La CimAlp Advanced Ultrashell est une veste imperméable trois couches dont j’avais testé la première version en 2018 et qui m’a accompagnée jusqu'en juin 2024. Elle a été ma veste principale (en alternance avec quelques autres modèles que j’ai testés en parallèle) pendant 6 ans de trekking et bivouacs, m'accompagnant des plateaux du Ladakh au Groenland, du Jura à Belle-Île, des archipels sardes à ceux de la mer de Botnie. Je reçois, pour ce test, la nouvelle version, baptisée CimAlp Advanced Ultrashell 5H.
Premières impressions
Bien qu’habitué au modèle, je reste surpris par la légèreté, la compacité et la finesse des matériaux de la CimAlp Advanced 5H. On croirait avoir à faire à une veste 2,5 couches et non à une 3 couches. Côté conception, la CimAlp Advanced Ultrashell 5H offre d’innombrables détails intelligemment conçus. Au niveau de la capuche 3D d'abord avec une visière modulable améliorée qui permettra de régler la protection au plus près du visage ou de laisser plus d'air passer. Mais aussi avec ce col haut, micro-perforé au niveau de la bouche. Une astuce particulièrement pertinente puisqu'elle devrait permettre de se protéger des grands froids sans pour autant accumuler la condensation de la respiration à l’intérieur du col.
Avec, ensuite, un grand zip YKK Vislon étanche dessiné de manière très novatrice puisque son parcours n'est pas droit et évite la bouche, limitant les frottements désagréables ! On poursuit avec les aérations sous les bras, bien sûr également protégées par des zips YKK étanches. Ces ouvertures sous les bras ne sont désormais plus protégées par un mesh. Un choix qui se justifie sûrement en termes de poids mais aussi d’efficacité de l’aération. Côté poches, deux poches verticales externes sous zip étanche et une poche interne mesh permettent de ranger de petits accessoires. Et parce que la marque drômoise a choisi de parfaitement équiper ce modèle pour les activités hivernales, elle la dote d’une balise RECCO. Ce réflecteur posé de façon permanente, complète l’usage d’un Arva et offre une chance de plus aux secouristes de vous trouver plus rapidement si vous êtes victime d'avalanche.
Côté matériaux, CimAlp se montre malheureusement toujours avare d’informations. Le tissu externe est un polyamide tissé ripstop dont nous n’aurons pas la précision de la densité de tissage. Nous ne saurons pas non plus de quel matériau est fait la membrane Ultrashell. L’usage d’un traitement déperlant sans fluor est mis en avant sur la fiche technique. Un effort de CimAlp à saluer même s’il faut être conscient que la marque drômoise, comme la plupart de ses concurrents, est dépendante de fournisseurs dont l’honnêteté et la transparence interroge. La plupart des solutions DWR restent nocives pour l’environnement, même lorsqu’elles sont baptisées « EcoElite » par Chemours, comme en témoigne la fiche de sécurité.
Finissons enfin ces premières impressions avec un coup d'œil sur la qualité de fabrication. Coupes, coutures et thermosoudures sont irréprochables. Je reçois la mienne dans un beau rouge dense, parfait pour la visibilité sur les photos et la sécurité. Le modèle existe dans six autres coloris ainsi qu’en version féminine.
La CimAlp Advanced Ultrashell 5H sur le terrain
Nous voici sur la Höga Kustenleden, un sentier de grande randonnée suédois, qui serpente entre relief et littoral, par 63° de latitude Nord. Autant vous dire que le climat ici est changeant, venteux et régulièrement … humide !
Confort
Et notre première journée de cette itinérance avec bivouac nous met tout de suite dans le bain. Pluie fine et brouillard sont au rendez-vous pour ce test grandeur nature. Avec une quinzaine de degrés au thermomètre, je porte ma CimAlp Advanced Ultrashell 5H sur un simple t-shirt technique.
Le confort est vraiment au rendez-vous, grâce aux matériaux fins et souples qui accompagnent les mouvements. Le col, qui monte haut pour bien protéger la nuque et le cou, est équipé d’un empiècement en tissu gratté doux, de type micro polaire, pour éviter les frottements désagréables au menton. Le zip décentré et la présence d’aimants pour éviter que le col ouvert ne batte au vent permettent également d’éviter les frottements avec le zip. La capuche, bien enveloppante, se règle en trois points, deux en bas de capuche et un à l’arrière pour gérer la profondeur. Cela offre, sur le terrain, de nombreuses possibilités de réglages, allant d’une capuche serrée, très près de la tête, pour se protéger des rafales chargées de pluie que nous rencontrons sur le bord de mer à un port plus lâche, pour offrir une meilleure aération dans les montées ou en forêt. Dans les deux cas, la capuche est agréable, suit bien les mouvements de la tête et ne génère pas de bruissements trop désagréables. Velcros aux poignets et cordon de serrage à la taille offrent également des possibilités d’ajustement appréciables.
Concluons ce paragraphe sur l’ergonomie et le confort avec une mention sur la coupe, droite, qui laisse de la place pour porter une polaire épaisse et même une doudoune dessous, sans se sentir engoncé. Une qualité que j’apprécierai au bivouac tout au long de ce test.
Imperméabilité de la veste
Nous sommes au dernier jour de notre Höga Kustenleden. Après quelques jours de beau temps, c’est le déluge qui nous accompagne depuis le lever du jour. Le sentier zigzague entre tourbières et marais et les brumes envahissent le paysage. Des conditions idéales pour faire le point sur l’imperméabilité de la veste CimAlp Advanced Ultrashell 5H. La membrane Ultrashell a une imperméabilité théorique de 20 000 mm Schrembers, soit presque un tiers de moins que celle de la membrane la plus connue. Mais il ne s’agit que de théorie. Dans les faits, cette imperméabilité de 20 000 mm est largement suffisante pour parer aux pluies les plus diluviennes, comme celle que nous affrontons ce jour. Et je suis parfaitement au sec, même après plusieurs heures sous les averses.
