Tour des Lacs des 7 Laux

Destination : France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Belledonne | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 3 jours | Difficulté : 3 | Dénivelé : +2195 m/-2195 m | Distance : 39,3 km | Type d'itinéraire : Boucle | 
Transport : Bus et Train | Ecosystème : Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Juin, Juillet, Août, Septembre, et Octobre
Récit et Trace GPS de la randonnée du Tour des Lacs des 7 Laux en 3 jours au départ de Prapoutel. Une randonnée incontournable du massif de Belledonne.
Posté le :



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Début septembre, je suis parti marcher sur le GRP du Tour des lacs des 7 Laux au départ de la station de Prapoutel. J’ai réalisé l’itinéraire en bivouac. Il peut aussi se faire en refuges (voir les informations pratiques). Récit et trace GPS de cet itinéraire incontournable du massif de Belledonne dans les Alpes.

J1 : Prapoutel – Lacs des 7 Laux

+ 1373 m / – 549 m 17,3 km

Il est 11h00 lorsque je démarre mon tour des Lacs des 7 Laux depuis Prapoutel (environ 1300 m) où j’ai garé mon véhicule. Il est aussi possible de rejoindre la station en train jusque Grenoble puis en bus (en saison estivale).

Le sentier quitte la station par les pistes de ski, coupe le télésiège des chamois et rejoint le télésiège du gypaète face au ravin des Sagnes. C’est la première trace jaune et rouge du GRP que je croise. Pendant les trois jours de randonnée, le balisage alterne des portions bien balisées et d’autres bizarrement absentes de traces. Pour les randonneurs équipés d’un gps ou sachant bien lire une carte, aucun souci cependant.

Le sentier grimpe tranquillement. Même si le paysage est ouvert sur la Chartreuse, il fait très chaud et il n’y a pas de vent. Je transpire abondamment dans cette montée pourtant pas très raide. Quelques vaches sur le bord de la piste. Très peu de randonneurs en ce début septembre, semaine de la reprise de l’école.

Je finis par atteindre le premier col un peu avant le chalet de Pincerie (1928 m). J’entame la descente avec une vue sur la partie nord du massif de Belledonne. Peu après la bergerie du Crêt du Boeuf, je me pose pour pique-niquer. Comme un idiot, j’ai oublié la moitié de mes vivres du jour.

Je reprends ma marche. Le chemin contourne la petite station du Pleynet par une succession de montagnes russes alternant entre 1600 et 1700 m. Le chemin devient plus chaotique avec des rochers plus présents. Je traverse le ruisseau du col de Rendet. Je mouille ma casquette et reprend ma route. J’aurais dû aussi faire le plein d’eau. Je ne pensais pas être presque à sec de mes 3 litres d’eau. 10 minutes plus tard alors que je remonte la combe qui monte au Col de la Vieille, je n’ai plus d’eau. Pour avoir déjà emprunté ce passage, je me souviens qu’il y avait des ruisseaux qui coulaient abondamment le long du chemin. Cette année, rien ne coule sur la première portion de la montée. D’ailleurs, entre-nous, c’est une plaie cette ascension vers le col. Le sentier n’est pas “roulant”, il y a des rochers partout. Cela demande attention et effort. Sans eau, en ayant trop peu mangé et avec déjà 13 km dans les pattes, je me déshydrate très vite. Cette montée est physiquement un calvaire. Je finis par croiser un tuyau qui sort d’un rocher. Je fais le plein de mon filtre Lifestraw, me pose quelques secondes pour le ver la tête et profiter du paysage.

Au col, je retrouve le soleil et des pentes plus douces pour mon corps fatigué. Je passe le lac Noir, le premier des lacs des 7 Laux sur mon chemin, puis viennent deux petits lacs où se trouve une bergerie. Le troupeau est autour de la bergerie. J’aperçois deux patous. Mais point de berger, je décide de contourner le troupeau par le chemin qui passe sous le barrage. J’entends des aboiements puis 5 mn plus tard un randonneur qui visiblement a voulu passer trop près des patous.

