Tour des Encantats

Destination : Europe » Espagne | Montagne : Pyrénées | Activité : Randonnée  | Agence : Sur les Hauteurs 
Nombre de jours : 7 jours | Dificulté : 3 | Dénivelé : +5000 m/-5000 m | Type d'itinéraire : Boucle | 
Ecosystème : Montagne | Hébergement : Refuge
Meilleures Périodes : Juin, Juillet, Août, et Septembre
7 jours de randonnée de refuge en refuge sur le tour des Encantats dans le Parc National Aigües Tortes et Estany de Sant Maurici en Catalogne
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Trace GPS Tour des Encantats   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
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Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Description

Trace GPS Tour des Encantats

Récit de mon tour des Encantats dans le Parc National d’Aigües tortes et Estany de Sant Maurici dans les Pyrénées Centrales en Espagne (Catalogne). Un magnifique itinéraire qui jongle avec les forêts denses, le chaos de la haute montagne et les 300 lacs cristallins du parc national.

Pont de Ressec – refuge de Restanca

 + 607 m (+284 m) / – 40 m (-284 m)  4,3 km (3,4 km)  2h30 (+1h30) Entre parenthèse, les données de la balade à partir du refuge de Restanca jusqu’au lac de Mar

Le rendez-vous est donné la veille du départ à Salardu, une commune proche du lieu de départ, histoire de ne pas arriver trop fatigué le matin du départ.

9h30. Nous démarrons le tour des Encantats du pont de Ressec (1395 M) où nous laissons les véhicules. Il y 11 ans déjà je venais pour la première fois découvrir le parc national Aigües Tortes y de Sant Maurici que les français appellent plus communément les Encantats ou les monts enchantés. Massif tourné vers la France, où la langue aranaise, dérivée de l’occitan, est toujours pratiquée au côté du catalan, la langue officielle de la province de Catalogne.

À l’époque c’était en avril pour 6 jours de raquettes. Cela faisait un moment que je voulais revenir l’été pour découvrir la plus vaste zone lacustre de montagne d’Europe. Me voilà donc en compagnie d’un groupe de cafiste suisse guidé par Thierry, accompagnateur en montagne pour Sur les Hauteurs.

L’itinéraire remonte le large chemin du Camin de Rius. Le ciel est bâché. Après le Pontet de Rius, le sentier se rétrécit et la pente s’accentue. Nous sommes dans le sous-bois de Restanca. Sous le lac éponyme, une éclaircie pointe son nez. Un arbre mort au premier plan servira de modèle naturel pour le premier vrai cliché de la journée. Encore 100 mètres de dénivelé pour atteindre les bords du lac et le barrage. Le plan d’eau est sous la brume. Le refuge n’est pas visible. À peine le temps de discuter quelques instants, le brouillard s’est évanoui. Le refuge de Restanca (2010 m) tout en pierre, trône devant son lac et sa cascade. La brume joue avec les photographes. D’un coup, elle envahit de nouveau le lac.

Il est 12h00 seulement. Nous pique-niquons devant le refuge et laissons les sacs à dos dans les casiers de l’entrée. Direction le lac de Mar, 200 mètres plus haut. Le sentier offre de belles perspectives sur le lac et son refuge. Le long du chemin, de nombreuses fleurs semblent avoir été plantées pour nous : gentiane, grande astrance, raiponce hémisphérique, rhinanthe crête de coq, arnica et un lys martagon de couleur jaune orangé. L’eau du lac est d’une pureté exemplaire. C’est beau, c’est bleu. On entame le tour du lac. La pluie nous cueille. Nous rentrons sur le refuge de Restanca. Les vêtements sèchent dans l’entrée. Les sacs à dos doivent rester dans des casiers. Des paniers sont à disposition pour emporter les affaires dans les chambres. Les douches chaudes sont à 1,50 € deux fois moins chères qu’un coca.

Refuge de Restanca – refuge Joan Ventosa i Cavell

 + 482 m / – 261 m  5,7 km  3h30

8h20. Les sacs à dos sont prêts, nous sortons du refuge. Le ciel est bouché, encore. Nous prenons le chemin vers les refuges de Colomers et de Joan Ventosa i Cavell en direction du sud-est. Nous dépassons le lac deth Cap deth Port et montons entre les gros rochers de granit. Nous sommes sous le Montardo (2833 m) que nous ne pourrons pas gravir au vu de la météo.

