Test kayak de mer Prijon Marlin HV prilite

Activité : Kayak  | 
Test du kayak de mer Prijon Marlin HV prilite pendant 28 jours sur le lac Léman et dans les Calanques. Avis.


Caractéristiques du produit testé

  • Type produit testé : Accessoires outdoor
  • Composition : Plastique ABS (acrylonitrile butadiène styrène)
  • Description : Le Marlin HV prilite est un kayak de mer monoplace, ponté. Destiné à des pagayeurs de grand gabarit, il offre une capacité de charge importante malgré un poids exceptionnellement réduit. Le look "brillant" offert par l'usage du plastique ABS utilisé pour sa fabrication lui permet de rivaliser avec l'esthétique des prestigieux kayaks en fibre de verre.
  • Saisonnalité: 4 saisons
  • Technologies : Coque à bouchains légers, forme américaine et giron léger. Pas de dérive. Gouvernail en option. Conforme à la DIV 245 pour la navigation jusque 6 miles d'un abri.
  • Dimension: Longueur : 5,30m. largeur : 0,58 m. Volume : 375 litres Capacité de charge : caisson avant de 58 litres et arrière de 108 Litres. Cockpit : 87cm x 45cm
  • Couleurs: Coque blanche, pont blanc nacré, orange nacré ou vert nacré. Pont rouge discontinué.
  • Garantie: 2 ans
  • Entretien: Voir sur le site Prijon pour plus d'infos
  • Prix: A partir de 1915 €

Conditions du test

  • Lieux du test: Parc national des Calanques, lac Léman
  • Activités: Kayak
  • Ecosystème: Littoral, Mer

Empreinte écologique

  • Lieu de fabrication: Allemagne
  • Produit recyclé: Non
  • Emballage recyclable: NSP
  • Produit recyclable: Oui

Le Prijon Marlin HV prilite est un kayak de mer monoplace, ponté. Destiné à des pagayeurs de grand gabarit, il offre une capacité de charge importante malgré un poids exceptionnellement réduit. Le look « brillant » offert par l’usage du plastique ABS utilisé pour sa fabrication lui permet de rivaliser avec l’esthétique des prestigieux kayaks en fibre de verre. Soumis à près de trente jours de test principalement en Méditerranée, voici le verdict de ses atouts et défauts pour un pagayeur de mon gabarit (1,82m, 85kg).

Test de terrain du Prijon Marlin HV prilite

Aspect et finitions

Testé sur de nombreuses sorties et dans des conditions de mer variées c’est tout d’abord la finition, irréprochable, qui m’a séduit. Le matériau est propre, les ébavurages bien faits et sans arrêtes. Le coloris est impeccablement homogène et le contraste de la coque blanche avec le pont de couleur donne à ce bateau en ABS (l’acrylonitrile butadiène styrène est un polymère plastique) un look flatteur de kayak en fibre. Petit détail non négligeable, l’ABS est teinté dans la masse, ce qui signifie que contrairement à un kayak fibre, les petites rayures d’usage ne viendront pas dégrader l’esthétique du pont.

Qualité de l’équipement

Le siège est extrêmement confortable – je n’en ai jamais vu de semblable ailleurs !! Les cales genoux sont également bien moussés et conviendront parfaitement aux grands gabarits car le cockpit est large. Les cales-pieds se règlent très aisément. Ils sont prévus pour recevoir l’équipement gouvernail et sont, de ce fait un peu étroits. Des dimensions qui peuvent s’avérer un peu justes sur de longues navigations avec un appui prononcé sur les cales-pieds et créer un inconfort sous les pieds. Les trappes malgré un système un peu inhabituel (couvercle neoprène + capot) sont bien finies et étanches. Point extrêmement appréciable pour un kayak de randonnée, ces trappes à ouverture large permettent un rangement très facile. Un mini-caisson de pont vient compléter les possibilités de rangement pour glisser ses lunettes de soleil, boussole. Le système de fermeture par quart de vis compressant un joint étanche vous permettra d’y glisser un téléphone en toute sérénité : pas une goutte n’y pénètre. Pour finir le tour d’horizon de l’équipement du Marlin, je voudrais souligner l’ingénieux creusement du pont arrière pour caler la pagaie lors des manœuvres d’embarquement. Tout simple et efficace !

