Test montre Garmin Epix

Test de la montre Garmin Epix lors d’un trek de 9 jours en Laponie suédoise ainsi qu’en running en région parisienne. Dotée de la fonction GPS et de la réception satellite Glonass ainsi que de l'altimètre barométrique et la boussole électronique, l'Epix semble tout à fait taillée pour le trekking et toutes les activités de plein air. Avis après un mois d'utilisation.
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Caractéristiques du produit testé

  • Type produit testé : Altimètres, GPS et appareils satellites
  • Composition : Boîtier en polymère renforcé de fibres, verre en verre
  • Saisonnalité: 4 saisons
  • Alimentation: lithium-ion rechargeable
  • Poids (donnée fabricant): 85 g
  • Poids (produit pesé par le testeur): NC
  • Autonomie: Jusqu'à 16 semaines en mode montre ; 24 heures en mode GPS/GLONASS ; 50 heures en mode UltraTrac
  • Couleurs: noir
  • Garantie: NC
  • Entretien: Essuyer avec un chiffon humide
  • Prix: 499 €

Conditions du test

  • Lieux du test: trek sur la Padjelantaleden pendant 9 jours (Laponie suédoise) ; forêts de Picardie (autour de Senlis) ; runnings en Ile-de-France
  • Activités: Randonnée
  • Ecosystème: Forêt, Montagne
  • Durée du test (nombre de jours): un mois
  • Conditions météorologiques: NC

 

Montre Garmin Epix

Caractéristiques de la Garmin Epix

  • Dimensions physiques : 50,8 x 53,3 x 17,8 mm
  • Format d’affichage (largeur par hauteur) : 35,6 mm
  • Définition d’écran (largeur par hauteur) : 205 × 148 pixels ; couleur MIP transflectif
  • Ecran tactile : Oui
  • Ecran couleur : Oui
  • Affichage à contraste négatif : Oui
  • Degré de résistance à l’eau : 5 ATM
  • GPS : oui
  • GLONASS : oui
  • Récepteur haute sensibilité : oui
  • Altimètre barométrique : oui
  • Boussole électronique : oui
  • Notifications intelligentes (affichage des e-mails, SMS et autres alertes que vous recevez lorsque vous le couplez avec un téléphone compatible) : oui
  • Alerte vibration : oui
  • Fonction musique : oui
  • Trouver mon téléphone : oui
  • Télécommande VIRB® : en option
  • Fonctions de montre : Heure (12/24 h), deux fuseaux horaires, calendrier (jour/date), alarme quotidienne

Cartes et mémoire

  • Carte de base : oui
  • Mémoire intégrée : 8 Go
  • Points d’intérêt personnalisés (possibilité d’ajouter des points d’intérêt supplémentaires) : oui
  • Waypoints : 1,000
  • Itinéraires : 50
  • Journal de suivi : 10,000 points; 100 tracks sauvegardés

Fonctions pour la course à pied

  • Virtual Pacer™ (indication de votre allure actuelle par rapport à votre objectif) : oui
  • Estimation de la VO2 max : oui
  • Aide à la récupération : oui
  • Prédicteur de course : oui
  • Dynamiques de course : oui
  • Accéléromètre (calcul de la distance lors d’entraînements en salle, sans passer par un Foot Pod) : oui
  • Records personnels : oui

Fonctions pour le cyclisme

  • Compatible avec le Vector™ : oui
  • Plusieurs profils de vélo : oui
  • Capteur de cadence et de vitesse à vélo : Oui (en option)

Fonctions pour la course à pied et le cyclisme

  • Moniteur de fréquence cardiaque : Oui (en option)
  • Virtual Partner® (entraînement avec un adversaire virtuel) : oui
  • Virtual Racer™ (entraînement face à une précédente performance) : oui
  • Auto Pause® (arrête et relance le chronomètre en fonction de la vitesse) : oui
  • Multisports (change automatiquement de mode sport par simple pression d’un bouton) : oui
  • Entraînement multisport automatique (passez d’un mode sportif à l’autre d’une simple pression sur un bouton) : oui
  • Entraînements avancés (crée des entraînements personnalisés avec des objectifs à atteindre) : oui
  • Alarme de cadence (déclenche une alarme si vous vous éloignez de votre cadence prédéfinie) : oui
  • Intervalles d’entraînements (définit les temps d’exercice et de repos) : oui
  • Calcul des calories à partir de la fréquence cardiaque : oui
  • Calcul des calories brûlées : oui
  • Training effect (mesure l’impact d’une activité sur votre condition physique) : oui

Fonctions pour la natation

  • Métriques de nage (longueurs, distance, allure, nombre/fréquence de mouvements, calories) : oui
  • Identification du type de nage (ex : nage libre) : oui
  • Métriques de nage en eaux libres (distance, allure, nombre/fréquence de mouvements, calories) : oui