Je me rends au refuge des Sept Laux. Grosse crampe à un mollet à mon arrivée. Ah la déshydratation. Je commande un Coca et deux sachets de thé que j’ai aussi oublié avant de partir. Le Coca me requinque. Je poursuis jusqu’à la rive opposée du lac Cottepens pour y planter mon bivouac pas très loin de la cabane des Forges. Le site est déjà en partie à l’ombre.  Il est 19h00. La journée m’a séché mais je suis heureux d’être là. Place maintenant au repos et à un bon plat (lyophilisé !).

J2 : Lacs des 7 Laux – Lac de la Coche

+ 796 m / – 954 m 13,6 km

Ma nuit n’a pas été des plus reposantes. Je n’ai pas arrêté de me retourner et de me réveiller toutes les heures. Il n’a pourtant pas fait froid. C’est finalement en fin de nuit que je m’écrase sur le matelas. Je me réveille à 7h30, doucement. Le soleil n’est pas encore sorti. Il n’éclaire le refuge qu’à 8h40. Pour ma part, je quitte les lieux tardivement vers 9h30. J’ai décidé de prendre mon temps aujourd’hui.

Le sentier du Tour des Lacs des 7 Laux rejoint rapidement les rives du lac du Cos. A hauteur de la Bergerie du Cos, sans troupeau ni berger, j’ai deux options, prendre le pas de la Vache, plus alpin et sauvage ou descendre sur le Rivier d’Allemont par une succession de lacs de montagne. Je décide de rester sur le GRP du Tour des Lacs des 7 Laux et laisse le col de la Vache pour une autre fois. Je passe le col des Sept Laux puis descend vers le lac Jeplan puis le lac de la Corne ou une cabane est joliment posée en bord de lac. Ici, c’est plus herbeux et plus plat que sur la rive du lac de Cottepens. Un faucon crécerelle survole le lac.

Tous ces lacs sont des lacs artificiels pour produire de l’électricité hydraulique. Puis vient le dernier lac, celui de la Sagnes qui offre un superbe panorama sur la partie sud du massif de Belledonne. Je croise mon premier randonneur de la journée. Nous discutons vingt bonnes minutes. Dans les éboulis rocailleux qui longent le lac, je croise une vipère aspic qui se réfugie sous un rocher en m’entendant arriver.

A partir d’ici commence une longue descente, scabreuse et qui demande de l’attention. Pas vraiment une partie de plaisir car je n’ai fait que regarder mes pieds. C’est un vrai plaisir de rejoindre la route départementale pour soulager les articulations. J’entre dans le village du Rivier d’Allamont vers 13h00. J’entre dans le village et me pose près des toilettes publiques pour pique-niquer. Ce n’est pas un spot de rêve mais il est très pratique. Je peux me ravitailler en eau, il y a des toilettes, une belle rambarde pour faire sécher la tente et des poubelles pour vider mes déchets.

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Après une bonne pause d’une heure, j’entame l’ultime montée de ces trois jours de randonnées, soit un peu plus de 700 m de dénivelé par un bon chemin, d’abord forestier, puis dans les alpages à découvert. En chemin, nouvelle crampe au niveau du muscle vaste médial au dessus du genou. Je m’hydrate énormément mais en transpirant, j’ai perdu trop de sel. Un groupe de 4 randonneurs me donne des pistaches salées pendant que je masse la crampe sagement allongé sur un tapis de mousse. La crampe passe, je me remets en route et grimpe tout en douceur pour éviter que la crampe ne revienne. A la sortie de la forêt, le sentier passe à côté d’une zone de tranquillité pour le tétras lyre. Merci de ne pas pénétrer son espace vital car la population se porte très mal en France. C’est d’ailleurs pourquoi je photographie le tétras lyre en Finlande où les effectifs sont bien plus nombreux.

