Chiappera – Chiesa

Destination : Italie » Europe | Montagne : Alpes | Activité : Randonnée  | Agence : Visages Trekking 


Chiappera - Chiesa - Hautes vallées piémontaises
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Carnet : Hautes vallées piémontaises

* Altitude maxi : 2806 m
* Dénivelé + : 1200 m
* Dénivelé – : 900 m
* Temps : 8h00

Notre levée matinale dès six heures auguraient une journée encore longue avec le franchissement d’un col pour rejoindre une autre vallée : le Val Varaita.

Le départ du refuge Campo Base s’effectue deux heures plus tard. Par chance, le temps s’annonçait plus clément que la veille. Le ciel alignait un bleu azur, renforçant ainsi le relief des montagnes aux alentours. Au sol, sur une route cabossée, d’immenses flaques d’eau reflètent la pureté de la voûte céleste. Une première pause s’avère indispensable au carrefour de sentiers de Grange Chiarviera (1903 m). Un bloc de rocher accueille une série de panneaux indicateurs ; celui qui nous concerne est la direction pour le Colle di Bellino, à 2h30 de marche. La montée s’accomplit à travers l’alpage du Haut Val Maïra, sur le GR ; parfois des granges se dressent au bord du chemin.

Autour de nous, un cadre montagneux rivalise de merveilles et de crêtes. Dès la dernière grange franchie, après le passage d’un petit pont, nous côtoyons un troupeau de magnifiques vaches piémontaises (blanches, petites et très musclées). Un berger, répondant à une interrogation de l’un d’entre nous, affirme détenir 400 bêtes.

A midi passée, après une rude montée, nous atteignons le col de Bellino (2806 m). D’ici, le panorama en 360° fait découvrir le Haut Val Maïra, que nous venons de quitter, et le Val Varaita, sur lequel nous devons cheminer. Deux vallées différentes mais au charme inégalable. Le regard par ici se porte loin, très loin, s’immortalisant souvent sur de hauts sommets ombragés. Le mont Viso se détache ainsi dans la vallée de la Varaita, culminant à 3841 mètres ; il est le plus haut sommet de la partie des Alpes occidentales en région italienne du Piémont. Le vent sur le col de Bellino souffle fort, de manière permanente et glaciale. Nous allons nous abriter dans un creux, malgré cela nous sommes obligés de nous vêtir chaudement, en nous frottant les mains énergiquement. Le repas est composé de salades d’endives, saucisses fumées, fromage, pommes, compote de pommes/framboises et café.

En sens inverse, nous voyons monter un groupe de trois jeunes français lourdement chargés. Un chien les accompagne, portant deux sacoches dans lesquels sont entreposés sa nourriture, ses croquettes. Visiblement, ils ont prévu plusieurs jours de randonnée et un équipement pour le camping.

Sitôt une photo de groupe terminée, nous entamons la descente. Nous basculons sans nous en apercevoir dans le Val Varaita. Le sentier traverse d’abord un pâturage durant une heure, dépassant parfois des abris en pierre destinés aux bergers, suivi d’un passage pierreux le long d’un torrent. Des piquets de sécurité sont présents tout le long de ce parcours. Plus en contrebas, une simple planche entre deux pierres nous permet de traverser sans encombre le torrent. L’autre rive nous conduit, une demi-heure plus tard, au village Santa Anna (1910 m).

Une simple chapelle orne le centre du hameau, au bord d’une route. Notre guide nous annonce que nous avons loupé la navette qui devait nous transférer à notre prochain refuge. Finalement, c’est un grand-père et sa fille qui viennent nous récupérer en voiture. La conduite italienne semble surprendre de prime abord. Sans ceinture de sécurité, freinant rarement dans les virages, nos deux hébergeurs peuvent friser l’inconscience. Et pourtant, cela leur paraît normal ! D’autant que cela est plus vrai qu’ils nous amènent sur une route peu fréquentée et sur un court trajet (moins de 4 kilomètres). Installé sur le siège avant, je m’amusai à prendre quelques photos du paysage en accéléré.

Sain et sauf, au détour d’un pont, nous débarquons à Chiesa (1480 m). Un village authentique qui reflète l’architecture piémontaise de la vallée : maisons de pierres avec balcons en bois et balustrades en bois ou en fer forgé. Le refuge dans lequel nous descendons ressemblait davantage à un hôtel avec sa terrasse, ses chambres donnant l’illusion de studios, son épicerie au rez-de-chaussée.

Dans l’attente du repas, la première occupation sérieuse est, pour le groupe, de faire sécher à l’extérieur nos vêtements mouillés de la veille. S’ensuit notre installation sur le balcon, nous s’allongeant confortablement sur les transats, une glace à portée de mains. Un apéritif fut de bonne augure, agrémenté de rondelles de saucisson, et les verres s’entrechoquent rapidement.

Nous étions donc parés pour attaquer le dîner : pâtes, boeuf en sauce, haricots blancs et carottes, fromage et tarte. Ainsi la nuit fut idyllique et paisible.

manael
A propos de l'auteur

Je suis un passionné de montagne. J'aime prendre de l'altitude, à l'instar de ceux qui prennent du recul. Ma pratique du trek se compose en solitaire depuis de nombreuses années, en semi-autonomie sur plusieurs jours, souvent l'été, rarement l'hiver. Photographe passionné, j'apprécie de faire des reportage-photos pour exprimer la beaut...



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