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Madère, le royaume des fleurs

Randonnée de 2 semaines à Madère, île volcanique au cœur de l’Atlantique. Levadas, forêt primaire, sommets et sentiers côtiers : un paradis pour les randonneurs

Focus Rando :Madère, le royaume des fleurs
13 jours2
RandonnéeEtoileHôtel
Campagne, Forêt, Littoral, MontagneJanvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre

Carte MadèreRandonnée de deux semaines sur l’île de Madère. Ce petit bout du Portugal, perdu à plus de 700 km des côtes marocaines et à plus de 1000 km de Lisbonne, est le paradis des randonneurs. Une barrière montagneuse d’origine volcanique donne à l’île une extraordinaire variété de paysages et de fleurs. Sur les 1226 espèces recensées, plus de 150 sont endémiques à Madère. Cette luxuriance a valut à l’île le surnom de « Jardin de l’Atlantique ». Le long des Levadas, à travers les tunnels, au cœur de la forêt primaire, sur les sentiers côtiers ou à l’assaut des sommets les plus hauts de l’île, je vous invite à découvrir Madère, cette île aux multiples facettes…

Ces deux semaines de marche ont été réalisées avec l'agence Allibert Trekking, spécialisée dans les voyages à pied à travers le monde.

Madère, une île parfaite pour la randonnée

Une île au milieu de l’Atlantique

L’archipel de Madère est situé dans l’océan Atlantique, au sud ouest du Portugal continental et à l’ouest du Maroc, entre les latitudes 32° 24’ et 33° 07’ N et les longitudes 16° 16’ et 17° 16’ W. Il est composé de l’île de Madère, avec 737 km², de Porto Santo, de près de 42 km² et des îles Désertes d’environ 15 km².

Une île volcanique

Madère est une île volcanique dont les épisodes commencèrent au Miocène, il y a environ 18 millions d’années. La cordillère montagneuse qui traverse Madère correspond aux anciens appareils volcaniques : Pico Ruivo et Pico de Ariero.

Une végétation exceptionnelle

La forêt laurifère de Madère, forêt subtropicale humide qui représente environ 20% de l’aire totale de l’île, constitue un grand intérêt sur le plan mondial de par son caractère endémique.

La flore de Madère est constituée de 1226 espèces dont 10% sont endémiques à l’île et 6% à la Macaronésie (Açores, Canaries, Cap vert et Madère).

Une île parsemée de levadas

Une levada est un canal d'irrigation ou un aqueduc. Les levadas furent créées dès le XVIe siècle par la nécessité d'acheminer d'importantes quantités d'eau du versant nord-ouest de l'île, plus arrosé, vers le versant sud-est, plus sec mais plus propice à l'habitat et à l'agriculture.
De nos jours, les levadas ne permettent pas seulement l'irrigation mais aussi la production d'électricité d'origine hydraulique. Le réseau d'une longueur totale d'environ 2 150 kilomètres, géré par l'état ou les communes, est aussi un formidable terrain de randonnée…

Arrivée à Funchal

12h24, l’avion de la TAP atterrit brutalement sur la piste de l’aéroport de Santa Cruz. 45 minutes plus tard, Johanne et moi nous installons dans notre chambre de la Residencial Colombo, pension relativement bon marché, propre et située dans le centre de Funchal (chambre sur la rue un peu bruyante). L’hôtel dispose en outre d’une connexion internet à 3 € de l’heure. Pratique…

Madère,Randonnée à MadèreStatue sur la MarinaCathédrale Sé

Douche chaude. Et, nous voilà dans les rues de la capitale. Funchal, 120 000 habitants, tient son nom du fenouil (funcho) amené par les portugais et poussant très bien sur la commune.
La première impression d’étouffement ressenti à la sortie de l’avion se confirme : il fait chaud voire très lourd !
Nous remontons la rua de Carreira pour rejoindre la place de la Mairie. Ses pavés noirs et blancs, sa fontaine et les bâtiments (Mairie, Eglise du Colegio et musée d’art sacré) qui la bordent en font la plue jolie de Madère.
Nous y retournerons vers 20h45 à la fin du dernier office dominical qui en compte quatre. Toute l’Eglise reprend en cœur un chant Grégorien puis un moment collégial de recueillement extraordinaire suit. Il est très étonnant pour nous français de voir une église pleine de fidèles de tous les âges, si présents, si croyants. En fin de messe, chacun sort religieusement et se signe avant de passer les portes.
J’en profite pour faire quelques clichés de l’intérieur de l’Eglise Collégiale. La place aussi prend une autre dimension à la tombée de la nuit. Plus intime…

Nous descendons vers la mer et arrivons à la cathédrale de Sé. Difficile d’en apprécier toute les qualités car l’édifice est en rénovation à notre passage et l’intérieur est fermé. Commencée en 1485, c’est la première cathédrale portugaise construite hors d’Europe. Si l’extérieur, étincelant de blanc, peut paraître austère, il paraît que l’intérieur est exubérant.

Petite pause repas pour compléter la collation prise dans l’avion.