Ce sentiment de « sec » est renforcé par la déperlance parfaite de ma veste. Mais il ne faut pas confondre imperméabilité et déperlance. Tout au long des six années où j’ai utilisé ma première CimAlp Advanced, je n’ai pas noté de dégradation de son imperméabilité. Mais sa déperlance a, quant à elle, diminué au fil du temps et il m’a fallu l’entretenir par des traitements de type Nikwax. C’est tout à fait normal. Le fournisseur de l’apprêt déperlant annonce d'ailleurs qu’il résiste à une trentaine de lavages. Ma CimAlp Advanced Ultrashell 5H étant neuve, sa déperlance est parfaite. Un détail est particulièrement appréciable dans les conditions de fortes pluies ou de fort vent, sa coupe qui descend bas sur le dos, protégeant bien les reins du froid et faisant parfaitement la jonction avec un pantalon imperméable.
Respirabilité
La membrane Ultrashell, utilisée dans la veste CimAlp Advanced Ultrashell 5H offre une respirabilité théorique de 80 000 MVP, c’est 8 fois plus que la plupart des membranes. Là aussi, il s'agit de performances très théoriques et la saturation du tissu ou de l’air en humidité, la différence de température entre le corps et l’extérieur ou même la pression atmosphérique influent fortement sur l’évacuation de la transpiration.
Les conditions rencontrées lors de ce test étaient particulièrement difficiles pour une veste imperméable et il serait malhonnête d’affirmer qu’il n’y a jamais eu de condensation interne. Mais les performances étaient objectivement meilleures que celles de mes Gore-tex. Aux performances de la membrane, il faut ajouter les possibilités de ventilation, qui permettent d’évacuer rapidement l’air chaud et humide du corps. La CimAlp Advanced Ultrashell 5H est dotée de deux grands zips sous les bras, très efficaces, mais aussi du zip central dont le design « en biais » permet d’aérer cou et nuque sans exposer le torse au froid. Hors, c'est par la tête, le cou et la nuque qu’on peut le plus rapidement perdre des calories, faire baisser la température du corps et diminuer la sudation. C’est très efficace sur le terrain, notamment lors des montées raides exposées au vent, comme celle du sommet du Skuleberget qui domine l’Höga Kusten.
Praticité
Avec son tissu fin et souple, la CimAlp Advanced Ultrashell 5H est très facile à compacter et son petit 1,5 litre se glisse sans souci dans la poche mesh externe d’un sac à dos ou dans un petit sac étanche de kayak de mer ou de packraft. C’est très pratique au quotidien, quand on doit alterner des temps où l’on porte la veste et d’autres où on la range. Cet atout, mais aussi son faible poids en font un excellent modèle à emmener en fond de sac en randonnée estivale.
Si l’on ajoute à cela la balise Recco et les micro-perforations du col pour protéger la bouche et respirer l’air glacial hivernal, on comprend qu’on a là un excellent modèle quatre saisons. Toutes ces qualités ne sont rien sans une bonne durabilité. La finesse des matériaux pourrait faire craindre une certaine fragilité et il faudra, évidemment, être soigneux pour que la veste dure. Mais ma précédente CimAlp Advanced a résisté à six ans de pratique intensive de trekking, kayak et canoë. Un gage de fiabilité des matériaux et en particulier du nylon bien plus résistant que le polyester. Mais aussi la confirmation de la qualité de conception et fabrication que je retrouve dans cette CimAlp Advanced Ultrashell 5H, comme neuve après un mois d’utilisation, sur les sentiers et en bivouac en kayak en Suède.
Où acheter la veste ?
La veste Advanced Ultrashell 5H est disponible uniquement chez CimAlp au prix de 399,90 € hors promotion.
Mon avis sur la Veste Imperméable CimAlp Advanced Ultrashell 5H
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Qualité de fabrication - 100%100%
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Ergonomie / Confort - 100%100%
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Poids - 100%100%
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Volume - 100%100%
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Respirabilité / Ventilation - 100%100%
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Imperméabilité / Déperlance - 100%100%
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Coupe-vent / résistance au vent - 100%100%
- Tissus souples et légers
- Excellente conception
- Étanchéité
- Respirabilité
- Durabilité
- Fabriqué en Asie
- Susceptible de contenir des composés problématiques (membrane PTFE, traitement DWR)
Mon avis
La CimAlp Advanced Ultrashell 5H est une veste imperméable de grande qualité. De conception soignée, avec un choix de matériaux rigoureux et une réalisation sans défaut, c'est un modèle qui répondra au pratiquant d'activité outdoor à la recherche d'un modèle 4 saisons qui n'alourdit ni le budget ni le sac à dos. Cette 5ᵉ version d'un modèle devenu incontournable est parfaite pour les amoureux d'outdoor qui n'oublient pas que la durabilité d'une veste si légère n'est garantie qu'au prix d'un peu de soin.
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Bonjour,
Quels retours un an plus tard ? Toujours aussi bonne ? De meilleures alternatives testées ?
Bonjour Pierre,
Toujours impeccable, un modèle agréable et bien conçu. Il existe de nombreuses alternatives, disons globalement les modèles en Goretex Paclite mais sans qu’elles soient meilleures. Cordialement