Il me reste encore quelques km avant de rejoindre le lac de la Coche où j’ai prévu de poser mon bivouac si le spot n’est pas déjà occupé. Je passe sous la lignes électriques et rejoins les bords du petit lac ovale. Personne. Je m’installe en surplomb du lac juste sous le col pour à la fois profiter de la vue tout en étant abrité du vent. Et puis, c’est aussi là où c’est le plus plat. 17h45, je commence à monter la tente tarp Forclaz 1 place – MT900 Minimal Editions que je teste. Un belge arrive au même moment.  Il monte sa tente à côté de la mienne après m’avoir demandé si cela me dérangeait. Il est sur l’Hexatrek. Au soleil couchant, j’observe furtivement les fesses d’un bouquetin puis un faucon crécerelle en chasse. La soirée passe tranquillement, paisiblement.

J3 : Lac de la coche – Prapoutel

+ 29 m / – 691 m 8,4 km

La dernière étape de mon tour des lacs des 7 Laux est courte et facile. Je me lève peu avant 7h00. Mon voisin belge est déjà sur le départ alors que les quatre randonneurs arrivés la veille plus tardivement dorme encore à la belle étoile. Je plie assez vite et petit-déjeune face au lac. Je profite de ces derniers moments, pack mes affaires et prend le chemin vers Prapoutel. Du col de la Coche, je descends vers le refuge d’Aiguebelle aussi nommée Habert d’Aiguebelle sur les cartes IGN. J’y suis en environ 30 minutes. J’en profite pour faire le plein d’eau et je repars. Le sentier est principalement forestier. Il surplombe en partie la vallée du Grésivaudan et offre quelques vues sur la Chartreuse.

Je suis à Prapoutel à 10h00. A peine arrivé, je réfléchis déjà à revenir randonner dans Belledonne.

Informations Pratiques du tour des lacs des 7 Laux

Comment s’y rendre ?

Prapoutel est accessible en transport en commun : Train jusque Grenoble puis bus pendant les vacances estivales (plus d’infos).

Carte IGN

La carte IGN 3335ET – Le Bourg D’oisans l’Alpe d’huez Grandes Rousses Sept Laux couvre l’ensemble de l’itinéraire de ce tour des lacs des 7 laux.

3335ET Bourg d'oisans l'alpe d'huez grandes rousses sept laux
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Le tour des lacs des 7 Laux en refuge

Le tour des lacs des 7 Laux est réalisable en refuges et gites d’étape et en 3 jours selon ces deux possibilités de découpage :

J1 : Prapoutel – refuge des 7 Laux (15,6 km / +1330 m / – 515 m)

J2 : Refuge des 7 Laux – Rivier d’Allemont (gite d’étape les Favets) (11,2 km / + 122 m / – 998 m)

J3 : Rivier d’Allemont – Prapoutel (12,9 km / + 747 m / – 691 m)

Ce premier découpage a ma préférence car les étapes sont plus équilibrées. Et le J2, vous profitez davantage des lacs.

ou

J1 : Prapoutel – refuge des 7 Laux (15,6 km / +1330 m / – 515 m)

J2 : Refuge des 7 Laux – Refuge d’Aiguebelle (16,9 km / + 844 m / – 1251 m)

J3 : Refuge d’Aiguebelle – Prapoutel (6,9 km / + 12 m / – 427 m)

Quand réaliser la randonnée ?

Le tour des lacs des 7 Laux est réalisable de mi-juin à mi-octobre selon les conditions d’enneigement.

Grégory Rohart
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques, observer la faune sauvage et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou local...



https://www.gregoryrohart.com
2 Responses
  1. Louis LAPORTE

    Bonjour Grégory , je suis le randonneur avec qui tu as discuté le deuxième jour au niveau du lac de la Sagne , je suis du Cantal , merci de m’avoir fait connaitre ton site , et je te suis avec intérèt et passion
    Bon courage

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