Tighjettu – Ascu Stagnu

Destination : France » Corse | Activité : Randonnée  | 


Tighjettu - Ascu Stagnu - GR20 nord
Posté le :


0
(0)

Étape 6 – Lundi 18 septembre : Tighjettu – Ascu Stagnu.

Est ce que je redoutais ce moment ? Est ce que je redoutais de me réveiller ? Tant que je dormais j’avais une bonne excuse pour ne pas l’affronter, mais une fois réveillé, il me fallait y aller, sous peine de passer pour un peureux. U Cascettone m’attendait.

Après un petit déjeuner aussi rapide que les autres jours, j’ai donc entamer la montée difficile et dangereuse (exposée au vent) qui mène à l’entrée du cirque marquée par un cairn de très grande taille composé de pierres mais aussi d’une… sandale !

COMMENT SOUTENIR I-TREKKINGS ?

Comme l’ensemble du secteur du tourisme, I-Trekkings subit de plein fouet la crise économique qui fait suite à la covid-19. Un petit coup de pouce de votre part serait apprécié. Comment ? En partageant cet article par exemple ou en effectuant vos achats chez nos partenaires (c’est aussi une façon de les soutenir. Merci de ne pas cliquer pour cliquer. N’achetez que si vous avez un besoin). Il y a bien d’autres façons de soutenir I-Trekkings. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Le top 10 de nos partenaires par ordre alphabétique :

  • Allibert Trekking (randos & treks à travers le monde)
  • Alpinstore (boutique outdoor – Déstockage en cours. Jusquà -70% sur plus de 4300 produits)
  • Amazon (librairie et bazar)
  • Chamina Voyages (randonnées en France et en Europe)
  • Décathlon (boutique outdoor)
  • Ekosport (boutique outdoor – opération déstockage : jusqu’à -80% jusqu’au 27 septembre)
  • La Balaguère (randonnées dans les Pyrénées et à travers le monde)
  • Randonades (randonnées dans les Pyrénées)
  • Snowleader (boutique outdoor – Déstockage d’été. Jusqu’à -70% sur plus de 10 000 produits)
  • Trekkinn (boutique outdoor – Jusqu’à -50% en ce moment)

Le cirque de la solitude est en fait une falaise de 700 mètres de dénivelé que l’on descend d’un tiers pour remonter sur un autre versant. Ce qui est impressionnant outre le caractère abrupt de la pente, c’est la proximité du versant qui fait face. On rentre réellement dans un chaudron, où le soleil rentre très peu et où aucune végétation ne pousse. Des mains courantes, des câbles et des échelles en fer ont étés fixés dans la paroi pour rendre la descente possible. On est en Corse, en Europe occidentale, ce n’est pas Cliffhanger et des gens n’y meurent pas tous les jours mais l’endroit mérite sa réputation et des accidents s’y produisent chaque année, parfois mortels. C’est donc avec une grande fierté et un certain soulagement que j’ai franchi l’obstacle, en une heure et demi à peu près, sans oublier de me prendre en photo devant la bouche du monstre.

La descente, longue mais belle et ensoleillée jusqu’à la station d’Ascu Stagnu en fut d’autant plus agréable. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser régulièrement à mes dix petits compatriotes qui devaient encore être dans le cirque et c’est sous l’œil bienveillant du Monte Cinto (point culminant de la Corse) que je suis arrivé au gîte où j’ai reçu le fabuleux accueil de la gardienne, une continentale qui est restée "bloquée" en Corse il y a huit ans. J’ai passé une heure et demie à discuter avec elle avant que la pluie ne commence à tomber. Je suis alors parti prendre ma douche (sans elle, zut) et j’ai été me poster à la terrasse pour guetter l’arrivée des petits belges dont le retard commençait à m’inquiéter un peu.

Et soudain sous la pluie qui arriva… les bretons ! Ils n’avaient pas dormi à Tighjettu mais dans une bergerie et avaient fait une longue étape. Christelle n’était plus cassée mais explosée. Ils avaient atteint Haut-Asco mais allaient y passer une journée de repos avec grasse matinée car ils n’en pouvaient plus. Ce fut quand même pour moi l’occasion de passer un repas en leur compagnie, ainsi que celle d’un agent des eaux et forêts qui m’apprit pas mal de choses sur la faune Corse et sur les randonneurs (anecdotes et récits d’accidents…). Je me fis même offrir le vin par mes nouveaux amis bretons pour me remercier de leur avoir passé mes bâtons de marche deux étapes plus tôt. Les belges finirent par arriver, trempés et prirent la nuit dans l’hôtel, moins cher que le refuge du parc. La nuit fut bénéfique, et l’annonce d’une météo plus clémente laissait entrevoir une fin de parcours plus sécurisante vu la réputation dangereuse des dernières étapes, mais après le cirque de la solitude qu’est ce qui peut encore faire peur ?

Vous avez aimé mon article ? Mettez-lui 5 étoiles

Cliquez sur une étoile pour lui donner une note

Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes : 0

Aucun vote pour le moment. Soyez le premier à noter mon article.

Je suis désolé que cet article ne vous ait pas été utile!

Laissez-moi améliorer cet article !

Dites moi comment je peux améliorer cet article

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Le Timelapse du Moment : Le Wilder Kaiser, Tyrol, Autriche
Share via
Copy link