À l’approche du Coret d’Oelhacredtada (2493 M), le vent se met à souffler plus fort. Les derniers randonneurs en t-shirts enfilent une veste coupe-vent. La température ressentie ne doit guère dépasser les 10 degrés Celsius.

Toujours dans le brouillard, nous quittons le GR 11 pour prendre plein sud. Thierry vérifie notre position sur la carte en s’aidant de son altimètre. Nous sommes sur le bon chemin. Nous longeons l’estany de Monges, zigzaguons entre plusieurs laquets. Une espagnole qui marche seule vient à notre rencontre. Elle est complètement paumée. Elle remontait vers le refuge de Restanca alors qu’elle pensait aller vers celui de Ventosa. Difficile de s’orienter avec seulement une carte. Altimètre et boussole ne sont pas des instruments d’orientation à prendre à la légère. Le triptyque est indispensable pour les situations de mauvais temps si l’on n’a pas de GPS et les waypoints déjà entrés.

De temps à autre, le soleil perce la fine couche de brouillard. Le paysage semble alors sortir de nulle part comme dans un conte de fée. Les contours des lacs sont alors visibles, les fleurs prennent une parure plus enjouée, la roche semble moins menaçante et le randonneur sort de sa léthargie en photographiant ce qui l’entoure avec une ferveur toute retrouvée. Tel le tournesol, nous nous tournons vers le soleil dès qu’il apparaît.

L’estany de Travessani et ses pletius annoncent l’arrivée au refuge Joan Ventosa i Cavell (2220 m). Même fonctionnement qu’à Restanca : les sacs à dos ne doivent pas monter dans les chambres, ni les bâtons et les chaussures de randonnée. N’ayant pu gravir le Montardo, l’étape a été courte. Certains retournent marcher dans les alentours du refuge après avoir pris le pique-nique bien au chaud. C’est alors que le soleil décide de se montrer malgré une prévision météo contraire. Le refuge Joan Ventosa i Cavell et les montagnes qui l’entourent prennent alors des teintes plus chaudes. Les lieux semblent revivre, nous aussi.

Dans et devant le refuge, c’est la folle ambiance. Les marcheurs boivent des bières, discutent en hurlant, jouent aux échecs, au domino ou aux cartes pendant qu’en cuisine, les gardiennes s’affairent à finir de préparer le dîner.

Refuge Joan Ventosa i Cavell – refuge d’Estany Llong

 + 718 m / – 951 m  8 km  6h00

8h30, le temps est bouché comme le prévoyait la météo. C’est assez couvert que nous quittons tous le refuge Joan Ventosa i Cavell en direction du col de Contraix (2748 m).

Aucun des sommets des alentours n’est visible. Ni le Besiberri nord (3015 m) qui nous a fait un coucou hier soir, ni la Punta Alta (3015 m), encore moins le Pic de Travessani (2738m).

Nous slalomons entre les estanys de Colieto. Le chemin se poursuit à travers un énorme pierrier qui rejoint le col. Il faut ranger les bâtons de marche et jouer à l’équilibriste, surtout quand le rocher devient mouillé après une petite averse. Je dois dire que je suis satisfait des Adidas Terrex Scope GTX que je teste. La semelle est ultra accrocheuse. Parfait pour affronter les gros pierriers humides de la journée.

L’ascension est assez physique. Avant le dernier raidillon, petite pause autant pour récupérer que pour laisser s’éloigner le groupe qui nous précède et ainsi éviter les éventuelles chutes de pierre. Après trois heures de grimpette, nous passons le col. De l’autre côté, le brouillard est encore plus dense. Il est temps de récupérer les bâtons de marche pour se lancer dans la descente. Il faut rester vigilant dans ce foutu pierrier glissant.

Nous dépassons l’estany de Contraix et continuons dans le barrant du même nom. La pluie nous cueille un peu avant 14h00 comme le prévoyait les prévisions météos. Quasiment jusqu’au refuge de l’estany Llong, elle ne nous quittera pas. Au refuge, chaussures et bâtons doivent rester dehors. Autant les bâtons, tout le monde s’en fout mais pour les chaussures, c’est une autre histoire. Comment vont-elles pouvoir sécher avec cette humidité ? Pour l’heure, nous nous adaptons et partons commander une cerveza. Et petit miracle local, le soleil arrive et la pelouse autour du refuge se transforme en séchoir géant. Tout finira par sécher.

