10 conseils pour réussir son trekking au Ladakh

10 conseils pour réussir son trekking au Ladakh. Pourquoi y aller, quand, comment s'y rendre, à quelle période, quel trek, conseils santé.
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Le Ladakh se situe dans la haute vallée du fleuve Indus qui coule entre Himalaya et Karakorum. Aujourd’hui rattaché à l’Inde, cet ancien royaume de culture tibétaine offre au voyageur ses paysages à couper le souffle, ses monastères bouddhistes multi-séculaires, sa faune mythique, et l’accueil exceptionnel de sa population … Grâce aux innombrables sentiers qui sillonnent toute la région, les itinéraires à pied sont multiples et “faire” un trek au Ladakh est une des expériences majeures de la vie d’un marcheur. Après avoir, il y a quelques années, effectué le trekking du Zanskar puis celui des Hauts cols, et à quelques semaines de mon départ pour un parcours unique reliant la région des lacs au royaume du Spiti, j’ai décidé de partager avec vous mes expériences et quelques conseils pour réussir son trekking au Ladakh.

Comment réussir son trekking au Ladakh ?

  • Choisir entre l’avion et la route pour s’y rendre
  • Passer par une agence pour obtenir son permis pour les “restricted areas”
  • Partir de la mi-juin à fin septembre
  • Choisir un parcours en fonction de sa forme
  • Prendre son temps pour découvrir et s’acclimater
  • Faire un check-up santé avant le départ
  • Marcher avec un guide local
  • Prendre un équipement quatre saisons
  • Goûter les momos, spécialité locale
  • Adopter une attitude discrète et des vêtements appropriés

réussir son trekkking au Ladakh

Quelques bonnes raisons d’aller faire un trekking au Ladakh

C’est une liste tout à fait personnelle et qui n’a rien d’exhaustif, comme une invitation au voyage pour ceux qui n’y sont jamais allé, une madeleine de Proust pour ceux qui rêvent d’y retourner. Le Ladakh pour moi, ce sont avant tout les villages. Quelques maisons aux toits plats, aux murs blanchis de chaux, regroupées souvent autour de la gompa, le monastère de couleur ocre . Ce sont aussi les puja, ces cérémonies lamaïstes ouvertes aux visiteurs étrangers. Perdu dans cet univers aux codes culturels qui m’échappent, je me laisse envoûter par la litanie des prières, embaumer par le parfum des encens, surprendre par le son des dungchens. Ce sont les rues qui fourmillent d’enfants aux sourires éclatants, de vieillards qui marchent, leur moulins à prière à la main. Sur le sentier je ne peux m’empêcher de penser au son clair des clochettes des petits chevaux tibétains, aux couleurs des drapeaux à prières qui claquent aux vents glaciaux des cols. Ce sont aussi les nuits chez l’habitant, l’odeur de la tsampa, la farine d’orge grillée que l’on mélange au thé au beurre. Mais aussi celles sous tente, les bivouacs dans les prairies remplies de marmottes, survolées par l’aigle et le gypaëte. Et bien sûr, ces paysages percutant de beauté vierge, ces sommets étincelants de neige qui dominent les vallées profondes parcourues de torrents clairs, le bruissement du vent dans les feuilles des peupliers …

Comment se rendre au Ladakh ?

Réussir son trekking au Ladakh passe par faire le choix de comment s’y rendre. D’Europe, vous prendrez l’avion pour Dehli. De là, deux options s’offrent à vous. Atteindre Leh, la capitale ladakhie, par la route ou avec un vol interne. La première option est une véritable aventure à elle toute seule. En taxi ou en bus, le trajet durera deux à trois jours, vous fera passer trois cols dont le Taglang la, à 5328 mètres. Long, inconfortable, mais c’est une expérience inoubliable et quels paysages !! En avion, le même trajet s’effectue en 1h30.

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Quelles formalités prévoir pour un trekking au Ladakh ?

J’ai souvent pu constater le caractère très rigoureux de l’administration indienne. Je vous conseille donc de respecter au pied de la lettre les recommandations et obligations prévues par les autorités. Outre votre passeport et visa, certaines régions du Ladakh appelées restricted areas (la vallée de la Nubra, la région de Dah et Hanu, le lac de Pongong Tso, la région du Rupshu et du lac Tso Moriri) nécessitent un permis spécial. Payant, il est délivré pour un minimum de deux personnes et s’obtient en passant obligatoirement par une agence qui réalisera les démarches auprès des pouvoirs publics.

Trek au Ladakh

Quand partir en trekking au Ladakh ?

La plupart des treks au Ladakh se déroulent de mi-juin à la fin septembre. Protégé par la haute barrière himalayenne, le Ladakh ne subit pas la mousson estivale et offre donc des conditions plutôt agréables pour marcher durant ces mois. Le mois d’août constitue le pic de fréquentation mais selon l’itinéraire que vous prévoyez, certains cols restant enneigés tardivement, vous n’aurez peut-être guère le choix de la date.

Les précipitations sont faibles tout au long de l’année. Mais les sentiers évoluant entre 3500 et plus de 5000 m d’altitude le risque de neige sur les cols et les froids intenses réduisent les possibilités de trekking en dehors de l’été. Seule exception, le mythique trekking de la Chadar qui parcourt cette rivière gelée en hiver.

Quel trekking choisir au Ladakh ?

Lisez tout d’abord notre top 5 des trekkings au Ladakh. Zanskar, Markha valley, du Rhupsu au Spiti, … la liste des possibilités est vaste et bien sûr vous choisirez un trek en fonction de votre agenda et de vos capacités physiques, de votre entraînement. Mon conseil pour réussir votre trekking au Ladakh ? Laissez-vous du temps. Découvrir le Ladakh et sa culture est une expérience de vie, pas un exploit. Laissez le temps au rencontres, à l’immersion dans la nature, respirez …

Quels conseils santé pour votre trekking au Ladakh ?

Isolé et en haute altitude. Voici les deux éléments qu’il faudra prendre en compte pour réduire tout risque de santé. Le premier impose de faire un check-up médical avant de partir. Sur place, les soins peuvent prendre … un certain temps. Veillez tout particulièrement à faire un bilan dentaire, l’altitude rendant parfois insupportable de minuscules fêlures ou caries. Pensez également à mettre vos vaccins à jour et prendre une pharmacie complète avec vous.

Altitude, le mot est lancé ! C’est un défi majeur pour le corps et la seule manière de bien l’affronter, c’est l’acclimatation. Avant de partir, il est capital de faire un bilan dans un centre de médecine d’altitude – télécharger la liste des centres. Au travers d’un entretien avec un médecin et de divers tests physiques, notamment de résistance au manque d’oxygène, vous découvrirez votre profil de réaction à l’altitude et obtiendrez des recommandations pour une meilleure acclimatation. Ne faites pas comme moi, n’attendez pas un premier mal d’altitude et une évacuation d’urgence pour faire cette consultation ! Si votre itinéraire impose le passage de nombreux cols à haute altitude, renseignez-vous sur la présence d’un caisson hyperbare et sur la souscription de votre agence au service de télé-médecine sos-altitude de l’Iffremont. Enfin, rappelez-vous les règles de base : limiter les efforts physiques le jour de l’arrivée et s’acclimater au moins trois jours avant un trek qui commence à des hauteurs importantes, monter progressivement et lentement  – moins de 400 m de dénivelé entre deux nuits à partir de 3000 m, éviter alcool, café et sédatifs? Les respecter est capital pour réussir son trekking au Ladakh.

Partir sans guide au Ladakh ?

Certains font le choix de parcourir les sentiers du Ladakh sans guide, pas moi ! La présence d’un guide et même d’une petite équipe – muletier et cuisinier – est une occasion unique de partager des moments avec les habitants de cette région. Seul un guide saura vous ouvrir les portes d’une culture riche et parfois déroutante. Avec un muletier – souvent appelé poney-man – vous allégez votre effort et augmentez les chances de réussir votre trek. Quant au cuisinier, il vous mijotera des petits plats parfaitement revigorants et adaptés à vos efforts. Pour finir, et ce n’est pas  l’argument le moins important, le Ladakh est une région des plus pauvres. Le trekking, au travers des personnes qui y travaillent, est un élément clé de son équilibre économique fragile.

