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    Anonyme

    Dans la dernière newsletter de Point-Afrique, Maurice Freund, Président de l’agence de voyage, a souhaité faire le point sur la situation en Mauritanie mais aussi au Mali et au Niger.

    “La situation en Mauritanie (du moins dans l’Adrar) est quelque peu différente. Rappelons que fin décembre 2007, avant l’incident d’Aleg, plus de six cents personnes débarquaient chaque semaine à Atar… Point-Afrique a maintenu un vol jusqu’en mars 2008, au prix d’une perte sèche de 372 000 euros. La saison 2008/2009 a été très chaotique. Nous ne sommes pas fiers d’avoir levé (partiellement) le pied durant la saison dernière.

    Il n’y a que très récemment que les populations locales (et les politiques) ont cessé de nier l’existence de cellules d’A.Q.M.I le long des frontières algéro-maliennes. Il y eut donc une politique très laxiste sous l’ancien régime et le pays est en train de payer au prix fort cette légèreté.

    Qu’en est-il aujourd’hui? Depuis quelques semaines, le gouvernement a sérieusement repris en main la sécurisation du pays. Si toutes les zones ne sont pas sans danger, la région de l’Adrar a été totalement revisitée. A la mi-octobre, je me suis rendu à Nouakchott. J’y ai rencontré le Ministre du commerce et du tourisme, le Premier Ministre, le Conseiller spécial du Président de la République et les principaux acteurs de la sécurité. Nous avons, dans une collaboration exemplaire, défini des stratégies et des procédures incluant la population, les guides et les services de sécurité. Mon fils Philippe Freund a travaillé durant deux mois à Atar, Chinguetti et dans les environs, à sécuriser la zone. Tous les guides autorisés ont suivi des stages de formation pour en faire en quelque sorte des «agents auxiliaires» de la sécurité. La population locale ne laissera rien échapper et est aujourd’hui mobilisée pour surveiller tout mouvement. Tous les guides ont été pourvus de balises Argos avec des fréquences adaptées. Les autorités connaissent tous nos lieux de campement, qui ont été repositionnés. En-dehors de la région de l’Adrar, les risques d’enlèvement ne sont pas exclus. Si le risque zéro n’existe nulle part, les efforts accomplis permettent d’être serein.

    En conséquence, nous avons mis en place un avion (Airbus 320 de 180 places) pour assurer un vol Paris – St-Louis – Atar – Paris à compter du 20 décembre 2009. Le vol Paris – St-Louis est par ailleurs le seul avion qui assure cette ligne car depuis le dépôt de bilan d’Air Sénégal, la région nord du Sénégal est à son tour «sinistrée». A ce jour, malgré un remplissage insuffisant, nous avons maintenu toutes les rotations. La bretelle supplémentaire St-Louis – Atar renchérit le prix de 120 euros… Ce choix a permis de «limiter la casse». Bilan du 20 décembre au 31 janvier 2010 : perte de 35 à 40 000 euros. Un moindre mal.

    Qu’en est-il pour Février 2010? Le 7 février est complet. Les vols du 14, 21 et 28 février sont surbookés de 20 à 30 places chacun. Nous avons donc décidé de mettre en place un vol supplémentaire à ces trois dates, pour une liaison Paris- Marseille – Atar et retour avec un Boeing 737-300 de 147 places.”

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