La marina est à deux pas. Nous y allons. Quelques touristes se baignent, des enfants jouent sur le sable noir de la plage. Une centaine de bateau de plaisance sont à quai. Peut être comme A.t’Serstevens ont ils pensé : « Je ne connais rien de plus frais à l’œil, de plus joyeusement coloré, de plus verdoyant, de plus fleuri, de plus harmonieusement conçu que ce Funchal vu du navire qui entre dans la rade ». Je ne connaîtrai pas ce plaisir… Les plaisanciers du monde entier inscrivent leurs noms sur la statue dressée au bout du quai.

FrangipanierMadère,Randonnée à Madère

A l’est, les nuages sont coincés sur les sommets, à l’ouest le ciel est bleu azur. Cap à l’ouest vers le parc Santa Catarina. D’une superficie de 36 000 m², on peut y faire une jolie promenade en y admirant de nombreuses essences, des palmiers des Canaries ou des lilas d’été. Une petite chapelle, premier édifice religieux de l’île, commandée par Dona Constança de Almeida, femme de Zarco, se trouve au début du parc, non loin de la statut de Christophe Colomb. Belle vue sur Funchal.
Petite halte dans un café au bord d’un plan d’eau.

Avant de rejoindre notre hôtel, nous passons par le jardin municipal. Créé à la fin du XIXe siècle, ce parc de 8300 m² comporte de nombreuses espèces de plantes : palmiers des Canaries, dragonniers, arbres à saucisses, oiseaux du paradis…

18h30. Rendez-vous avec Rénato, le guide. Il emmène les cinq participants déjà arrivés à manger dans un restaurant de la Marina (Solar da Santola), spécialisé dans les fruits de mer.

Demain, rencontre avec le reste du groupe et début de la randonnée sur les hauteurs de Funchal.

Eglise CollégialeMairie de Funchal

Camacha – Monte

5h00 de marche
Altitude départ :670 mètres
Altitude arrivée : 550 mètres
D+ : 350 m
D- : 200 m

9h20. Rendez-vous dans le hall de l’hôtel pour le départ de la journée. Hier soir le reste du groupe est arrivé en deux parties : Vincent seul a rejoint l’hôtel en début de soirée et cinq autres personnes arrivent après 2h00 sans leurs bagages. Ce matin, Rénato les rassure, ça devrait être là ce soir. La journée se déroulera en tennis pour les uns, en claquette pour Catherine. La randonnée devrait être facile. Tant mieux pour eux !

10h00. Nous prenons les bus jaunes pour Camacha, fief de l’osier et de la Vannerie.

Randonnée le long de la levadaAgapantheMadère,Randonnée à Madère

10h30. Début de la randonnée. Le sentier quitte la bourgade et monte sur un chemin de pierre pour rejoindre la levada de Serra de Faial, la plus longue de l’île (70 km). Ce petit cours d’eau canalisé serpente dans la forêt exotique composée d’eucalyptus, de pins de Madère, de chênes, de noyers, de châtaigniers… Bien que nous soyons fin août, les fleurs sont encore nombreuses. La plupart des hortensias ne sont plus en fleur, mais d’autres espèces colorent la forêt : fuschias, agapantes, géraniums, fleurs de la passion, mélisses, magnolias…

12h45 : Pause pique-nique assez rapide avant de descendre par une route raide en pavé. Nous longeons la levada dos Tornos sur une courte distance, passons un pont dont la rivière en contrebas est à sec. Dernière montée jusqu’à Monte à 550 mètres d’altitude.

La petite commune tient la dragée haute pour son Eglise qui abrite la statue de Nossa Senhora do Monte, la vierge qui a pris Madère sous sa protection. Fondée en 1470 et totalement reconstruite à la fin du XVIIIe siècle dans un style baroque, elle se dresse face à la baie de Funchal. La crypte abrite le tombeau de Charles Ier, dernier empereur d’Autriche.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

En bas de l’Eglise, des hommes en costume blanc et chapeau de paille attendent les clients près de leur chariot d’osier. Les « carros de cestos », sans roue, servent à descendre les touristes. Leur ancêtre a longtemps était le seul moyen de locomotion sur l’île. 17 € pour une personne (25 € pour deux) : un peu cher la descente mais typique de Madère.

Sur la place centrale, une fontaine a la réputation d’exhausser les vœux des personnes qui viennent boire son eau. Quelques madriens jouent également à la bisca, jeu de cartes s’apparentant à la bataille.

16h00. Nous reprenons le bus qui nous dépose à Funchal en deux temps trois mouvements. Il faut dire que les chauffeurs de Madère ont le pied agile sur l’accélérateur.

Carros de CestosConducteur de carros de cestosJoueurs de Bisca

Curral das Freiras – Encumeada

5h30 de marche
Altitude départ :670 mètres
Altitude arrivée : 900 mètres
D+ : 775 mètres
D- : 510 mètres

9h00. Transfert de 50 minutes en bus jusqu’à Curral das Freiras, le refuge des religieuses. On donne ce nom à la vallée car les sœurs Clarisses du couvent de Santa Clara de Funchal s’y cachèrent en 1566 lors d’une attaque de pirates. Jusqu’en 1959, seul un sentier reliait la vallée au reste du monde.

