Olmi Capella – Speloncatu – Ile Rousse

Destination : France » Corse | Activité : Randonnée  | 


Olmi Capella - Speloncatu - Ile Rousse - Randonnée de Corte à l'île Rousse
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Olmi Capella – Speloncatu

De la maison forestière de la Tartagine, le sentier descend jusqu’au pont génois, remonte jusqu’au col de Crocce puis redescend jusque Speloncato. Il n’est évidemment plus question d’arrêter et de perdre la fierté de boucler le parcours après tous les efforts consentis. Un bon petit déjeuner va nous aider à boucler cette étape qu’on compte bien faire "à l’aise". Contrairement aux jours précédents, le sentier nous fait traverser plusieurs villages et plusieurs sources… on va y aller !
Et on commence donc par une descente (-150) on ne peut plus agréable le long de la Tartagine, au milieu de la forêt longée hier. Le pont génois sonne le début de la grimpette, où nous commençons à rencontrer du monde, des randonneurs mais aussi des ânes qui descendent de Mausoleu. Une belle pause dans ce charmant village permet à Yannick de téléphoner à la maison (oh, une cabine !) mais aussi de s’occuper d’un petit chat plus très frais. Il est déjà midi et demi quand nous nous remettons en route vers Pioggiola, que nous atteignons 1 heure et deux ponts génois plus tard. Et là, c’est la surprise, la vraie. LA surprise de la semaine : des boissons fraîches, des glaces, …une piscine ! A quelques mètres du sentier ! On ne se prive pas de recharger les batteries une bonne heure avant de reprendre la route de notre dernier grand col de la semaine, que nous atteignons en une heure. L’ascension (+500 depuis le premier pont génois, +280 depuis Poggiola) est rude mais agréable, sur un sentier muletier dont le tracé est évident.

Tout en haut la vue est sublime. Devant nous, ce n’est plus l’étape du jour mais l’arrivée, et c’est grandiose. On voit Speloncatu mais aussi Ile Rousse et le Cap Corse. On prend le temps de prendre quelques photos mais l’envie d’en finir commence à se faire sentir, d’autant que le sentier n’est plus évident du tout. Comme la veille, nous décidons après un quart d’heure d’opter pour la route et pour les pistes plutôt que pour le sentier Ile Rousse – Corte à proprement parlé qui est quasi inexistant par endroit. La descente (-550) se fait donc au rythme des longs lacets goudronnés et nous arrivons donc enfin au splendide village de Speloncatu vers 17h45. Ce village est animé et nous voici donc de retour à la civilisation. L’hôtel est propre mais ne correspond pas trop à ce qu’un randonneur espère en fin de journée. On passera donc la soirée au restaurant sur la place où nous mangerons plutôt bien. Allez zou, au dodo, demain on attaque la der des ders… Ce soir, Yannick ronflera comme jamais pour saluer la dernière nuit de notre périple.

Speloncatu – Ile Rousse

On passe par l’épicerie de Speloncatu avant de se mettre en route. Aujourd’hui il ne reste "plus qu’à" descendre. La seule inconnue donc, c’est l’état du sentier. Et on a rapidement l’occasion de se rendre compte que le sentier n’existe plus. Il vaut mieux se fier à la carte et aux petits sentiers de pays pour progresser aujourd’hui. Malgré six jours d’entraînement intensif à la navigation improvisée, on se perd rapidement pour se retrouver tout aussi rapidement. Les 400 mètres de dénivelé négatif sont bouclés en deux heures et la toute dernière ascension (+200) se fait au milieu des vergers, des vignes, de la lavande,… C’est très agréable mais ça grimpe sec pour atteindre Monticellu (vers 13h30). C’est là que commence la lente descente, entre piste et goudron, pour arriver, finalement, sur la plage de l’Ile Rousse à 14h20…

  • Temps de marche : 4h00