Test pierre à feu Light My Fire Sweedish Firesteel 2.0

Activité : Kayak Randonnée  | 
Test de la pierre à feu Light My Fire Sweedish Firesteel 2.0 composé d'un mélange de fer, de magnésium et de mischmetal. Après plus de dix ans de test, le verdict est-il positif ? Doit-on abandonner définitivement son vieux briquet ?


Caractéristiques du produit testé

  • Type produit testé : Accessoires outdoor
  • Composition : acier inoxydable, ferrocerium, plastiques de composition non spécifiées
  • Saisonnalité: 4 saisons
  • Tailles disponibles du produit: L (modèle testé), XL
  • Dimension: 77x24x14mm
  • Poids (donnée fabricant): 27 g
  • Poids (produit pesé par le testeur): 30 g
  • Couleurs: Rouge, vert, jaune, orange, lime, noir, rose, gris
  • Garantie: 2 ans
  • Entretien: nc
  • Prix: 12 €

Conditions du test

  • Lieux du test: Multiples
  • Activités: Kayak, Randonnée
  • Ecosystème: Campagne, Désert, Forêt, Lac, Littoral, Mer, Montagne, Rivière
  • Durée du test (nombre de jours): 300 jours
  • Conditions météorologiques: Toutes météos, températures < -20°C jusqu'à + 35°C

Empreinte écologique

  • Lieu de fabrication: Suède
  • Produit recyclé: Non
  • Emballage recyclable: En partie
  • Produit recyclable: Non
  • Récupération par le fabricant: Non

Le bâton de ferrocerium fut inventé en 1903 par l’autrichien Carl Auer von Welsbach. Celui qui, quelques années plus tôt, avait mis au point le manchon incandescent de nos lampes à gaz venait ainsi de créer la « pierre à briquet ». Depuis les années 1970 cette pierre accompagne chaque randonneur, lui permettant d’allumer feux et réchauds grâce à son « Bic ». Bon marché, efficace, le briquet accompagne vaillament les randonneurs. Mais avec non moins de douze pièces différentes on pourrait s’interroger sur la pertinence de faire reposer son feu du soir et ses repas entre les mains d’un objet qui présente autant de risques de pannes. De cette interrogation naquit, en 1996 en Suède, le firesteel. Une pierre à briquet XXL, un outil rustique et efficace pour faire de grosses étincelles. Utilisé depuis plus de dix ans par toutes conditions et pour allumer des feux ouverts, poëles à bois, réchauds gaz ou essences, voici mon verdict sur les qualités de cet accessoire et ma réponse à la question : Doit-on abandonner définitivement son vieux briquet ?

Praticité

Prenez le firesteel en main, faites glisser en appuyant fort le grattoir contre le ferrocerium, de haut en bas et jusqu’au bout. Une gerbe d’étincelle qui atteindrait 3000°C s’échappe instantanément ! Le geste est simple et vite maîtrisé. Les choses vont d’elles-mêmes tant qu’il s’agit d’allumer son réchaud, qu’il soit à gaz ou essence. A dire vrai, c’est même plus facile qu’avec un briquet quand le vent est de la partie. Le firesteel l’emporte également dans ce « match » – les anglophones apprécieront le jeu de mot – lorsque tout est détrempé, qu’il pleut à verse, sa capacité à produire des étincelles restant intacte. Il en est de même en altitude, là où les briquets s’essoufflent !

Mais quand il s’agit d’allumer un feu, les choses se corsent un peu. Car si le briquet “enflamme”, le firesteel, lui, se contente de faire des étincelles … Etincelles qu’il s’agit de transformer en flammes. Sur le papier, la chose est simple : Un peu d’amadou, quelques écorces de bouleau ou de sciure de bois chargée de résine et le tour est joué ! Sauf que dans la vie, on ne trouve que rarement ces ingrédients dans la nature. Il faudra donc les transporter avec soi ce qui, avouons-le est bien moins pratique que de simplement allumer des brindilles avec un briquet. En un mot comme en cent, s’il n’est pas impossible d’allumer un feu avec le firesteel, le briquet avec sa flamme sort vainqueur du bras de fer sur le terrain du feu de camp.

Prise en main

Pour une main de dimension moyenne, le firesteel est agréable à tenir. La version 2.0 testée ici offre un meilleur confort avec un creux dessiné pour le pouce, facilitant la préhension du manche du grattoir comme celui du bâton de ferrocerium. Le grattoir a également été amélioré. Non seulement son efficacité s’est accrue mais il inclut désormais un sifflet d’urgence.

Solidité

L’absence de pièces mécaniques fragiles en fait un objet increvable ! Et si j’ai pu lire ça et là que certains bâtons de ferrocerium bon marché présenteraient une tendance à s’oxyder, plus de 10 ans de test ne m’ont pas permis de le constater sur les modèles Light my fire.

  • 75%
    Praticité - 75%
  • 100%
    Solidité - 100%
  • 75%
    Polyvalence - 75%
  • 75%
    Poids - 75%
81%

Mon avis

Avec à peine 27 g sur la balance, Light my Fire propose un ustensile de trek bien conçu et résistant. Largement aussi efficace, si ce n’est plus, qu’un briquet jetable quand il s’agit d’allumer un réchaud il reste plus complexe d’utilisation pour allumer un feu. Pour ma part, j’ai donc décidé de ne pas faire de choix et mon fond de sac contient désormais un firesteel et un mini bic, parés à toute situation. Un choix que j’ai eu d’autant plus de facilité à faire qu’en matière de réduction de mon empreinte écologique le firesteel n’apporte pas de vrai réponse. Certes le briquet jetable est à lui seul l’illustration d’un modèle de consommation ne se souciant pas de l’environnement mais le firesteel poursuit sur le même modèle, utilisant des matériaux non séparables, non recyclables et pire … présenté dans d’inutiles et polluants blister plastiques.

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Verdict
Points forts
  • Solide et durable
  • Efficace par temps humide
  • Efficace en altitude
  • Polyvalent avec son sifflet d’urgence
  • Confortable à l’usage
  • Originalité du design
  • Poids (égal à celui d’un briquet maxi bic)
Points faibles
  • Pas de flamme
  • Plus cher qu’un briquet
  • Pas si écologique
fou de trek
A propos de l'auteur

Mammifère omnivore, pogonotrope et dromomane....



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