Montée vers le Pico GrandeFuschiaVers le Pico Grande

10h00. Nous débutons la marche jusqu’au col Bocca de Serro au pied du Pico Grande. En chemin, très belle vue sur le Curral das Freiras que les premiers explorateurs de l’île prirent pour un volcan effondré. Ce cirque est en réalité le résultat de milliers d’années d’érosion.

Le sentier traverse divers étages de végétation : pins de Madère, eucalyptus, châtaigniers, bruyères arborescentes… En ce mois d’août, les fleurs des châtaigniers dégagent un parfum sucré qu’il n’est pas désagréable de sentir.

Il fait chaud, le soleil est au zénith. On est heureux de passer sous le couvert végétal pour se protéger des rayons du soleil. Au dessus de nos têtes, trois sommets nous dominent : le Pico do Cerco, Pico Serradhino et le Pico Grande (1654 m). Derrière Curral das Freiras, le Pico Ruivo domine la crête du haut de ses 1862 mètres. Le panorama est époustouflant…

Curral das FreirasBocca de Serro

Bocca de Serro (1300 m) est atteint en un petit 2h00. Pique-nique à l’ombre des châtaigniers. Sur l’autre versant, jolie vue sur la vallée de Serra de Agua et le Chao dos terreiros (1436 m).

Depuis ce matin, nous prenons conscience du relief de Madère : arrêtes et vallées encaissées sculptent le paysage et façonnent la vie sur l’île. De nombreuses maisons ne sont toujours accessibles que par des sentiers pédestres.

Des nuages se forment sur le bord des crêtes qui nous entourent et finissent doucettement à dominer le ciel. Il est temps de reprendre le chemin…

L’après-midi, descente jusqu’à Encumeada par un très bon sentier d’abord sous les pentes abruptes du Pico Grande, puis à travers une forêt de lauriers et de genêts. Des digitales et quelques mombrosios bordent le chemin.

Descente vers EncumeadaCoucou !

Le col d’Encumeada, qui chevauche la ligne de partage des eaux entre le sud et le nord, est aussi l’unique passage routier entre les deux parties de l’île.

100 mètres plus bas, l’hôtel Residencial Encumeada nous attend pour les deux prochaines nuits. Internet également mais hors service lors de notre passage.

Plateau Paul da Serra

6h00 de marche
Altitude départ : 900 mètres
Altitude arrivée : 900 mètres
D+ : 320 m
D- : 790 m

9h15. Après un excellent petit déjeuner, court transfert pour le départ du sentier PR 17. Face à nous la mer de nuages passe le col d’Encumeada pour pénétrer dans la vallée de Serra da Agua.

Col d'Encumeada et sa mer de nuages...Panorama depuis Bica da Cana

Nous longeons la levada da serra à l’ombre des bruyères arborescentes arrosées par de frêles cascades provenant du plateau Paul da serra. Le long du sentier, on trouve de belles fougères et quelques fleurs : chardons, géraniums, pissenlits de Madère, crottes de lapin, menthe…

Petite halte au pied du Pinaculo (1515 m). Une dernière montée avant de rejoindre le plateau Paul da Serra (marais de la montagne) situé à environ 1400 mètres d’altitude. Seule surface plane de Madère, ce plateau désolé s’étend sur 17 km d’est en ouest et près de 6 km du nord au sud.
C’est l’endroit où convergent les eaux qui alimentent nombres de rivières et de levadas de Madère ; il fait office de bassin de rétention des pluies abondantes provoquées par l’élévation des nuages au contact des montagnes et leur condensation sous l’effet de l’air plus froid en altitude. Des parcs éoliennes, créés récemment, alimentent 4% des besoins en électricité de Madère.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Nous rejoignons le monticule de Bica de Cana, point de vue époustouflant sur la chaîne des Picos émergeant des nuages. Nous restons quelques minutes à profiter de la vue et repartons pour Encumeada. Il nous reste un peu plus de 11 km à parcourir.

Le début de la descente se déroule dans une jolie forêt de bruyères arborescentes. Des pièges à brouillard ont été installés sur le bord du chemin pour capturer le brouillard et le transformer en eau. Nous croisons des hortensias à profusion dont les fleurs varient du bleu au violet. Pause pique-nique sous un noyer.

Nous empruntons une piste avant de rejoindre la levada da Norte dans la vallée de Cascalho, sauvage et préservée, peuplée d’hortensias, d’agapanthes et de quelques fuschias. Le chemin suit le canal d’irrigation, longe de courts passages aériens, borde de jolies cascades naturelles et emprunte six tunnels creusés dans la montagne. A la frontale, nous avançons à tâtons le long des parois de basalte découlinantes d’eau.

16h00. Descente par une piste bordée de joubarbes des plateaux et d’origans puis cours passage par la route pour retourner à la residencial Encumeada.

HortensiaRenato, le guide à la sortie d'un tunnelMadère,Randonnée à Madère

Vallée de Rabaçal

4h00 de marche
Altitude départ : 1290 mètres
Altitude arrivée : 725 mètres
D+ : 60 m
D- : 690 m

9h30. Transfert en minibus jusqu’au début du sentier pour Rabaçal en traversant le plateau Paul da Serra dont nous avons découvert une partie hier à pied.

