Yanama – Collpapampa

Destination : Pérou » Amérique | Montagne : Andes | Activité : Randonnée  | 


Yanama - Collpapampa - Trekking dans la cordillère Vilcabamba
Posté le :


Etape : YANAMA – COLLPAPAMPA
Jour de marche : 5ème jour

Départ : 6h50
Arrivée : 16h05
Temps de marche : 8h50
Dénivelé positif : 1 305 mètres
Dénivelé négatif : 1 966 mètres

Je pars tôt, j’ai une grosse journée en vue. Je suis sec mais le temps est toujours brumeux et il y a une pluie fine. Un nouveau col m’attend, la montée est difficile, la respiration devient lourde, ainsi que mon sac. A partir de quatre mille mètres, un petit mal de tête commence et les premières traces de neige apparaissent. Puis j’arrive en haut du col essoufflé à quatre mille six cent soixante mètres sous la neige. Comme par magie, comme à chaque fois, dés que je commence la descente, ça va tout de suite beaucoup mieux. Adieu souffle lourd, mal de tête et le sac à dos redevient léger. Je suis parti pour deux mille mètres de descente. Mille mètres, c’est long, mille cinq mètres, ça chauffe les pieds, mais deux mille mètres, c’est affreusement long. Je ne fais que deux ou trois pauses de dix minutes pour avaler des biscuits, pas le temps de m’arrêter pour manger, de tout façon il pleut.

A une bifurcation, j’hésite, à droite ou à gauche ? A droite ça me semble plus correct, mais ça monte alors que je dois descendre. J’avance vers la droite mais le doute persiste. Que faire ? Quand perdu au milieu de nulle part, je tombe sur un Péruvien, qui fait je ne sais quoi avec ses fruits ou légumes dans un cours d’eau. C’était l’autre chemin, une fois revenu à la bifurcation, j’en croise un autre. Il va dans la même direction que moi. D’après lui, il me reste deux heures de marche. Je le suis, mais il marche super vite, couvert à cause du froid, je pique une sueur. Heureusement au bout d’une demi-heure nos chemins se séparent. Vue sa vitesse de marche, je vais sûrement mettre plus de deux heures pour finir l’étape.

Je continue la descente à patauger dans la boue sous une grosse pluie. Une nouvelle bifurcation, j’hésite, je cherche, puis je trouve le village. Je demande une nouvelle fois l’hospitalité. On m’ouvre les portes d’un petit abri où se trouve une table, un banc et une étagère avec quelques boissons et biscuits à vendre. Je mets mes vêtements à sécher et m’installe au chaud dans mon duvet. J’y passe la fin de journée sans jamais être vraiment seul, il y a toujours une personne dans la pièce, me surveillent-ils ?

Au soir deux personnes rentrent et vont s’installer derrière une bâche, c’est là qu’ils dorment ! Du coup, je me couche également sans avoir eu le temps de me faire mon plat de pâtes.

A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



http://www.dubuis.net

16 + un =