Tour des Combins

Destination : Suisse » Italie | Montagne : Alpes ; Alpes valaisannes | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 6 jours | Difficulté : 3 | Dénivelé : +5664 m/-5686 m | Type d'itinéraire : Boucle | 
Ecosystème : Montagne | Hébergement : Camping, Hôtel, et Refuge
Meilleures Périodes : Juillet, Août, et Septembre

Posté le :



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“Une petite pépite” ce Tour des Combins, un trek transfrontalier de 6 jours parcourant tantôt la Suisse tantôt l’Italie ! À seulement 1h15 de Chamonix en voiture. De jolis passages de cols en altitude, un cheminement au plus près du glacier du Grand Combin sans oublier les vues plongeantes sur d’immenses lacs alpins. Récit d’un trek varié et accessible qui termine par le passage du mythique col du Grand St Bernard.

Au plus près du glacier du Grand Combin

Bien qu’il ne soit pas nécessaire de démarrer tôt cette première journée de marche, tant l’étape est courte et peu intense, je dors en tente la veille dans l’unique camping de Bourg Saint Pierre. Je démarre donc directement du camping pour une évolution “en balcon” pour une petite étape de 12 km. L’itinéraire est déjà très agréable, superbement fleuri. Et on aperçoit à gauche la chaîne du Mont-Blanc avec ses hauts sommets enneigés. Une arrivée en milieu de journée à la cabane de Mille permet de rajouter sans peine un sommet à gravir en aller-retour. Quant à la cabane, elle est plutôt luxueuse à l’image de nos refuges rénovés et parfaitement intégrés dans leur environnement. Et l’accueil y est très sympathique.

Le deuxième jour de marche me fait atteindre rapidement la cabane de Brunet. J’évolue alors dans un écrin de verdure, et suis surprise de voir autant de diversité dans la flore de ces montagnes suisses ! Je me fais la réflexion qu’il me manque un botaniste pour m’éclairer. 😉 Le temps capricieux fait apparaître tantôt des nuages sombres, tantôt des percées de soleil inattendues. J’aime beaucoup, ça enrichit l’ambiance qui devient austère à l’approche du glacier. Une première passerelle d’environ 25 m me fait passer d’une combe à une autre, puis je commence à entrevoir le Grand Combin.

Ce dôme de 4314 m, ressemblant à notre Mont Blanc contraste admirablement avec le camaïeu de vert dans lequel j’évoluais jusque-là. Je ne le quitte plus des yeux, il m’attire et m’invite à le rejoindre… Rapidement, je chemine sur de la roche délitée et atteins la moraine du glacier où un petit intermède aérien m’attend. La passerelle de Corbassière qui a été posée en 2014, m’emmène 240 m plus loin sur l’autre partie de la moraine. Une dernière petite montée, et j’arrive enfin à la cabane FXB Pannossière pour y passer la nuit. Ce refuge n’est pas récent, mais tout a fait fonctionnel. On s’y sent bien et la vue est imprenable sur le glacier. N’oubliez pas de vous arrêter dans l’escalier qui mène aux chambres. 😉 On peut y voir d’anciennes images de la cabane depuis sa construction.

Le troisième jour, chance ! Si la veille le Grand Combin ne se dévoilait que par intermittence, aujourd’hui il semble avoir entendu mes prières nocturnes. Un grand ciel bleu domine au dessus de lui, et un blanc immaculé… partout autour. Je le parcours longuement des yeux pendant que je chemine sur le sentier qui longe le glacier.

Puis, les choses sérieuses reprennent. J’entame ensuite une montée sèche qui mène au Col des Autanes. Une impression d’être au Népal l’espace d’un instant. Pas mal de neige tout là-haut, et une brume épaisse qui s’invite. Rien d’extrême et pas vraiment exposé, mais une personne qui n’a pas le pied très montagnard pourrait être rassurée avec de petits crampons légers en fond de sac.

La descente est plutôt longue et lentement les nuances de vert remplacent l’atmosphère glacière. Cette étape qui nous fait monter à presque 3000 m d’altitude permet d’avoir une vue plongeante sur le lac de Mauvoisin. C’est un très beau point de vue. Malheureusement mon binôme se blesse et ce contre-temps m’oblige à mettre un stop à l’étape pour m’empresser de réserver les deux dernières places en dortoir à l’hôtel de Mauvoisin.

L’Italie pittoresque et généreuse

Le lendemain, une navette m’attend. Elle doit avancer les randonneurs sur le parcours puisque le refuge de Chanrion est fermé pour travaux. Un petit regret de n’avoir pas contourné à pied ce grand lac bleu turquoise, mais qui est vite effacé par ce plan B. Aussitôt après le barrage de Mauvoisin, le taxi 4×4 s’enfonce dans une interminable galerie qui ne laisse que 5 petits centimètres de part et d’autre de la voiture pour y passer. Et le tout dans le noir total. Exotique ! Sortis de la galerie souterraine, le chauffeur devient notre Dieu à tous, puisqu’il conduit admirablement bien sur cette route littéralement suspendue au-dessus du lac pendant près de 10 km. Excellent moment !… et même en voiture. Il nous dépose tous au bout du lac et bientôt nous serons en Italie ! Malgré les quelques névés restants, la montée vers la Fenêtre de Durand est relativement sécure et progressive. La météo est incertaine, je ne peux entrevoir les glaciers alentour que par intermittence. Dommage.