10h00. Début de la randonnée à la découverte de la vallée de Rabaçal, longue de 17 km et composée de 6 levadas. C’est une marche populaire appréciée des tours opérateurs de Madère. Impossible d’être seul le long du sentier.

PinsonA la queue le le...

La première partie de la descente se déroule sur du bitume jusqu’à la maison forestière de Rabaçal (1064 m). Un projet de téléphérique est en élaboration pour amener les visiteurs jusqu’à ce point.

Nous longeons une levada ombragée qui nous conduit à la cascade de Risco qui se déverse au fond d’un gorge sauvage 100 mètres plus bas depuis la lagoa do vento. En ce mois d’août, le débit est plutôt limité. Des pinsons n’hésitent pas à s’approcher des visiteurs dans l’espoir d’y dénicher des restes de nourriture.

Madère,Randonnée à MadèreCirque des 25 sources

Nous revenons en partie sur nos pas et prenons un sentier qui descend à droite. Plus étroit, celui-ci suit une autre levada, passent sous un tunnel formée par la bruyère arborescente et débouche sur le cirque aux 25 sources. Les 25 sources ruissellent le long de la paroi rocheuse pour se déverser dans de petits étangs en contrebas. L’endroit est noir de monde le midi car les groupes aiment venir y pique-niquer. On fait d’ailleurs la queue pour y accéder et on croise régulièrement d’autres personnes sur ce sentier pas très large. La levada des 25 sources est aussi l’une des veines asséchant Rabaçal pour amener l’eau à la centrale de Calheta.

Retour sur nos pas. Au dernier croisement, nous ne remontons pas vers Rabaçal mais continuons tout droit en longeant la levada. Le chemin mène à un tunnel. Pause pique-nique avant d’entrer dans le tunnel, long de 800 mètres. A son entrée, une vierge est là pour rappeler le tragique accident qu’il y a eu en 1994. Un enfant de trois ans est tombé dans la levada ; emporté par le courant, il s’est noyé. Des lézards aiment se réchauffer sur les murets proche du tunnel.

LézardMadère,Randonnée à Madère

A l’autre bout de celui-ci, nous passons au sud de Madère. Il y fait plus chaud ; d’ailleurs la végétation a radicalement changé. Fougères et eucalyptus constituent l’essentiel du biotope. Sur le versant est, la forêt a brûlé en 2006.

Nous arrivons à Calheta où nous attendent les minibus pour un court transfert jusqu’à Paul do Mar. L’hôtel, avec piscine, jacuzzi, salle de musculation, hammam et internet fait face à la mer. Que demandez de plus…

Boire un coup c'est agreableCoucher de soleil sur Paul do Mar

Villages de la côte sud-ouest

5h30 de marche
Altitude départ : 0 mètre
Altitude arrivée : 0 mètre
D+ : 620 m
D- : 620 m

9h00. Départ de l’hôtel pour une randonnée sur les hauteurs de Paul do Mar à la découverte des villages.

Jardim do MarMadère,Randonnée à MadèreRose de Chine

Nous traversons dans un premier temps le village de pêcheur de Paul do Mar. De nombreuses habitations ont des céramiques apposées sur leur façade représentant une scène religieuse. Nous passons l’Eglise et prenons un peu au dessus le sentier qui monte sur la droite.

La montée s’effectue à l’ombre sur un vieux chemin en pavé. La pente est ardue et les marches un peu trop grandes pour mes pas. Très belles vues sur Paul do Mar et Jardim do Mar à la sortie de plusieurs virages. Mon front est ruisselant de transpiration lorsque j’atteins, en compagnie de Frédéric, Bruno, Greg et Patrice, l’hôtel Jardin de l’Atlantique (www.jardimatlantio.com). Perché à 500 mètres d’altitude, il offre une superbe vue sur l’océan et de jolies jardins fleuris.

Petite pause avant de rejoindre le village de Prazeres (600 mètres). Belle église du début du XVIIIe siècle avec un étage autrefois réservé aux hommes et de belles fresques modernes au plafond.

Le long de la levadaPaysanChrist en route pour la Cruxification... Eglise de Faja da Ovelha

Nous tombons sur la levada Nova, pas si nouvelle que cela. Elle a été mise en service en 1953 et serpente sur 50 km le long de la côte sud-ouest à travers des vallées, des terres cultivées, des forêts de pins et des près à fougères. Nous la suivons dans le sens de son écoulement. Après quelques minutes à marcher sur la levada, nous faisons une halte pour le pique-nique.

Nous poursuivons le long de la levada à travers les villages de Raposeira et Faja da Ovelha où nous nous arrosons la gorge d’une bonne bière ou d’un soda au café face à l’Eglise. A l’intérieur, on peut voir une représentation de Jésus sur le chemin de sa crucifixion.

Il ne reste plus qu’à descendre un chemin en lacets à travers une végétation côtière résistante à la sécheresse (agaves, cactus…) pour rejoindre l’hôtel à Paul do Mar. Le point de vue de l’ancien convoyeur est un endroit idéal pour faire une halte et profiter de la vue sur le village de pêcheur.

