Premières impressions sur les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20
Avant de lire ce test, je ne peux que vous conseiller de (re)lire nos conseils pour bien choisir ses jumelles. Les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20 sont de ces modèles pockets (compactes) que l'on gardera pour plusieurs décennies et dont la fiche technique ne laisse guère de place à la comparaison avec des modèles à moindre coût. Corps en aluminium remplit d'azote pour éviter la condensation et garantir une parfaite étanchéité (jusqu'à 5 m), système de mise au point interne à compensation dioptrique intégrée via la molette de mise au point centrale, verres traités multicouches pour réduire les aberrations chromatiques et bénéficiant du procédé AquaDura réduisant les taches de gouttes en surface, distance de mise au point ramenée à 1,8 m, champ de vision de 113 m et indice crépusculaire de 12,7. Toutes les caractéristiques d'un modèle haut de gamme sont rassemblées. Mais à plus de 700 € la paire, on est en droit de se demander si l'investissement se justifie.
Au déballage des jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20, on trouve des modèles noirs, sobres dont seule se détache la “pastille” rouge symbole de la marque germanique. Cette discrétion est bienvenue et évite d'attirer l'attention sur un article compact à forte valeur. Les Ultravid 8×20 sont gainées d'un fin caoutchouc mat et sont livrées avec une sangle tissée, deux œilletons en caoutchouc pour protéger les oculaires avant et une pochette de rangement en cordura. L'ensemble ne dépasse pas la barre des 300 grammes sur la balance, remarquable pour ce type de produit. A la prise en main, on constate immédiatement la qualité des finitions, les assemblages irréprochables. Le déploiement se fait avec facilité mais sans mollesse, qu'il s'agisse des fûts ou des œilletons. Le réglage de la correction dioptrique est facile et verrouillable à l'aide d'un bouton poussoir, ce qui évite les dérèglements intempestifs.
Les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20 sur le terrain
Groenland, fjord Scoresby-sund, vingt et unième jour de notre expédition d'un mois en kayak de mer. Le vent souffle fort et nous sommes coincés à terre depuis deux jours. Je prends mon tour de garde à l'ours polaire pendant que les autres dorment. Deux heures. Deux heures à scruter tantôt la mer tantôt le relief pour s'assurer que le roi des lieux ne nous joue pas une vilaine farce. C'est également l'occasion d'observations plus extraordinaires les unes que les autres. Lièvres et renards arctiques, boeufs musqués, baleines à bosses, petits rorquals, narvals … Les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20 ne quittent en général pas mes yeux pendant ce temps. La saisie “du bout des doigt” caractéristique des modèles pockets n'est pas des plus confortables pour les observations de plus de dix minutes, d'autant que le froid des fûts en métal transperce peu à peu mes sous-gants. Mais la légèreté de ces jumelles, la qualité et la luminosité des verres ajoutées au champ large de 113m compensent ces légers inconforts et offrent un véritable qualité d'observation. Les verres offrent une tonalité très légèrement chaude, plutôt flatteuse et confortable pour les longues séances d'utilisation. Aucune aberration chromatique ni distorsion n'est à regretter et les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20 s'en tirent même plutôt bien avec les contre-jours. Une qualité d'observation que l'on pourra même mettre à profit pour admirer les détails d'un insecte ou d'un oiseau peu farouche grâce à la mise au point à moins de deux mètres. La molette de mise au point offre également une expérience très agréable, ni trop dure ni trop molle, elle est d'une bonne progressivité sans imposer de faire d'innombrables tours pour passer de la mise au point proche à l'infini.
Bien sûr, il ne s'agit pas de les comparer avec de véritables modèles d'observation naturaliste et quand le soleil de minuit se cache derrière les parois de plus de 2500 m qui nous entourent, l'indice crépusculaire (12,7) des jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20 marque la limite. Mais le meilleur outil étant celui que l'on a toujours avec soi, je sais que nombreuses sont les observations que je n'aurai jamais réalisées sans des jumelles pocket de cette qualité. A vrai dire, elles ne me quittent jamais. Leur légèreté sait se faire oublier, à fortiori grâce à la sangle tissée, plus légère et douce au contact de la peau du cou que les habituelles sangles polypropylène. Leur étanchéité me garantit de pouvoir les avoir toujours sur moi, sous la pluie, comme en kayak ou lors de traversée de gués. Et les cache-œilletons, accessoires rarement fournis avec les jumelles pocket, protègent les optiques des petites poussières qui gâchent le plaisir des observation.
Où acheter les jumelles Leica Ultravid 8×20 ?
Mon avis sur les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8×20
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Ergonomie / Confort - 100%100%
- Qualité de fabrication
- Qualité des verres
- Qualité des accessoires (courroie, oeilletons)
- Etanchéité
- Robustesse
- Prix
- Transmission du froid des fûts par températures négatives
Mon avis
Il est difficile pour qui n'a jamais regardé dans des jumelles de randonnées haut de gamme d'imaginer la différence avec une paire "normale" et de comprendre l'écart de prix vertigineux qui les sépare. Mais dès que l'on colle les yeux aux oeilletons, on ne peut qu'être bluffé par la netteté, la luminosité et la largeur de champ qu'elles offrent. Véritable investissement sur le long terme, les jumelles de randonnée Leica Ultravid 8x20 sauront séduire tous ceux qui aiment observer le paysage comme la faune. Avec des verres de très grande qualité, une construction étanche et solide et des accessoires adaptés elles répondent parfaitement à ces besoins, qu'il s'agisse de rechercher sa voie en montagne sur des itinéraires complexes ou d'observer la faune. Légères, elles sont devenues mes compagnes de chaque sortie et ne décevront pas le randonneur exigeant.
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Bonjour !
Merci pour cet article, je suis tombé dessus par hasard.
Je confirme tout ce que vous avez écrit 🙂
QUESTION néanmoins : le bouton sous la molette de la correction dioptrique n’est utile que lorsqu’on a les jumelles devant les yeux ? Pour éviter de faire rouler la molette ? Ou le bouton devrait-il normalement se bloquer pour confirmer le réglagle ?
Car je n’y vois pas trop d’intérêt, il faut toujours appuyer dessus… Sauf si sur mes jumelles, il ne fonctionne pas correctement…
Merci 🙂
Bonjour et merci pour votre commentaire. Le petit bouton sert, normalement, à débloquer la correction dioptrique le temps du réglage. Normalement, en relâchant le bouton la correction reste verrouillée. Ce que vous décrivez ressemble à un dysfonctionnement. Rapprochez-vous de votre revendeur pour confirmation. En vous souhaitant de belles observations !