Test raquettes MSR Lightning Trail

Test des raquettes MSR Lightning Trail durant l'encadrement d'un séjour associatif d'une semaine dans le massif des Aravis dans les Alpes. Voici mon avis après 7 jours d'utilisation dans une neige fraîche et abondante.


Caractéristiques du produit testé

  • Type produit testé : Raquettes à neige
  • Composition : Profilé aluminium
  • Description : Châssis : 360° Traction TM - Fixation : Duofit TM - Cale de montée : Televator TM - Accroche : Crampons Pivot TM transversaux et latéraux + double griffe avant - Taille : 64 cm X 20 cm (il existe une version de 56 cm x 20 cm) - Pointure : 35,5 à 49,5 - Poids recommandé du randonneur avec son sac : 54 à 100 kg (80 kg pour la version 56 cm) - Option : Rallonge arrière (non testée)
  • Saisonnalité: 4 saisons
  • Couleurs: Jaune et noir
  • Garantie: 3 ans ( Voir sur le site de MSR pour plus d'infos
  • Entretien: NC
  • Prix: 199,00 €

Conditions du test

  • Lieux du test: Alpes (Aravis)
  • Activités: Raquettes à neige
  • Ecosystème: Montagne

Empreinte écologique

  • Lieu de fabrication: Seattle (Etats-Unis)
  • Produit recyclé: Oui
  • Emballage recyclable: Oui
  • Produit recyclable: Oui

Conditions du test

Habitué à faire la trace avec des TSL 227 pour le groupe qui m’accompagne, le passage aux raquettes MSR Lightning Trail, outre un changement radical de look avec la présence de l’aluminium sera également l’occasion de tester si la différence de gamme apporte une meilleure efficacité.
Neige fraîche et abondante en ce début mars sur le Nord des Alpes mais beau temps en journée avec un peu de neige lourde et humide dans l’après-midi en fin de semaine.

Raquettes à neige dans la poudreuse

Test dans les Alpes

Après avoir débuté avec des TSL 225, je suis rapidement passé au TSL 227 pour avoir une meilleure portance en neige fraîche surtout lorsqu’il faut faire la trace. Cette fois, c’est surtout le poids qui fait la différence avec un gain de 255 grammes par raquettes mais reste à vérifier que ce modèle à la forme plus proche de la patte d’ours que de la taille de guêpes, reste adapté aux parcours en montagne. Ressemblant en forme aux raquettes tubulaires canadiennes, le constructeur MSR les destinant d’ailleurs aux randonnées avec relief vallonné, allons voir jusqu’où on peut pratiquer la raquette alpine et dans quelles conditions de neige.

Raquettes dans les Aravis, face au Mont-Blanc

L’extrême légèreté de ces raquettes qui avec 820 grammes à chaque pied fait qu’on les oubli et les kilomètres défilent donc sans aucune fatigue et également sans aucune gêne de part leur forme allongée aux bords parallèles. Ce gain de poids est obtenu avec un profilé aluminium, taillé au laser, qui procure une excellente rigidité au cadre avec ses deux renforts transversaux situés sous le pied, le tout suffisamment cranté pour apporter l’adhérence en toutes situations de neige fraîche ou glacée.

Les raquettes MSR Lightning Trail, côté pile et côté face

Le poids est également gagné avec le tamis en bâche synthétique qui couvre l’ensemble de la raquette hormis une ouverture à l’avant de la fixation pour laisser passer la pointe du pied dans le mouvement naturelle de la marche. Cette matière souple offre une très bonne portance à cette raquette, a aussi le grand avantage d’éviter l’accumulation de neige sous la raquette et évite de « botter » dans l’après-midi lorsque la neige devient lourde et humide.

Les personnes de grande taille ou lourdement chargées pourront opter pour une rallonge de 15 centimètres se plaçant à l’arrière de la raquette, option non testée puisque non fournie en standard.
Les deux griffes avant situées sous le pied participent à l’excellente traction dans la neige que le terrain soit plat ou en pente.

Le détail de la fixation avec ses 3 sangles

L’autre surprise vient de la fixation qui semble archaïque au premier abord avec ses trois sangles en caoutchouc mais réellement efficace en réglage et à l’utilisation.