Fonctions pour activités en plein air

  • Compatible Custom maps : oui

Fonctions de suivi des activités

  • Compteur de pas : oui
  • Objectif automatique (interprète votre niveau d’activité et définit un objectif quotidien en nombre de pas) : oui
  • Barre d’activité (s’affiche sur l’appareil après une période d’inactivité ; marchez quelques minutes pour la réinitialiser) : oui
  • Analyse du sommeil (surveille le nombre total d’heures de sommeil, qu’il s’agisse de sommeil profond ou de sommeil agité) : oui

Garmin Connect™

  • Compatible avec Garmin Connect™ (communauté en ligne avec laquelle vous pouvez analyser, classer et partager des informations) : oui
  • Synchronisation automatique (transfère automatiquement les entraînements sur votre ordinateur) : oui

En plus

  • Prise en charge de l’application Connect IQ : cadrans de montre, champs de données, widgets et applications
  • Cartes préchargées : oui (mondiales ou TOPO 100k des Etats-Unis, selon la version sélectionnée)
  • Fonctions de ski : oui
  • Wi-Fi® : non

Sur un plan esthétique et pratique

Dans sa belle livrée noir et argent, l’Epix est une montre connectée multiactivités au prix de 499 euros. Très bien finie, elle est toutefois trop massive et « aventureuse » pour s’accorder avec une tenue BCBG ou un costume.
Dotée d’un grand écran en verre minéral d’1,4 pouce, la tocante respire aussi la qualité grâce à son bracelet en plastique particulièrement robuste. L’option synthétique a par contre tendance à faire transpirer du poignet, ce qui est plutôt désagréable quand le soleil donne ou que la température monte.

Au quotidien, les fonctionnalités basiques des montres traditionnelles sont présentes : réveil, alarmes, réveil, minuteur, chronomètre… Sur le plan de l’autonomie, le bilan est solide bien que les promesses de Garmin ne soient pas tout à fait tenues. Sur le papier, l’Epix est censée tenir pendant 24 heures une fois le mode GPS et Glonass activé ; dans les faits, l’autonomie tourne autour des 16 heures si l’on ne bidouille pas trop dans les menus. Par contre, en mode montre comme UltraTrac (un mode GPS moins précis qui permet d’être suivi à intervalles plus larges), les données constructeurs (16 semaines ; 50 heures) sont réalistes.

Les fonctions

L’altimètre et la boussole fiables et lisibles

Pour se repérer en milieu exposé comme pour se dépasser en trail, l’altimètre de l’Epix est fiable et réactif. Grâce à un diagramme bien pensé, on peut relever son altitude actuelle ainsi que la topographie des déplacements réalisés sur les 24 dernières heures. L’activation du GPS est évidemment nécessaire pour que l’altimètre soit précis mais l’étalonnage peut aussi se faire manuellement. Tout au long de mon trek en Laponie suédoise, l’altimètre a fait ses preuves en affichant des valeurs précises, correspondant aux relevés d’une carte reconnue comme la BD 10 Sarek National Park. La boussole (voire photo) est tout autant claire et compréhensible.

Un baromètre et ses alertes tempête si pratiques

Sous la forme d’un graphique détaillé, la pression barométrique est indiquée en temps réel, tout en présentant les relevés des 24 dernières heures. Encore une fois, tout est configurable et vous pouvez très bien n’afficher que les six dernières heures (6/12/24) si le temps est particulièrement changeant.

Partagé en quatre tronçons, le baromètre est complété par une alerte tempête essentielle en milieu ouvert et isolé, à l’image du Parc national de la Padjelantaleden où j’ai randonné pendant huit jours cet été. Configurable (de 2 millibars “perdus” en 3h à 6), l’alerte tempête vous prévient de la chute à venir de la pression atmosphérique, qui implique bien souvent l’arrivée plus ou moins urgente de la pluie… Durant mes 145 kms a delà du cercle polaire arctique, l’alerte tempête, configurée sur l’échelle la plus sensible, a retenti à 13 reprises. A chaque fois, le climat s’est effectivement dégradé (arrivée de brume sur les hauteurs, vent…) et a tourné à l’averse (plus ou moins forte) à 11 reprises. Cet instrument, particulièrement fiable, nous donc a permis d’anticiper au mieux les intempéries. Il mériterait d’être testé en haute montagne là où la chute du baromètre implique souvent des fortes chutes de neige en hiver et des orages en été… Comme j’envisage une randonnée dans les Pyrénées en 2016, je ne manquerai pas de mettre à jour ce test !

Une navigation fluide et précise

La grande force de l’Epix, c’est sa cartographie mondiale. Précise, elle est particulièrement facile à utiliser en raison de la réactivité de la fonction zoom et de l’écran tactile. Evidemment, l’écran 1,4 pouces trouve rapidement ses limites si on le compare à un strict GPS de randonnée (dont la diagonale peut atteindre les 4 pouces) mais il permet tout de même de s’orienter avec certitude si on choisit le bon zooming.

