Point-Afrique arrête ses vols sur Gao mais pas sur Mopti

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    Anonyme

    Dans la dernière newsletter de Point-Afrique, Maurice Freund, Président de l’agence de voyage, a souhaité faire le point sur la situation au Mali, spécialement à Gao et à Mopti, mais aussi en Mauritanie et au Niger.

    Gao

    « Voilà quinze ans, l’aventure de Point-Afrique a démarré par le lancement d’un vol sur Gao. C’était notre contribution pour sceller une paix retrouvée après cinq années de guerre fratricide. J’ai cru en un tourisme responsable et digne qui endiguerait et atténuerait la haine sous-jacente envers l’occident. Force est de constater qu’aujourd’hui, la superposition d’une rébellion au nord de Gao, de l’installation du néo-fondamentalisme et des agissements de bandes maffieuses ne permettent plus d’assurer une sécurité suffisante. Un ami de très longue date a fini, en mai 2009, par rejoindre A.Q.M.I (la branche maghrébine de Al Quaida). Nous nous devions de lever le pied et d’annuler Gao pour la saison 2009/2010. J’en souffre quotidiennement et un sentiment d’amertume m’habite. Une grande partie de la population devient complice de cette nouvelle gangrène. Nous avons perdu la bataille de Gao. »

    Mopti

    « A fin décembre 2009, la situation n’est guère brillante. Globalement, le recul des flux touristiques est de 25 à 30%. Point-Afrique progresse de 20%, mais ne représente que le quart de l’activité. L’offre touristique locale dépasse largement la demande. A la mi-décembre, nos vols Paris – Mopti s’annonçaient complets. Nous décidons alors de doubler les vols les 7, 14, 21 et 28 février 2010, compensant ainsi une partie de la régression.Ce 18 janvier, il nous reste près de 50 places à remplir sur chacun des vols…

    La situation au Mali (excepté au nord et à l’est d’une ligne Tombouctou – Gao – Menaka) reste sécurisée. Sur un plan pratique, le reflux touristique devrait permettre de réactiver cette zone avec une «clientèle» plus concernée et d’établir, en partenariat avec les autorités et les populations, de nouvelles stratégies de développement. La crainte réside dans l’élargissement de la gangrène vers le Mali central. Le risque fondamentaliste n’est pas pris suffisamment en compte par les populations locales… Nous avons prévu des rencontres de travail à la fin de la saison – ne pouvant être présent sur tous les fronts à la fois. Donc, évitons le nord pour le moment, et concentrons nos efforts sur le pays Dogon et le Massina. »

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