Une étape très minérale comme je les aime. Grosse ambiance de montagne !

Refuge d’Estany Llong – refuge Colomina

 + 827 m / – 419 m 11 km  6h00

8h20. C’est sous un ciel radieux que nous quittons le refuge par le bois d’Estany Llong. Les panneaux indiquent 2h30 de montée pour atteindre le col de Dellui (2577m). La lumière rasante du matin reflète sur les herbes encore mouillées des pluies des jours précédents. Les odeurs des pins à crochets remontent à nos narines. La montagne s’éveille en même temps que nos muscles tout juste réveillés par une nuit réparatrice.

Nous sortons de la forêt. Les estanys de Dellui aimantent nos regards tout comme le col plus haut par lequel nous devons passer. Nous progressons un temps sur un pierrier, mais contrairement à hier, le granit est sec. Il est facile de le traverser. Les prises sont sûres et les pieds ne glissent pas.

Nous nous arrêtons quelques minutes non loin du dernier lac pour grignoter un peu. Nous pouvons enfin profiter de ces pauses réparatrices sans devoir repartir au bout de deux minutes. Le soleil réchauffe nos peaux. Pour la première fois, nous utilisons notre crème solaire. Il reste 170 m de dénivelé pour atteindre le col. Il nous faudra finalement un bon 3 heures pour le rejoindre. Là haut, quelle récompense !

De l’autre côté, le panorama sur les lacs d’Eixerola et de Cubesio est tout simplement stupéfiant de beauté. J’aime ce melting-pot où l’eau pénètre l’aridité. De cette rencontre nait l’improbable.
Après une photo de groupe, direction les lacs en contrebas. Nous nous posons sur le bord du premier pour prendre le pique-nique. Jean ira même s’y baigner. Pas frileux le bougre…

Nous poursuivons en balcon le long de l’estany Tort. avant de rejoindre le col de la Portella (2334 m), nous marchons sur d’anciennes voies pour la construction des barrages. Il ne reste que 20 minutes pour rejoindre le refuge de Colomina. Le refuge nous cueille pour la fin d’étape.

Une bien belle journée sous la bienveillance de la météo. Quel tour des Encantats !

Refuge Colomina – refuge Amitges

 + 822 m / – 825 m 13 km  7h30

6h20, le dortoir se lève pour prendre le petit-déjeuner. Je suis extirpé de mon rêve. Réveil difficile. On ne décolle que vers 7h45. Le refuge Colomina est encore dans l’ombre. Au loin, vers la Sierra de Guara, le ciel prend des teintes bleues violettes tandis qu’au nord, un ciel de traine envahi l’horizon.

Nous contournons l’estany de Colomina et l’estany de Mar. Au pas de l’Os, nous laissons le Gr11 pour prendre une sente peu empruntée vers le col de Peguera. Le chemin zigzagué entre le gros blocs de granit. La montée est régulière. Nous atteignons le col après deux heures de progression. De l’autre côté du col, changement de décor. Tout n’est que minéralité au milieu de ces gros blocs de granit. C’est bien plus qu’un simple pierrier. Nous le traversons en une heure et atteignons l’estany de Monestero qui vient à point nommé pour le pique-nique.

Nous poursuivons notre descente le long du riu de Monestero. À un croisement, nous prenons la direction du Portarró d’Espot que nous laissons ensuite de côté pour prendre la direction du refuge Amitges. En chemin, plusieurs trouées forestières offrent des points de vue très esthétiques sur l’estany de Sant Maurici qui a en partie donné son nom au parc national. Le long du sentier, chardons bleus et iris attirent notre attention.

Il reste une bonne heure de marche pour rejoindre le refuge d’Amitges, admirablement perché sous le tuc de Saboredo (2833 m) et les pics de Bassiero (2900 m).

Une longue étape, variée et encore magnifique.

Refuge Amitges – refuge de Colomers

 + 610 m / – 825 m  9,7 km  4h45

Aujourd’hui encore une belle journée nous attend sur ce tour des Encantats lorsque nous décollons du refuge Amitges. Un peu plus tôt dans la matinée, la vallée d’Espot tout enfumée de nuages s’était parée de mille et une couleurs. Dans le même temps, les sommets au sud du refuge s’étaient enflammés d’un rouge incandescent éphémère. La nature est chaque jour étonnante.