Une plaque synthétique comportant des aspérités en pointe de diamant reçoit la semelle de la chaussure (une marque à l’avant, située sur l’axe de rotation de la fixation, indique la position de l’avant pied) la maintiendra fermement lorsque les sangles seront en place et remontera les bords de part et d’autre de la chaussure quelque soit le modèle utilisé. (Evitez quand même les sandalettes et les espadrilles !!!)

Après avoir positionné le pied, on effectue le réglage de la sangle noire à l’arrière et celle-ci ne sera ensuite plus retouchée mais il s’avère qu’elle se dérègle parfois lorsqu’on quitte la raquette et il faut alors la repositionner. (C’est le seul petit point négatif que j’ai pu trouver alors autant l’évacuer rapidement et éventuellement fixer ce réglage avec un peu de ruban adhésif)
On serre ensuite les deux autres sangles en commençant par celle du coup de pied puis celle de l’avant en passant la sangle dans la boucle ouverte, en serrant modérément, en la bloquant avec l’ardillon fixe dans un trou et en rangeant le trop de sangle dans le passant ouvert.

C’est plus facile à faire qu’à dire et cela reste possible même avec des températures très froides, avec une seule main et en gardant les gants. Durant toute la semaine de test, le système n’a montré aucun signe de défaillance et il n’a jamais été nécessaire de resserrer une sangle même après plusieurs heures d’utilisation.

Le serrage des sangles est aisé même par grand-froid

Pas vraiment adepte des cales de montée car il n’est jamais nécessaire de tirer droit dans la pente surtout quand on fait la trace pour un groupe, j’ai cependant testé celles-ci qui ne dispose que d’un seul niveau.

La mise en place est manuelle et il faut donc y mettre les mains pour relever les Televator TM qu’on aurait pu comprendre comme élévateur télécommandé.

Le système est simple avec une seule pièce mobile, efficace en ne retombant pas seul une fois en place et confortable en évitant la sensation de marcher avec des talons hauts car les attaches répartissent le poids de chaque côté des raquettes. Il relève l’arrière du pied de 6,5 centimètres (soit un angle de 25°) en venant se positionner sous le talon de la chaussure juste en dehors de la fixation car seul l’avant du pied est maintenu dans la fixation.

L'utilisation des cales de montée relève l'arrière du pied de 6,5 cm

En mode descente, les appuis talon sont amplifiés par la grande longueur des raquettes et si on souhaite courir, il est alors facile de sortir les raquettes de la poudreuse dont la couche atteignait parfois cinquante centimètres et de pouvoir effectuer des pas glissés dans la pente.
Avec de la neige dure, les crampons sont efficaces en dévers (latéral) ainsi qu’en frontal (avant et arrière) et évitent toutes glissades ou dérapage de la raquette.

Un plaisir de faire la trace avec ces raquettes MSR Lightning Trail

J’émettrai juste un peu de réserve sur le taillage de marches avec l’avant de ces raquettes dans ce type de neige car la conception (cadre et tamis) ne semble pas bien adapté à cet usage et les chocs répétés pourraient être néfastes pour la pérennité de la structure du cadre.

Descente sportive dans la poudreuse

 

  • 100%
    Qualité de fabrication - 100%
  • 90%
    Ergonomie - 90%
  • 100%
    Accroche - 100%
  • 90%
    Maintien du pied - 90%
  • 100%
    Poids - 100%
80%

Mon avis

Les raquettes MSR Lightning Trail, modèle de gamme supérieure au prix justifié, m’ont vraiment séduites pour leur grande polyvalence, leur légèreté et leur fiabilité qui contribue à rendre l’élaboration d’une trace aisée surtout dans la poudreuse.

Sending
Your rating:
User Rating 0% (0 votes)
A propos de l'auteur

J'ai parcouru la France à vélo puis, Fondateur et Président du Randonneur Club des Monts de Flandre, depuis plus de 20 ans, j'organise avant tout des randonnées dans les Flandres chaque semaine et dans la région Nord-Pas de Calais ou la Belgique une fois par mois. J'org...



http://rcmf-bailleul.com

trois × 3 =

Sending
Your rating: