Tripoli

Destination : Libye » Afrique | Montagne : Akakus ; Sahara | Activité : Randonnée  | 


Tripoli - Découverte de Fezzan
Posté le :


Nous avons commencé le séjour par une visite rapide de Tripoli (طرابلس), qui n’était d’ailleurs pas prévue au programme. Terdav nous avait concocté cet extra pour meubler les six ou sept heures séparant l’arrivée du vol international du départ du vol intérieur (pour Sebha). L’autre groupe français de l’avion, qui voyageait avec Atalante, a passé ces heures dans l’aéroport ! Cela étant, je ne suis pas sûr que Terdav ferait toujours ça aujourd’hui. Accompagnés par un guide libyen francophone qui nous a débité la propagande du régime, nous avons commencé par cet arc de triomphe construit par l’empereur Marc-Aurèle, seul vestige romain d’importance que l’on trouve à l’intérieur de l’aglomération de Tripoli.

L'arc de triomphe de Marc-Aurèle à Tripoli, le 10 février 2002

Nous sommes ensuite allés nous balader dans la médina qui se trouve juste à côté. Mais cette visite s’est avérée décevante, le quartier est très délabré et nullement mis en valeur, en dépit de son potentiel touristique. De nombreuses maisons tombent en ruine. La médina renferme un monument, la mosquée Gurgi, assez finement décorée même si elle ne date que de 1833.

La mosquée Gurgi de Tripoli, le 10 février 2002

Cette photo a été prise à la sortie de la médina : on remarquera le portrait de Kadhafi sur le mur de gauche. Sur la droite se trouve la citadelle de Tripoli (Assaraya al Hamra) laquelle abrite le musée. Nous n’avons visité ce musée qu’à la fin du séjour, mais il est de ceux qu’on n’oublie pas ! Certes il paraît plutôt conventionnel au premier abord, chaque étage étant consacré à une période de l’histoire du pays : successivement grecque, romaine, islamique, ottomane et coloniale. Mais les derniers étages sont exclusivement consacrés à la période moderne. Et qui dit période moderne dit… Kadhafi ! En clair, ce n’est que propagande à la gloire du régime, l’irrigation du désert, la rivière souterraine, les bombardements américains de Tripoli et Benghazi, et j’en passe. Mais le pompon est atteint au rez-de-chaussée du musée, lequel constitue un condensé de toutes les périodes avec pour chacune d’elles un pièce maîtresse. Et l’on découvre donc, côtoyant quelque chef d’œuvre de l’art antique… la volkswagen vert éclatant avec laquelle notre ami Moammar prit le pouvoir en 1969 !

Sortie de la médina de Tripoli, le 10 février 2002

Nous avons ensuite continué notre balade dans Tripoli par le littoral… littéralement désert (les plages sont absolument ignorées par la population locale — elles servent même souvent de dépotoir — et peu exploitées à des fins touristiques (même si la saison de mon voyage ne s’y prêtait pas franchement). Nous avons continué par le quartier colonial où se trouvent quelques restes de la présence italienne, comme l’ancienne cathédrale Sacré-Cœur-de-Jésus (transformée en mosquée) ainsi que la galerie Al Karama (ex. Galleria De Bono), faisant furieusement penser à la Galleria Vittorio Emanuele de Milan quoiqu’en beaucoup plus petit.

seize − 14 =