Stabilité

Le Prijon Marlin prilite est un kayak large (58cm), caractéristique qui lui confère une bonne stabilité théorique. Néanmoins, ses bouchains vifs surprendont le pagayeur qui n’est pas habitué à ce type de coque, le kayak basculant d’un bouchain à l’autre à l’arrêt génère un petit sentiment d’instabilité primaire. Ce n’est évidemment pas un défaut mais plutôt un critère à prendre en compte si vous avez besoin d’être « posé » à l’arrêt comme pour faire des photos par exemple. La stabilité secondaire, c’est-à-dire quand le kayak est en mouvement, est très différente selon que le navire est chargé ou pas. Les caissons remplis de l’équipement nécessaire à plusieurs jours de randonnée, la stabilité secondaire est irréprochable. A vide, difficile de ne pas noter que la légèreté du Prijon Marlin prilite (23 kg) le rend sensible aux mouvements brusque de l’eau et peu engendrer une petite instabilité secondaire, … à laquelle on s’accoutume finalement sans problème.

 

Vitesse

Les lignes du Prijon Marlin prilite sont tendues et avec une importante ligne d’eau on a indubitablement les caractéristiques d’un navire rapide. Pour mémoire, rappelons que plus un kayak est rapide moins il demande d’énergie pour parcourir une distance donnée, une caractéristique intéressante en randonnée. Les qualités de vitesse du Marlin pourraient sans doute être meilleures encore si le matériau de construction ne présentait un manque de rigidité que le renfort transversal ne compense pas suffisamment.

Manœuvrabilité

Un kayak de mer de randonnée est dessiné pour « aller droit et rapidement ». Pour le manœuvrer on peut soit équiper le kayak d’un gouvernail – option possible sur le Prijon Marlin prilite – soit apprendre les mouvements de pagaie et de gîte. Cette deuxième solution a pour avantage d’être plus efficace en terme d’énergie dépensée et de se passer de gouvernail, élément souvent fragile. Les bouchains vifs du Marlin prilite assurent une gîte aisée et rendent le navire très facilement dirigeable.

Comportement au vent

N’y allons pas par quatre chemins : le principal défaut du Marlin prilite réside dans son caractère très « ardent », c’est à dire qu’il remonte très fortement au vent. Cette tendance naturelle de beaucoup de kayak de vouloir naturellement se mettre nez au vent n’est pas un problème lorsqu’une dérive vient la compenser. Hélas Prijon n’a pas daigné équiper son modèle de cette option. Un choix qui rend le Marlin prilite difficile à naviguer dans des vents de Beauforts supérieurs à 3-4. Ne reste alors que l’option du gouvernail même si comme moi vous n’êtes pas fan de cette option…

Comportement au surf

En randonnée, à fortiori chargé, on attend d’un kayak de mer qu’il ne soit pas trop prompt à partir au surf, qu’il ait un comportement sain – pas trop tendance à se mettre de travers à la vague – sans toutefois empêcher de profiter des petites houles arrière qui donnent un coup de pouce pour avancer sans effort. Le Marlin prilite a, de ce point de vue, un comportement bien différent selon qu’il est ou non équipé de son gouvernail. Sans, on retrouve les même défauts qu’évoqués en matière de comportement au vent. Avec gouvernail, le comportement devient plus sain et rassurant.

Esquimautage

Le dosseret du siège montant assez haut et la largeur importante du Pijon Marlin prilite ne constituent pas des atouts pour l’esquimautage qui reste néanmoins possible pour un utilisateur expérimenté.

  • 100%
    Aspect / finitions - 100%
  • 100%
    Qualité de l’équipement - 100%
  • 75%
    Stabilité primaire et secondaire - 75%
  • 75%
    Vitesse - 75%
  • 75%
    Manoeuvrabilité - 75%
  • 25%
    Comportement au vent - 25%
  • 50%
    Comportement au surf - 50%
  • 50%
    Facilité d'esquimautage - 50%
69%

Mon avis

Avec le Marlin prilite, Prijon propose un des rares modèles de kayak de randonnée en ABS. Un matériau recyclable, moins cher que la fibre, extrêmement léger, réparable, esthétique, … sans doute l’avenir du kayak. Bien équipé, bien conçu, ce kayak possède indéniablement des qualités de « randonneur » pour pagayeur de gabarit grand à moyen. D’excellent rapport qualité-prix, on ne peut que regretter le choix du fabricant allemand de ne pas avoir doté son modèle d’une dérive pour contrecarrer son caractère très ardent. Un choix qui impose le gouvernail comme une option quasi indispensable à qui voudra s’engager dans des conditions de navigation un peu sérieuses mais une option qui limitera les possibilités du Marlin à accompagner le pagayeur dans son apprentissage technique.

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A propos de l'auteur

Mammifère omnivore, pogonotrope et dromomane....



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