Village de Reykjahlíð (lac Myvatn) – Bivouac à Sellond

Destination : Islande » Europe | Activité : Randonnée  | 


Village de Reykjahlíð (lac Myvatn) - Bivouac à Sellond - Traversée de l'Islande à pied
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Jour 1 – 22 juillet 2007 : Village de Reykjahlíð (lac Myvatn) – Bivouac à Sellond

Journée : 11h – 17h15
Temps : 5h (1h+4h)
Distance : 25 km
Dénivelé : +110m/-40m

Nous voilà, après deux vols, un trajet en bus et quelques kilomètres à pied, arrivés au village de Reykjahlíð, au bord du lac Myvatn. L’après-midi d’hier était normalement consacrée au repos et à une petite mise en jambe avec une balade à vélo. Mais cette balade s’est
vite transformée en un petit raid VTT. Nous n’avons pas pu nous empêcher de parcourir les pistes de sables, grimper avec les vélos
jusqu’en haut du volcan d’Hverfell pour faire le tour du cratère et sillonner sur une cinquantaine de kilomètres la région pour finir la
journée dans l’eau turquoise à 38°C du lagon Jarðböðin.

Afin d’alléger chacun de six kilogrammes nos sacs, nous avons prévu d’abandonner la moitié de notre nourriture pour qu’elle nous soit livrée à mi-parcours. Ce matin nous avons enfin réussi à nous en débarrasser, mais néanmoins avec une petite crainte. Nous croisons
les doigts pour qu’elle arrive en temps et en heure au point de rendez-vous, au refuge de Nýidalur.

Avant de quitter le village de Reykjahlíð, nous finissons de boucler nos sacs devant la petite épicerie où nous venons d’acheter ce qui
nous manquait en nourriture. Et apparemment, nous ne sommes pas les seuls. Marie et Vincent, des Lyonnais que nous avions croisés dans la file d’embarquement à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris se trouvent également ici. Lorsque nous nous apercevons que nous avons le même itinéraire, le papotage et les questions n’en finissent plus…

– Votre premier bivouac vous l’avez prévu où ?
– Tu crois que ça passe par là ?
– En combien de jours ?
– Et vous avez quoi à manger ?
Et bien sûr, la question fatidique…
– Combien pèsent vos sacs ?
– Le mien doit faire 35 kg et celui de Marie seulement 25 kg, et les votres ?
– Euh… 15 kg…

Philippe et moi les laissons terminer leurs achats et commençons notre traversée. Nous débutons quinze kilomètres plus au Nord que
prévu, ce qui fait que nos premiers pas se font sur le bitume, mais ainsi, nous longeons le lac Myvatn pendant prés de deux heures. Puis,
nous quittons la route pour bifurquer vers le hameau de Grænavatn.

Normalement le point de départ de notre traversée. Nous avions prévu de dormir à son camping et de commencer à marcher demain, mais un fermier nous apprend qu’il n’existe plus depuis sept ans ! Alors qu’il se trouve toujours sur les cartes !

De ce fait, nous décidons de continuer à marcher. Mais avant cela, nous nous chargeons de deux litres d’eau supplémentaires, ce qui nous amène à quatre litres chacun. C’est un peu lourd, mais la zone que nous devons traverser pendant les deux prochains jours est annoncée comme aride. En plus de cela, il a très peu plu depuis un mois et demi, aujourd’hui encore, il fait chaud, nous marchons en t-shirt. Nous sommes tombés sur une année sèche. Cela a ses bons et mauvais cotés Les gués seront mois importants, mais l’eau sera plus rare. En peu de temps, nous quittons les prairies peu appétissantes où les quelques moutons, bien trop peu nombreux pour appeler ça des troupeaux, marquent la fin de toutes zones habitées. Nous poursuivons sur une piste de sable zigzaguant au milieu de coulées de lave en forme de peau d’éléphant, avec pour compagnie les cris d’un oiseau, quelques moucherons sur le visage et face à nous le mont Sellandafjall culminant à 988 mètres, l’Ayers Rock Islandais, comme l’appelle Philippe. Le reste de la journée n’aura pas d’autre image que celle-ci, mais en aucun cas la monotonie s’installera.

Nous posons le bivouac au milieu de nulle part, donnant ainsi un peu de couleur à ce paysage gris. Il faut dire que nous sommes voyants : tente bleu ciel, housses de sacs à dos jaune vif, vestes rouge tapante, duvets rouge et orange… Nous profitons de cette belle fin de journée en soupant au soleil couchant, soleil qui ne disparait jamais vraiment : il fait clair toute la nuit à cette époque de l’année.

Simon Dubuis
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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