Nous montons au col de la Ratera (2594 m) par l’estany del Barbs sous le regard du Tuc de Saboredo (2833 m). On décide d’aller se faire le sommet du Tuc de Ratera (2862 m) à partir du col. Là haut, beau panorama à 360° sur les Encantats, l’Aneto et les Pyrénées françaises.

Nous récupérons les traces du GR11 au niveau du port de la Ratera. Je me souviens que lors de ma semaine de raquettes dans les Encantats en 2004, je devais passer par ce col et que c’est le risque d’avalanche alors au niveau de 5/5 qui nous en avait dissuadé.

De l’autre côté du col, nous descendons sur le lac Obago. Avec l’altitude qui diminue, le paysage devient plus champêtre. Nous pique-niquons entre les lacs de Redon et Llong. On s’accorde même une sieste à l’ombre car le soleil tape fort. Quel contraste météorologique avec le début du trek !

Le lac majeur de Colomers n’est plus très loin, 30 minutes tout au plus. Lors de ma venue en 2004, nous étions dans le refuge près du barrage. Celui-ci est désormais fermé. Un nouveau refuge, plus moderne, a ouvert ses portes de l’autre côté du lac. Il a cependant moins de charme. Je l’aimais bien le 1er refuge de Colomers avec ses toilettes au dessus du lac. Le soir, je pars faire quelques plans de cet antique refuge avec le lac au premier plan.

Refuge de Colomers – Pont de Ressec

 + 323 m / – 1096 m  9,8 km  5h00

Courte étape pour finir ce magnifique tour des Encantats. Retour à notre point de départ, le pont de Ressec à un peu moins de 1400 m. En chemin, nous évitons la piste en descendant sur le GR11 par le col de Ribereta (2323 m). Des digitales pourpres se font dorer la pilule au soleil. Plus nous descendons, plus la forêt reprend ses droits. Nous observons quelques marmottes, les premières de notre semaine.

Belle descente jusqu’aux estany de Montcasau où on s’arrête quelques minutes au soleil. A partir d’ici, nous finissons le tour des Encantats sur une piste forestière qui serpente autour de l’Arriu de Rencules et rejoint la cabane de Loseron où nous finissons nos victuailles, puis plus bas le pont de Ressec.

Quel beau circuit ce tour des Encantats. Le parcourir l’été m’a autant enchanté que l’hiver en raquettes. Il ne me reste plus finalement qu’à réaliser l’itinéraire à ski de randonnée 😉

Informations pratiques

Avec qui partir ?

Ce tour des Encantats de 7 jours de refuge en refuge dans le parc national des Encantats a été réalisé avec Sur les Hauteurs spécialisée dans l’organisation d’itinéraires dans les Pyrénées et dans le monde avec des accompagnateurs français. Pour découvrir la fiche du voyage, rendez-vous sur www.surleshauteurs.com.

Comment y aller ?

Il faut impérativement un véhicule pour rejoindre le parking du pont de Ressec, lieu de départ du tour des Encantats.

Pour les randonneurs qui souhaitent venir en train, la gare la plus proche est Saint-Gaudens ou Montréjeau. Par avion, c’est Barcelone, Tarbes ou Pau. Il vous faudra ensuite louer une voiture.

Sur les Hauteurs donne RDV à ses clients en gare de Saint-Gaudens.

Quand y aller ?

De fin juin à fin septembre selon le niveau d’enneigement.

Difficulté du trekking

Cet itinéraire s’adresse à de bons marcheurs car si celui-ci est sur des sentiers tracés et entretenus, il faut porter son sac à dos pendant les 7 jours de randonnée de refuge en refuge. Il y a aussi de nombreux passages sur éboulis et sur des chaos et une grosse étape par le col de Contraix. Entre 4h30 et 7h00 de marche par jour pour un dénivelé compris entre 800 et 1200 mètres.

Carte : Alpina du Parc National d’Aïguestortes i Estany de Sant Maurici au 1:25 000

Informations complémentaires

Possibilité de réserver des places dans les différents refuges pour le tour des Encantats à partir du site www.lacentralderefugis.com.

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    A propos de l'auteur

    Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



    https://www.gregoryrohart.com

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