
- D + : 1801 m
- D – : 1907 m
- Distance : 30,96 km
- Calories brulées : 3274 kcal
Grimpette jusqu’au Puy Chavaroche
Le démarrage est rude. Pas de répit pour le corps. Le chemin monte raide dès le départ de la journée. Nous passons le hameau de Lasteyries et suivons le balisage vert du PR. A le suivre bêtement sans réfléchir, on a failli se tromper de chemin. C’est parce que la pente s’adoucissait qu’on a trouvé ça louche. Retour sur le bon sentier. La pente est raide jusqu’à un col sans nom à 1580 m. Petit plat de courte durée et nouveau raidillon jusqu’au sommet du Puy Chavaroche (1739 m). Là haut, un énorme cairn accueille les randonneurs. La rumeur locale dit que tout cocu se doit de déposer un caillou sur le cairn. A voir sa taille, c’est à se demander s’il n’y a pas autant de cocus que de vaches.

Hors-piste forestier
Nous nous ravitaillons à l’abri du vent entre le col du Redondet et Roche Taillade. Là s’offre à nous deux possibilités : la courte pour rejoindre Le Falgoux en une heure ou la longue. On décide de couper la poire en deux en adaptant l’itinéraire plus difficile. Dans le bois noir, on décide de sortir du tracé du GR 400 par les pistes ONF qui jalonnent la forêt. Cela nous évite de descendre jusqu’à Le Fau. Ce qu’on avait pas prévu c’est l’état des pistes. Peu entretenues voire à l’abandon, elles sont complètement détrempées avec un relief hyper fractionné. Nous avançons moins vite que prévu et nous nous fatiguons dans ce bourbier. Finalement, l’idée n’était pas si bonne !

Bruine sur le Puy Violent
En sortant de la forêt vers 1350 mètres, nous entrons dans les pâturages d’altitude sous le puy Violent (1592 m). Avec le brouillard qui s’est levé, nous ratons le chemin qui monte directement dans la pente. On longe donc les clôtures jusqu’à trouver un passage qui nous permette de ne pas nous électrocuter. La pluie a fait son entrée. Nous sommes engoncés dans nos vestes. La mienne une Patagonia Houdini pèse moins de 200 grammes. Elle remplit bien son rôle de veste d’urgence pour un poids hyperlight.

Dans le dur jusqu’à Le Falgoux
Peu de temps après le passage du sommet du Puy Violent, la trace du GR 400 ne correspond pas à celle que j’ai tracé sur mon GPS. Avec la densité du brouillard, nous décidons de suivre le tracé du GPS. Nous apprendrons en fin de journée qu’il s’agit de l’ancien balisage. Il a fallu là aussi jouer avec les clôtures. Nous récupérons une piste sur les hauteurs de Récusset.

Nicolas commence à ne plus avoir de jus. Je le tire un peu. Il s’accroche. Après avoir avalé quelques fruits secs, il reprend de l’énergie. Nous arrivons tardivement à notre hôtel en plein centre du village du Falgoux. L’hôtel des voyageurs est une très bonne adresse. Le patron se plie en 4 pour ses clients. Restauration auvergnate, assiette généreuse, chambre confortable. Là encore une bonne adresse pour une région qui n’a pas forcément la réputation d’avoir une hôtellerie de bonne qualité. Les jambes sont raides ; je viens de me découvrir de nouveaux muscles mais le moral est au top. Toujours aussi content d’être là malgré une météo qui se dégrade.

- Le Meilleur moyen de soutenir I-Trekkings
- Garanti sans spam
- Non cession de votre adresse email à des tiers
- Désinscription en 1 clic