Ribeira de Janela

5h30 de marche
Altitude départ : 1220 mètres
Altitude arrivée : 415 mètres
D+ : 5 m
D- : 810 m

Madère,Randonnée à MadèreLes Goretex sont de sortie...

9h00. Transfert en minibus pour Fonte de Bispo à 1220 mètres d’altitude. Le départ de la randonnée se déroule dans la brume par une douce descente dans la vallée de la Ribeira de Janela. C’est la rivière la plus longue de Madère. Depuis la région de la source de Rabaçal, où nous avons marché il y a deux jours, elle s’étend vers le bas jusqu’au village de Lamaceiros.

Des vaches ruminent sur le haut de la vallée et nous observent d’un œil curieux lorsque nous les croisons. La descente s’enfonce un peu plus dans l’une des plus grandes Laurisilva d’Europe.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

La Laurisilva de Madère correspond à la forêt primaire de l’île. C’est une forêt subtropicale humide qui représente environ 20% de l’aire totale de Madère. A l’ère tertiaire, elle s’étendait sur toute l’Europe mais les glaciations l’éliminèrent peu à peu, et elle ne survécut qu’en Macaronésie (Madère, Açores, Canaries et Cap-Vert). C’est Madère qui en détient la plus grande superficie avec environ 20 000 hectares. Composée principalement d’arbres appartenant à la famille des lauracées (laurier, acajou, barbusano, til) et située en 400 et 1300 mètres d’altitude là où l’humidité atteint 85%, elle représente un grand intérêt sur les plans de la biodiversité, de l’endémicité et de l'hydrographie. Pour cette raison, elle est protégée sous le statut de parc naturel et est inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco depuis décembre 1999.

Nous atteignons, 600 mètres plus bas, une petite cabane, qui sera notre lieu de pause. Il nous reste encore 1,5 kilomètres de descente parfois bien raide pour atteindre la Levada da Central da Ribeira da Janela. Elle est une formidable occasion de découvrir, sur un sentier bien entretenu et plat, la vallée profonde et la nature encore vierge de la Laurisilva.

Laurisilva de MadèreMadère,Randonnée à Madère

Nous sortons les lampes frontales et les capes de pluies pour traverser les neuf tunnels qui nous attendent, du plus court d’à peine 100 mètres au plus long d’1,2 km. Humide, glissant, exigu par endroit et parfois étouffant pour certaines personnes, les tunnels appartiennent au patrimoine de Madère au même titre que la forêt primaire et les Levadas.

Des hortensias et des agapanthes à ombrelle ornent le bas chemin ; la laurisilva se voit peu à peu remplacer par les pins et les eucalyptus. Au détour d’un virage, le village de Lamaceiros et ses cultures en terrasse se montre à nous.

Nous regagnons la route goudronnée où nous attend Mme Maria, propriétaire des appartements Gaivota. Court transfert à Porto Moniz, ville la plus au nord de Madère, petite station balnéaire, qui à défaut de belles plages, est connu pour ses piscines naturelles.

Détente à Porto Moniz

Journée détente à Porto Moniz. Petite balade dans la station balnéaire, internet, visite-exposition intéressante du Centre Culturel et Scientifique sur le thème de la Laurisilva et baignade dans une des piscines naturelles du village formées par des sécrétions de lave.

Porto MonizPiscine naturelle de Porto Moniz

Achada da Cruz – Porto Moniz

4h30 de marche
Altitude départ : 490 mètres
Altitude arrivée : 0 mètre
D+ : 490 m
D- : 920 m

Arbre à muguetsMadère,Randonnée à MadèreCulture en terrasse

9h30. Les minibus nous dépose au pied du téléphérique d’Achada da Cruz construit pour développer les vignobles de Faja d’Achada da Cruz situé en contrebas de la falaise.

Nous descendons par un sentier en lacets, raide et par endroit glissant et aérien à travers une végétation maritime composée d’arbustes (parfois cramés par un incendie), d’euphorbes, de joubarbes et de globulaires. Quelques fleurs subsistent encore… Beau panorama sur l’océan.

En une petite heure, nous sommes au pied de la mer. Rénato nous dirige vers les vignobles de Faja d’Achada da Cruz. La vigne est cultivée en étage. Sur chaque parcelle, on trouve un cabanon en pierre, qui autrefois servait d’étable, et aujourd’hui transformé en cuisine. Chaque terrain privé est séparé par des branches de bruyères.

Nous traversons le vignoble au bon moment. Ce sont les vendanges. Les vignerons récoltent le raisin, le disposent dans un sac en jute de 50 kg et le versent dans de grands bidons avant de le remonter en haut de la falaise.

Récolte du raisinVigneron d'Achada da CruzGoutez mon raisin...

Nous marchons sur les moues du raisin, ce qui dégage une odeur agréable.

Nous repartons, laissons le sentier du téléphérique de côté pour monter sur le chemin « Vereda da Ladeira » bordé de cultures et tout aussi pentu que la descente du début de matinée. Sur le bord du sentier, trois ouvriers travaillent à l’entretien du sentier. A notre passage, il offre spontanément du raisin à l’ensemble du groupe.