Comme vous le voyez sur la photo, à l’échelle d’une grosse forêt comme celle de Fontainebleau, la montre parvient sans mal à nous indiquer quelle direction prendre pour revenir à notre point de départ… En vue de ma randonnée en Laponie, j’avais pris soin d’informatiser via l’application Garmin Connect et son fond de carte Google map notre première étape, longue de 16 kilomètres, entre Kvikkjokk et Njunjesstugan. Pour que mes mesures soient réalistes, j’avais pris soin d’établir un point de repère (un waypoint dans la langue de Shakespeare) tous les 200 mètres. Une fois sur place, l’Epix s’est fait remarquer par sa précision voire par son zèle, me signalant par une alerte sonore et une vibration que je m’écartais du chemin… alors que j’étais en plein dessus ! Parfois agaçantes, ces alertes ont le mérite d’assurer votre sécurité en milieu exposé. Et ces petites imprécisions ne peuvent être reprochées à Garmin, le GPS américain comme le Glonass, son équivalent russe, assurant une précision variant de 3 mètres à… 50 mètres.

Assez chronophage, cette phase d’informatisation de l’étape m’a pris environ 1 heure pour ce trajet de 16 kilomètres. Mais une fois le logiciel bien en mains, je ne doute pas qu’on peut aller plus vite, a fortiori sur des plans plus précis que ceux, insuffisants, de Google map en Laponie suédoise… A noter aussi que la vaste mémoire interne de 8 Go permet d’uploader des fonds de carte dans le monde entier, là où la Fénix 3 de Garmin et ses maigres 32 Mo montrait rapidement ses limites. Enfin, si le strict suivi d’une cartographie vous rebute ou vous semble trop linéaire, rien ne vous empêche de créer des waypoints à l’aide des coordonnées (longitude, latitude) ou à l’aide d’un clic manuel sur la carte et de les atteindre grâce au fléchage en temps réel indiqué par la montre. Bien sûr, il ne s’agit que d’une direction globale à suivre mais les relevés topographiques de la montre, très lisibles, permettent d’anticiper les éventuels massifs ou les cours d’eau à emprunter ou à éviter.

Une montre multiactivités complète

Comme dans le cas de la Fénix 3, l’Epix peut être synchronisée avec votre ordinateur grâce à l’application Garmin Connect. C’est bien pratique pour analyser a posteriori vos parcours et vos activités physiques, de la marche à la nage, de la course au vélo, du ski de randonnée à l’escalade… Couplée à la ceinture HRM-RUN, vendue séparément, la montre vous renseigne sur votre forme physique grâce à des informations essentielles en temps réel (vitesse, vitesse moyenne, allure moyenne, temps au kilomètre, vitesse max, altitude cumulée…). Mais aussi grâce à des données à consulter après coup comme la cadence de pas, la longueur moyenne de chaque pas, l’oscillation verticale… Bref, les possibilités sont quasi infinies et cette montre convient aussi à des usages sportifs très pointus. La montre m’a ainsi été autant utile pendant mon trek suédois qu’à Paris, où je prépare activement un semi-marathon. Seule la plongée sous marine en eau profonde ne lui conviendra pas, l’Epix pouvant également montrer ses limites, d’après Garmin, en cas de chute lors d’une pratique sportive aquatique à haute vitesse.

  • 90%
    Qualité de fabrication - 90%
  • 95%
    Fonctions - 95%
  • 90%
    Ergonomie - 90%
  • 85%
    Navigation - 85%
  • 80%
    Autonomie - 80%
88%

Mon avis

Massive, robuste et sportive, la Garmix Epix ne sera pas assortie à votre dernier costume en alpaga. Par contre, elle deviendra très rapidement votre meilleure compagne lors de vos activités sportives pendant toute l’année. Balade dominicale, randonnée en vélo, trek du bout du monde, nage en eau vive ou ski de fond, l’Epix est d’une polyvalence impressionnante et vous permettra de retomber sur vos pattes en toutes circonstances. Idéale pour les sportifs polyvalents, de la montagne lapone au bitume de votre parc urbain.

Minacz
A propos de l'auteur

I-trekkeur depuis trois ans, la randonnée est une passion qui occupe la plupart de mes vacances avec, pour point d'orgue, un sacré trek en Laponie suédoise, le long du Padjelantaleden.Cette année, je commence aussi le trail (Oxfam) et je vais redécouvrir les Alpes via le fameux plateau d'Emparis... Au plaisir d'échanger :)...



3 Responses
  1. Soenen

    Bonjour

    Excellent dossier. Après la Fenix 3 que je viens de vendre, j’ai profité d’une promotion chez Intersport Mont de Marsan (-100 € !!) pour acheter l’Epix.
    Je trouve que l’altimètre est plus précis quand on choisit étalonnage unique au lieu de permanent.
    Qu’en dites-vous ?

  2. Pierre Laurent

    C’est vrai, l’étalonnage unique semble plus précis. Mais sur une période plus courte donc faut le "refaire" assez régulièrement..

    Et un bain dans de l’eau froide l’a déréglé lors d’une promenade en Ardèche. La montre en était ressortie intacte -elle est parfaitement étanche- mais je n’ai pas compris ce "saut" altimétrique soudain…

4 × 4 =

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