Route pour les lacs d’Ounianga Kébir

Destination : Tchad » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | 


Route pour les lacs d'Ounianga Kébir - Tibesti : de l'Émi-Koussi aux lacs d'Ounianga Kébir
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Nous nous dirigeons en effet vers l’est, jusqu’à l’oasis de Gouro, l’une des plus belles du Sahara, entourées de cordons dunaires dévalant les rochers (ce que malheureusement mes photos ne rendent pas très bien). Gouro fut aussi le théâtre de combats de la guerre tchado-libyenne, et il en reste de nombreux champs de mines. Donc, interdiction de descendre des véhicules. Pour éviter les mines nous faisons de nombreux détours avant d’entrer dans l’oasis, selon un itinéraire connu de notre guide Senoussi seul.

L’oasis de Gouro (23 février 1998)

Nous déjeunons le lendemain à côté d’une carcasse de char libyen dont les obus n’ont pas explosé (il est plus que déconseillé d’y toucher !).

Une carcasse de char libyen et ses obus prêts à l’emploi (23 février 1998)

Le voyage se termine en apothéose avec les oasis et les lacs d’Ounianga Kébir, situés aux confins de l’Ennedi. Les lacs sont en fait des lacs d’eau salée (au natron) mais les palmiers puisent leur eau dans une couche d’eau douce située en-dessous. Le site me fait un peu penser à Assouan. Il y a plusieurs lacs, dont l’un aux eaux teintées de rouge mais ce n’est pas le plus intéressant.

Le lac Yoa à Ounianga Kébir (24 février 1998)

Il nous reste encore presque une semaine de route pour retourner à Fort-Lamy (euh pardon, N’Djaména). Avec un passage par le camp de Ouadi-Doum dans lequel l’armée française (euh pardon, l’armée tchadienne) a écrasé la Libye. Là encore la zone est très minée, mais il est absolument interdit de prendre des photos. Nous rejoignons la piste principale au sud de Faya Largeau, où nous ne retournons pas.

En définitive, un des voyages les plus exceptionnels que j’aie jamais fait, mais aussi une véritable aventure dans laquelle, avec l’âge, j’hésiterais à m’engager de nouveau.

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