Vers le sommet du Makalu

Destination : Népal » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Alpinisme  | 


Vers le sommet du Makalu - Ascension du Makalu
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Dimanche 23 mai : le jour J : ascension vers le sommet

Camp 4, 2h30 : on démarre ensemble sauf pour Mika qui a décidé la veille de ne partir qu’au lever du jour. Chhiring souhaite que nous progressions en groupe malgré le fait que certains grimpent avec oxygène alors que d’autres sans.
Après deux heures d’efforts, Sylvie est obligée de renoncer à 7800 m car son masque à oxygène fonctionne très mal, problème technique difficile a résoudre à cette altitude. Le jour se lève, le reste de l’équipe continue l’ascension jusqu’à 7950 m. A 8 heures, une discussion s’entame : Chhiring, malgré le temps exceptionnellement beau, souhaite faire demi-tour pour plusieurs raisons : le groupe n’a pas une progression homogène, les quatre sherpas d’altitude ne sont pas tous présents comme ils devraient l’être, et donc il manque des bras pour porter les cordes fixes qui ne sont pas encore installées puisque l’équipe est la première sur la montagne cette année.

A ce moment-là, Alexia décide de prendre de l’oxygène (la bouteille de Sylvie alors disponible), sentant bien que sans apport d’oxygène elle n’irait sans doute pas jusqu’au sommet. De plus ceci lui permet de porter des cordes fixes pour l’équipement de la montagne. Elle espère ainsi débloquer la situation, donnant toutes les chances à Sandrine, qui est en forme aujourd’hui, d’atteindre le sommet sans apport d’oxygène.
Alexia, Philippe, Yeti et un sherpa décident de porter du matériel pour pallier au manque de sherpas, convainquant Chhiring de repartir vers le sommet.

Vers 8300 m : nouvelle période de doute. Il se met à neiger, le vent souffle par bourrasques, Yeti décide alors de faire demi-tour. Chhiring semble vouloir à nouveau redescendre. Sandrine et Alexia ne veulent rien entendre, distinguant le soleil à travers les nuages. Avec Philippe, elles ne veulent pas croire au mauvais temps, voyant bien qu’il ne s’agit que d’une perturbation localisée.
Chhiring et Ang Du discutent en népalais, un "jom jom" ("allez,…on y va !") sort de la bouche d’Ang Du, c’est gagné… l’équipe est repartie.

A 17h30, ils atteignent le sommet dans le beau temps, surplombant une magnifique mer de nuages. L’émotion est forte, Chhiring implore la déesse Makali, la montagne les a accueillis! Il est maintenant très tard, l’aventure est loin d’être terminée, il devient urgent de descendre. Pour finir le mauvais temps s’installe définitivement (neige, vent) et le retour de nuit est très difficile.

Ils arrivent au camp 4 à 22h30, très fatigués mais tellement heureux de l’avoir fait ! Mika qui lui est parti a 5h30 du camp 4, a atteint l’altitude de 8100 m sans oxygène.

24 mai : retour au camp de base avancée

Retour au camp de base avancé directement depuis le C4 (soit 7700 m à 5580 m). Journée très fatiguante voire harassante comme on peut l’imaginer, surtout avec la neige fraîchement tombée toute la nuit à toutes les altitudes, et suivant une nuit très inconfortable.
Le soir : dernier repas sous la tente mess au camp de base avancé, avec en particulier l’ouverture de quelques bonnes bouteilles pour fêter ça, sans oublier le fameux "summit cake"…

25 mai : Direction Yangle Karka

On plie bagages et on descend avec nos sacs à dos légers (!) directement jusqu’à Yangle Karka, ce qui représente deux étapes et demie de trek pour dormir dans un lodge où l’hélico nous attendra le lendemain matin pour nous déposer soit à Lukla (aéroport) pour certains, soit directement à Kathmandu pour d’autres. Nous arriverons de nuit à Yangle Karka après de nombreuses heures de marche fatigantes.
Seul Yeti a choisi de faire le trek à pied en sens inverse et en mode rapide avec deux américains, pour rallier Tumlingtar (aéroport) en deux ou trois jours.

26 mai : Retour sur Kathmandu

Arrivée à Kathmandu en hélico puis en avion. L’occasion pour certains de découvrir le mythique aéroport de Lukla. Le pilote de l’hélico privé est un ami de Chhiring. Le voyage se fait en deux ou trois étapes, en passant par Tashigaon et Lukla ou encore Tumlingtar.

Du 27 mai jusqu’au retour par avion en France

Séjour à l’Hôtel Annapurna à Kathmandu, dîners, formalités, mise à jour du site web, lecture, piscine, shopping, petits déjeuners à rallonge, etc…
Retour en Europe par petits groupes en fonctions des possibilités d’avancement de nos vols respectifs pour Genève.

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