La frontière entre Suisse et Italie se remarque nettement. On passe d’un univers glacière à des alpages verdoyants. La suite de l’étape est plutôt longue, avec peu de dénivelé mais nous avançons bien avec mes nouveaux compagnons de route. L’évolution dans les alpages italiens est l’occasion de discuter sans se fatiguer. Puis, une dernière montée sèche et je découvre le refuge Champillon où je vais passer la nuit. Une vraie petite pépite ! Ahhh… le légendaire accueil italien ! Et malgré la situation sanitaire qui les a durement touchés, les gardiens sont adorables, l’ambiance chaleureuse, la déco atypique… et cerise sur le gâteau : le sauna extérieur est allumé rien que pour nous !

Le lendemain, j’entame la montée vers le col Champillon, puis la descente sur St-Rhémy-en-Bosses. Une évolution en forêts et au milieu des alpages me fait découvrir l’incroyable luxe des fermes de la région de Bosses, faites de pierres impeccablement alignées et annexées de leurs maisonnettes semi-enterrées (qu’on a pensé être des séchoirs à fromage).

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L’arrivée précoce à l’Hôtel Suisse me permet de flâner longuement dans les ruelles de ce petit hameau italien de 300 âmes, très pittoresque. J’en profite également pour me procurer un morceau de ce fameux jambon de Bosses. Et décidément… l’Italie a gagné ! Je renonce avec grand regret à mon plat lyophilisé du soir pour une Pasta al ragù*. Ici aussi, malgré des règles plus strictes au niveau sanitaire (port du masque obligatoire), l’accueil est très chaleureux et la nourriture de qualité.

La dernière journée de ce trek est – sur le papier – la moins enthousiasmante, même s’il fait grand beau au réveil. Premièrement parce que c’est la dernière 😉 mais aussi parce que j’évolue sur un sentier qui va croiser plusieurs fois la route qui mène au célèbre col du Grand St Bernard, avec son lot de motos et voitures bruyantes…

Malheureusement, le temps n’est pas non plus au beau fixe à l’arrivée au col. La vue est complètement bouchée. En bonne compagnie, je prend un remontant au bar, puis un deuxième… Et on se décide enfin à reprendre la route. Le paysage et la météo s’améliorent. J’aperçois l’immense lac des Toules, bleu turquoise en contrebas du (hors)sentier qu’on a pris.

Bloqués par une barre rocheuse infranchissable, il ne nous reste plus qu’à se résigner et redescendre sur les flancs du lac pour rejoindre le sentier. Sans regrets pour cette erreur d’aiguillage : longer ce lac en le toisant de 200 m ça offre une vue imprenable ! La suite est une douce descente en alpages. Enfin, j’atteins progressivement le paisible village de Bourg Saint Pierre où ma voiture m’attend sagement. Et nous prenons tous un verre pour marquer la fin du trek en se promettant de se retrouver très bientôt.

Comment se rendre  au départ du Tour des Combins ?

En voiture depuis Chamonix (1h15 de route), en passant par Vallorcine puis Martigny en Suisse. On prend ensuite la direction d’Orsières puis Bourg Saint Pierre.

En train jusqu’en gare de Bourg Saint-Bernard. La gare est distante de 6 km de Bourg Saint Pierre, le point de départ du Tour des Combins.

Où dormir ?

Il y a des refuges sur tout le parcours, qu’il faut bien réserver à l’avance et tôt dans la saison car ce trek est assez parcouru. Un ouvrage très complet de l’éditeur Suisse Itinérance a été conçu spécialement pour ce trek. Il comporte les coordonnées de tous les refuges, ainsi que des infos pratiques telles que : dénivelé, kilométrage de chaque étape etc. Il contient également les extraits de carte nécessaires au parcours. Il n’est cependant pas inutile de vous procurer une carte si vous l’achetez. Personnellement il m’a souvent manqué cette “vue d’ensemble” pour identifier les sommets au-delà du parcours.

Le site www.tourdescombins.ch vous donnera des informations très utiles pour organiser votre trek.

D’autres itinéraires à explorer sur I-trekkings, en Valais dans le Val d’Anniviers ou encore le Val d’Hérens et en Italie dans la région d’Aoste.

* à la française ça donne ”pâtes bolognaise”

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Tour des Combins
Mylka_74
A propos de l'auteur

Passionnée de montagne. Je pratique le trek en voyage. Dans mes montagnes en Haute-Savoie, je pratique la randonnée et l'escalade l'été ; et le ski l'hiver. Membre du CAF d'Annecy, j'aime découvrir de nouveaux endroits, gagner en autonomie dans mes pratiques et partager de bons moments avec des amis....



4 Responses
  1. Dominique

    Merci pour ce magnifique tour en lecture et quelques minutes au petit déjeuner avant d’aller travailler….Je suis un randonneur de niveau moyen. Très sensible à votre partage. Bien cordialement. Dominique

    1. Mylka_74

      Et oui, c’était très varié comme paysage. Malheureusement pas beaucoup de bêtes sur le parcours, hormis un gros troupeau de bouquetins au Col des Autanes, qui étaient perchés au sommet, bien tranquilles. Des gens m’ont dit avoir vu beaucoup de marmottes près du refuge de Chanrion. Sinon RAS, peut-être parce que ce trek est pas mal parcouru.

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