A l’entrée du village de Santa, nous prenons notre pique-nique. Départ puis nouvel arrêt au bistrot de Monsieur Costa, marie de Mme Maria, propriétaire de l’hôtel Gaivota où nous dormons à Porto Moniz.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Nous traversons le village et descendons par le sentier « Caminho do Pico » qui nous mène en 3,2 km à Porto Moniz. Les jardins sont en fleurs : araignées, œillets, glaïeuls, lys … En chemin, visite de l’Eglise de Porto Moniz dont les peintures du plafond sont en restauration. On pourra regretter les cierges électriques payants, bien loin du charme des bougies…

Caldeirão Verde – Santana – Santa Cruz

4h30 de marche
Altitude départ : 565 mètres
Altitude arrivée : 890 mètres
D+ : 415 m
D- : 25 m

9h00. Transfert d’un peu plus d’une heure pour le paisible village d’Ilha, perché à plus de 400 mètres d’altitude.

Madère,Randonnée à MadèreHortensiasMadère,Randonnée à Madère

Nous débutons la marche sous un ciel menaçant en suivant les indications du PR 1.1 menant au Pico Ruivo (balisage rouge et jaune). Nous laissons de côté plusieurs sentiers comme ceux en direction de Granel et Ermida.

Nous continuons notre montée à travers l’épais tapis forestier. Ici et là, nous croisons des fleurs : immortelles, hortensias, citronniers, fuschias, géraniums…

Après 3,8 km de progression, nous quittons le PR 1.1 pour le PR 9 en direction de la Caldeirão Verde. Nous traversons immédiatement deux courts tunnels où nous sommes obligés de nous courber pour ne pas heurter le plafond. Nous poursuivons le long de la levada sur un sentier plat. Plusieurs centaines de mètres plus bas, la vallée de Lapa s’ouvre à nous. Quelques passages aériens. Fort heureusement, les levaderos ont aménagé des rambardes de protection pour éviter les accidents.

Vers Caldeirao VerdeMadère,Randonnée à Madère

2 km plus loin, nous atteignons le site du chaudron vert où une cascade émincée entourée de fougères et de mousses se jette dans une marmite d’eau. L’endroit est de toute beauté. De là, il est possible de rejoindre Caldeirão do Inferno. Pique-nique. Puis retour par le même chemin jusqu’à l’intersection des deux PR.

Nous poursuivons à travers la forêt luxuriante de Queimadas de type laurisilva jusqu’à atteindre l’entrée du parc forestier situé à 890 mètres.

Court transfert pour Santana pour découvrir de drôles de maisons colorées au toit de chaume pointu. Certaines sont habitées mais la plupart des visiteurs se rendent aux deux maisons triangulaires ouvertes au public. Il faut savoir qu’autrefois, ces chaumières étaient les seules habitations qui résistaient au vent du nord, froid et humide.

Caldeirao VerdeSantanaMadère,Randonnée à Madère

Dégustation de Magnum, ce qui vaudra au groupe le nom « Secte Magnum »… Ah les gourmands…

Retour au minibus qui nous dépose pour trois nuits à Santa Cruz. Installation à la Residencial Santo Antonio, petite pension en plein coeur de Santa Cruz.

Sentier côtier et Pico da Facho

4h30 de marche
Altitude départ : 250 mètres
Altitude arrivée : 50 mètres
D+ : 215 m
D- : 420 m

9h30. Démarrage de la randonnée dans le hameau de Larano sur les hauteurs du village de Porta da Cruz dominé par son rocher emblématique, le Penha de Aguia (590 mètres d’altitude). Beau point de vue sur l’amphithéâtre de Porto da Cruz à Espigão Amarelo sur le sentier côtier. Depuis Larano, belle vue également sur la chaîne des Picos à moitié dans les nuages.

Porto da CruzTéléphérique transportant la vigneL'orage nous rattrape...

Nous passons devant un téléphérique qui sert à transporter le jus du raisin comme nous l’avions déjà vu à Faja d’Achada da Cruz près de Porto Moniz. Il sera bientôt vignifié et mis en bouteille pour être vendu à Madère.

Le soleil est encore présent mais les nuages, venus de la mer, avancent à grande vitesse vers nous. Nous croisons nos premières fleurs, des amaryllis belle dame qu’il est possible de rencontrer de fin août à fin octobre. Nous nous frottons à des genêts qui débordent sur le sentier. Nous en avons tous quelques vestiges sur les jambes ou les bras. Johanne particulièrement qui a eu une réaction allergique…

Un peu plus loin Vincent et moi nous faisons piqué par une guêpe. La mienne m’a furtivement planté son dard dans l’avant bras lorsque j’écartais une prelles, jolie fleur aux pétales roses.

D’autres fleurs du littoral sont en floraison : volubilis, impatience, véronique, agapanthe, géranium…

Nous entrons dans la forêt du littoral composée de mimosas, arbres à muguet, myrtes de Madère, pins… La pluie nous rattrape et nous sauce au moment où nous entamons la partie vertigineuse de la randonnée. Taillé dans la falaise et surplombant la mer, le sentier est glissant en de nombreux endroits. Nous devons rester vigilent notamment sur un ou deux passages.

Belle vue sur les falaises de la côte nord et l’ilhéu do Gincho, un rocher percé.

