Repas aux environs de Massakory, le 7 février 1998

La route suit en fait pendant plusieurs jours le lit du Bahr el Gazal, un oued qui y a quelques siècles, alimentait encore de façon permanente en eau le lac Tchad.

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Voici un arrêt dans un village africain, celui de Goz Byla :

Arrêt dans le village de Goz Byla (8 février 1998)

Au niveau du village de Salal le paysage commence à devenir désertique. La région reçoit quand même un à deux mois de pluie par an.

Voici le puits de Burkina : un vrai puits saharien fréquenté par de vrais nomades. Il n’est d’ailleurs pas trop conseillé de les photographier quand ils abreuvent les bêtes, c’est pourquoi je me suis abstenu.

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