u Ballone – Haut Asco

Destination : France » Corse | Activité : Randonnée  | 


u Ballone - Haut Asco - Carnet de Trekking GR20 Nord
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u Ballone – Haut Asco

Allégé de nos duvets et tout ce qui n’est pas nécessaire, nous partons vers l’ultime étape ( dans tous les sens du terme ) : celle du cirque de la Solitude. L’étape réputée la plus difficile du GR20.
Nous partons sans Béa, pas très motivée, et Daniel, dont la cheville le fait souffrir.
Quand nous partons des bergeries, nous sommes les derniers, notre petit-déj avait été oublié. Nous montons vers l’entrée du cirque en passant par la Bocca Minuta ( 2218m ), et déjà nous avons une idée de ce qui nous attend, le chemin grimpe au milieu des éboulis et des dalles de pierre.

Arrivée au col, Pascal nous montre la sortie, juste en face, pas très loin. Le seul petit souci c’est que nous devons descendre dans le trou pour remonter un peu plus loin. Pourquoi ne pas avoir tracé un chemin en suivant la courbe de niveau ?

Nous entamons la descente, rapidement, nous rattrapons le groupe de devant. Il nous faut attendre sans bouger, pour éviter les chutes de pierre. Surtout que certains passages sont verticaux, nous pouvons descendre en nous tenant à la chaîne installée.

Une fois descendu de 200m, nous remontons. Comme nous passons beaucoup de temps à attendre que les groupes précédents passent, nous pique-niquons dans le cirque. Encore une fois, apéro, salade et sieste sont au programme.
Au moment du départ, nous levons les yeux, plus personnes devant nous. Donc nous pouvons monter à la vitesse que nous voulons, et pas de risque de chute de pierre.  Au plus fort de l’affluence, le cirque de la Solitude doit être long à passer, à attendre les groupes qui précédent et les groupes croisés.

Une partie de la descente en sortant du col se fait sur des névés, une bataille de boules de neige démarre entrecoupée de : « c’est à bâbord qu’on chante, qu’on chante le plus fort… ».
Tout le monde se lâche, peut-être le fait d’avoir passer le cirque sans aucun souci.

La suite du chemin se fait sans trop de souci dans une forêt de pin, dont certains spécimens enchevêtrés nous donne l’occasion de faire une petite pause. L’ombre est la bienvenue en cette fin de journée.

A Haut-Asco, terme de notre étape, nous retrouvons Béa assise à une table en train de déguster une boisson fraîche. Après nous être désaltérés, nous prenons nos quartiers dans nos chambres, et quasiment tout le monde se précipite vers les douches. En ce dernier jour de marche tout le monde veut se faire beau.

Après le repas, pendant que certain regardent le match France Togo, que la France doit absolument gagner avec au moins deux buts pour continuer dans cette coupe du monde. D’autres, Patricia et moi jouons aux barricades devant un verre de liqueur de myrte – bien que le dopage soit interdit.