Culture en terrasse après le colLevada surplombant Machico

Nous entrons de nouveau dans la forêt et gagnons Boca do Risco. Petite pause. Nouveau départ dans une vallée agricole surplombant Machico. Nous rejoignons la levada do Caniçal que nous longeons sur 3 km. Machico est en contrebas. Pique-nique sur le bord de la levada. En m’asseyant dans les hautes herbes, je me fais piquer une seconde fois par une guêpe… A croire que j’ai le miel dans la peau…

A la route, nous montons au Pico da Facho (322 mètres) qui offre, par beau temps, une très belle vue sur la Pointe São Lourenzo, la baie de Machico, l’île de Porto Santo et l’aéroport de Madère. Hélas, le temps est toujours aussi maussade même si moins humide que tout à l’heure. Au sommet, des figuiers de Barbarie et des Aloes accueillent les visiteurs.

AloesDescente vers MachicoFiguier de Barbarie

Courte descente sur Machico, plus ancienne cité de Madère. D’après la tradition, Zarco l’aurait fondée lors de son arrivée et lui aurait donné le nom d’un de ses capitaines. Visite de l’Eglise située sur une place triangulaire. Si comme tous les autres édifices religieux de Madère, l’extérieur est sobre, on verra à l’intérieur des prières à Marie destinées aux fidèles. Les autres membres du groupe visitent également la chapelle des miracles près du port. Nous préférons nous attabler dans un salon de thé pour y boire un verre et y manger une pâtisserie au miel. Encore du miel… Ne serais-je pas un peu maso ?

Retour sur Santa Cruz en bus.

Pointe São Lourenzo

2h30 de marche
Altitude départ : 55 mètres
Altitude arrivée : 55 mètres
D+ : 400 m
D- : 400 m

Madère,Randonnée à MadèreLézard

9h10. Nous entrons dans le bus n°113 qui nous conduit en 40 minutes au parking de la baie d’Abra sur la Pointe São Lourenzo.

Faisant partie du parc naturel de Madère créé en 1982, la pointe Saint Laurent est aussi classée site Natura 2000.

Ici, rien ne ressemble au reste de Madère : pas de vert, très peu de végétation. La Pointe São Lourenzo, d’une superficie de 1862 hectares, déploie des paysages de falaises sèches et couvertes d’une herbe rabougrie et jaunie tombant à pic dans l’océan.

Nous commençons la randonnée (PR 8) sous un ciel chargé. Le baromètre est aussi bas que la veille. Hier soir justement, nous avons appris aux informations régionales qu’un randonneur été mort à la Pointe São Lourenzo mais nous ne connaissons pas les circonstances exactes de l’accident. Cela n’atteint pas notre bonne humeur.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Nous rejoignons caís do Sardinha qui devrait servir de jardin floral dans les années futures. Les gars du groupe, hormis Frédéric, grimpent au sommet du Pico do Sardinha haut de 163 mètres. Là haut belle vue, d’autant que le soleil pointe le bout de son nez. Descente au creux d’une petite crique. Les plus courageux se baignent pendant que les autres entament leur pique-nique. Les lézards, nombreux, s’invitent à la fête…

En ce début septembre, quelques fleurs tirent leur épingle du jeu : les immortelles qui s’attachent aux falaises, les glaciales, les vipérines ou encore quelques chardons cramés. Pour la faune, lézards et quelques oiseaux (pipits, goélands et hirondelles).

Au large, des bassins de pisciculture accueillant des dorades font office de décor dans la baie d’Abra.

Retour par le même chemin avec un peu plus de soleil cette fois-ci. Au parking, le groupe Magnum refait valoir ses droits. Chacun choisira son parfum : classic, double caramel, amandes…

15h00. De nouveau dans le bus 113. Changement à Machico pour le bus n°4 qui nous dépose à Santa Cruz.

Avant de rejoindre l’hôtel, j’en profite pour visiter l’Eglise gothique du XVIe siècle dédiée à São Salvador. On y découvre une scène de Jésus et ses apôtres. Lors de mon passage, une mamie, habillée en noir, est accroupie et prie à voix hautes.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Pico do Arieiro – Pico Ruivo

6h00 de marche
Altitude départ : 1818 mètres
Altitude arrivée : 670 mètres
D+ : 700 m
D- : 1885 m

5h40. Le réveil sonne.

6h00. Petit-déjeuner.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

6h30. Transfert en minibus pour le Pico do Arieiro (1818 m). Avant de s’embarquer dans le véhicule, j’ai le temps de faire quelques photographies nocturnes de Santa Cuz.

