Je traîne avec moi la doudoune Valandré Kiruna depuis 2006 sur tous les trekkings d’altitude. En 2005, j’étais allé traîner mes semelles Vibram en novembre dans le Khumbu sans doudoune. Grave erreur. A peine de retour en France j’investissais dans la Kiruna.
Utilisée essentiellement sur les lieux de bivouac au delà de 3500 mètres à des températures descendant jusqu’à -15°C (Andes, Himalaya, Kilimandjaro…), je m’en suis aussi servi récemment lors de passage du Larkya La, le col du tour du Manaslu au Népal (5160 m). En tout, une bonne vingtaine de journée d’utilisation.
La veste Kiruna testée est l’ancien modèle. La nouvelle version diffère un peu. Si la construction en compartiment reste identique, le tissu a changé, passant du Pertex à l’Asahi KASEI Impact 66. Deux tissus respirants, coupe-vent et déperlants, et très proches l’un de l’autre selon les propos de Valandré contacté pour l’occasion.

Test sur le terrain
Des pentes du Cotopaxi au Kilimandjaro en passant par les hauts sentiers de l’Himalaya, au Ladakh comme au Népal dans les Annapurnas et le Manaslu, la Kiruna de Valandré m’a suivi sur la plupart de mes trekkings d’altitude.
Avec une température de confort autour de -15° C, la Kiruna se destine principalement au bivouac ou aux pauses. Bref, on la porte plus à l’arrêt qu’en plein effort. Côté chaleur, elle remplit parfaitement son rôle même si j’aurais aimé une capuche un peu plus garni en duvet. Point positif de la capuche, elle se plie dans le col. Le duvet, une fois gonflé, est réellement confortable. Si bien que j’utilise parfois la veste comme oreiller.

J’ai récemment porté la Kiruna en trekking sur le Tour du Manaslu pour passer le Larkya Pass (5160 m). Il faisait -10°C lorsque nous avons décollé du refuge de Dharamsala à 4460 m. La progression s’est faite en douceur, sans forcer. J’ai finalement gardé la doudoune jusqu’à la fin de l’étape à Bimthang (3600 m) où il était temps que je la retire car je commençais à transpirer. La respirabilité est plutôt bonne y compris par des températures chaudes pour l’usage de la veste (vers 0°C).
La Kiruna de Valandré dispose de deux poches frontales bien larges avec une protection renforcée. Par températures négatives, c’est un plaisir d’y fourrer les mains. Les poches sont suffisamment grandes pour éventuellement y entrer des mains gantés. La veste dispose aussi d’une petite poche intérieure sans zip. Un peu inutile à mon goût.

La veste est plutôt volumineuse. Je la range dans un sac imperméable Sea To Summit de 8 litres pour éviter qu’elle entre en contact avec l’humidité ou l’eau (le duvet mouillé perd sa capacité thermique).
Le Pertex coupe bien du vent et le traitement en Téflon assure la déperlance de la veste. On pourra la porter sous une petite bruine, guère plus sous peine de rendre le duvet inefficace.
Depuis que je l’utilise, les plumes ne percent pas le tissu et je n’y ai fait aucune accroche. Mais à ce prix là, j’y prend soin.

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Qualité de fabrication - 100%100%
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Ergonomie / Confort - 100%100%
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Poids - 70%70%
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Volume - 90%90%
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Respirabilité / Ventilation - 90%90%
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Imperméabilité / Déperlance - 90%90%
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Thermicité / Isolation - 100%100%
- Apport thermique
- Confort de portage
- Qualité du Pertex : coupe-vent - déperlance et bonne respirabilité
- Capuche minimaliste
- Compressibilité perfectible
- Un peu courte dans le bas du dos
Mon avis
La veste Valandré Kiruna est une doudoune en duvet d’oie grise d’excellente qualité apportant un réel apport thermique. A utiliser principalement en bivouac pour les trekkings en haute altitude et les courses de montagne hivernales. Peut occasionnellement être utilisée en marchant. Attention, le modèle taille petit.
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