7h20. Début de la randonné depuis le parking du Pico do Arieiro. Le ciel est encore bleu noir, les étoiles brillent toujours et l’horizon se colorie peu à peu d’orange. Nous pénétrons sur le sentier en pavé jusqu’au belvédère Ninho da Manta. Nous y attendons le lever de soleil. Moment magique que nous immortalisons tous grâce à l’appareil photo. Panorama époustouflant sur l’océan, la chaîne des Picos et les vallées en contrebas. Photo de groupe au visage rougit par les rayons du soleil.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Nous continuons la marche pour rejoindre le Pico Ruivo (1861 m). Plusieurs sentiers conduisent au point culminant de Madère. Le départ du parking du Pico do Arieiro est considéré comme le plus spectaculaire. Cet itinéraire était emprunté bien avant les randonneurs par les Madriens pour passer du nord au sud. 43 mètres de différence que nous avons réalisé en 3h30. C’est que le chemin n’est pas plat. Dès le début de la randonnée, le sentier descend vers les crêtes, traverse le Pico do Gato (1780 m) par un court tunnel et remonte ensuite par de hautes marches jusqu’à un col. Qu’elles sont difficiles à passer avec ce sac d’appareil photo de 4 kg qui me tombe sur les cuisses ! Il existe normalement un autre sentier, plus court et moins ardu pour rejoindre le Pico Ruivo mais celui-ci était fermé lors de notre passage suite à un éboulement. Petite pause au col. Beau panorama sur la chaîne des Picos qui accueillent de mai à septembre une espèce de pétrel endémique à Madère. Il n’en resterait que 65 à 80 couples. Il est très difficile de les observer.

Madère,Randonnée à MadèreMadère,Randonnée à Madère

Le Pico Ruivo, vert d’arbres à bruyère, est face à nous. Plus à l’est se dresse le Pico do Encumeada de Santana. Le sentier descend un peu dans la vallée et offre quelques passages aériens protégés par des rambardes. Quelques abris, creusés à même la roche, ponctuent le chemin. Si aujourd’hui, ils sont utilisés comme urinoir, ils étaient autrefois des refuges utiles en cas de mauvais temps. Encore une montée, moins délicate à passer, pour arriver au sommet. Il est 11h15. Les nuages s’invitent et bouchent une partie de la vue. Retour sur la Casa do Abrigo au pied du sommet. Pause pique-nique.

L’après-midi, nous descendons vers Curral das Freiras, au cœur de la vallée des nonnes, par une jolie forêt de bruyères puis d’eucalyptus. La boucle est bouclée puisqu’il y a 12 jours nous partions de ce même village pour notre tour de Madère à pied.

La randonnée à Madère vient de s’achever. Les chaussures Vibram se rangent au placard. Demain, journée libre de Funchal.

Pico RuivoSommet du Pico Ruivo

Retour à Funchal

Réveil tardif…

Journée consacrée à la visite de Funchal et plus particulièrement du :

Couvent Santa Clara

Construit entre 1489 et 1496, les murs du couvent sont décorés d’azulejos du XVIIeet les plafonds sont recouverts de bois et d’azulejos de style hispano-arabe. On y trouve aussi une collection de tableaux du XVIIeet XVIIIesiècle récemment restaurés.

Le couvent est constitué d'une Eglise, d'un cloître, d'un prétoire et d'une multitude de chapelles. Il abritait à l'origine une congrégation de 120 nonnes Clarisses. Aujourd'hui, une crèche accueillant 270 enfants est gérée par des Franciscaines.

Au coeur de l'Eglise, on trouve la tombe de Zarco, premier gouverneur de Madère, ainsi que des membres de sa famille.

Vendeuse de fleurs du Mercado dos LavradoresDes visites (portugais, anglais et français) sont organisées du lundi au samedi de 10h à 12h et de 15h à 17h.

Mercado dos Lavradores

Situé tout près de la zone historique de Santa Maria, le marché connaît l’effervescence propre à tous les marchés, mais c’est la multiplicité des couleurs et des odeurs qui fait tout son charme. Orchidées, azalées, roses, camélias et autres fleurs merveilleuses proposent un véritable festival de couleurs, auquel participe les vendeuses en costume traditionnel régional. Au premier étage, les étals débordent de fruits tropicaux, de légumes et d’épices. Le poisson et la viande sont vendus à l’entresol.

Jardin botanique

Plus de 2 000 plantes exotiques s’épanouissent sur les 35 000 m2des jardins. Elles viennent des quatre coins du monde et se sont adaptées ici aussi bien que dans leur environnement d’origine. Etant donné la diminution de la biodiversité et des habitats au niveau mondial, le jardin est devenu un centre d’études et de cultures pour les scientifiques qui se consacrent à la protection des plantes menacées d’extinction.

Un jardin des perroquets jouxte le jardin botanique. Il se visite avec le même billet d'entrée

Site web du jardin : www.sra.pt/jarbot

Demain, nous prenons notre vol pour Paris. Nous connaîtrons quelques désagréments à notre escale de Lisbonne. Un vrai bordel cet aéroport. Mais, ce voyage Allibert Trekking a été une vraie parenthèse enchantée.

AnthuriumConure mitrée

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Grégory ROHART
Fondateur d’I-Trekkings ainsi que des blogs I-Voyages et My-Wildlife, je privilégie la lenteur de la marche et les activités outdoor non motorisées pour explorer des territoires maritimes, montagneux ou désertiques. J’y observe la faune sauvage et vais à la rencontre des populations locales. Je randonne aussi bien en solo qu’avec des amis, ou aux côtés d’agences françaises et locales. J’accompagne également des voyages photo animaliers, mêlant immersion en pleine nature et apprentissage ou perfectionnement de la photographie animalière.
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