Que manger et boire en trekking ?

Si vous partez en trekking organisé, le cuisinier vous mitonnera tout au long de votre parcours des petits plats équilibrés et nourrissants, inspirés de la cuisine indienne et adaptée à nos palais peu habitués aux épices. Curry de légumes, pizza réinterprétée, … vous n’oublierez pas l’expérience gustative de ce trek. Plus “basique”, la nourriture ladakhie mérite néanmoins d’être goûtée à votre retour de trek, dans l’une des petites gargotes de Leh. Les momos, ces gros raviolis farcis aux légumes ou à la viande sont la vedette des menus. Chez l’habitant, aventurez-vous à déguster la tsampa, cette farine d’orge grillée que l’on consomme mêlée au thé au beurre. Quant au tchang, la bière artisanale d’orge, peu alcoolisée, sa dégustation pourrait bien laisser quelques traces sur votre équilibre intestinal, vous êtes averti !

Quel équipement prévoir pour un trekking au Ladakh ?

Hormis quelques vêtements confortables pour traîner dans les rues de Leh, l’équipement que vous aurez à prévoir pour réussir votre trekking au Ladakh est celui d’une randonnée en montagne. Les quatre saisons peuvent très bien défiler durant la même journée. Je me souviens d’une longue étape précédent mon arrivée au mythique lac de Tso Moriri. A près de 4500 m d’altitude, la journée avait commencé par des températures très largement négatives (autour des -5°C). La sortie du sac de couchage était difficile – un sac de 0°C à -10°C confort sera nécessaire selon l’altitude de votre itinéraire et votre sensibilité. T-shirt respirant manche longue, polaire chaude, micro-doudoune et Gore-tex avaient été mobilisés pendant le petit déjeuner puis utilisées selon les variations de la météo du jour où nous avions vu défiler lourdes chutes de neige, averses de grêle, orages dantesques pour finir sous un soleil éclatant et … 27°C au thermomètre ! Aux pieds, prévoyez de bonnes chaussures, confortables et capables d’affronter des sentiers pierreux ! La plupart du temps vous ne porterez que vos affaires du jour dans un petit sac à dos. Un 20-30 litres est largement suffisant. L’essentiel de votre équipement vous rejoindra, à dos de mule, à la fin de l’étape. Prévoyez un sac de voyage type duffle-bag d’une soixantaine de litres pour le transport.

Trekking Ladakh

Quels (bons) comportements adopter avec les ladakhis ?

Il est parfois difficile de connaître l’attitude à adopter lorsque l’on ne veut pas passer pour un grossier touriste. C’est particulièrement vrai dans une région aux habitudes culturelles différentes des nôtres.

Les ladakhis ont une relation très pudique avec le corps et seul leur visage est en général découvert. Adopter des vêtements longs – haut et bas – et des hauts non décolletés est considéré comme une attitude respectueuse.

Autre marque de respect qui sera appréciée, la modération. Les attitudes affectives démonstratives, le fait de crier et pire … les signes de colère mettent irrémédiablement mal à l’aise les populations locales.

Enfin, les moines du Ladakh offrent au voyageur la liberté d’accéder aux gompas, ces monastères bouddhistes, voire d’assister aux pujas, les cérémonies quotidiennes. Ce sont des privilèges incroyables et cette invitation exige du respect en retour. On ne pénètre dans les temples que décemment vêtu, on se déchausse à l’entrée, on retire également lunettes de soleil et chapeaux. Discrétion et silence s’imposent et les photographes n’oublieront pas qu’ils photographient des lieux sacrés aux yeux de leurs hôtes et que les moines sont … des êtres humains et non des attractions folkloriques. Demander avant de faire des portraits et respecter les interdictions de prises de vue, c’est ramener des images empreintes de respect, ce qui est incomparable.

En complément à cet article, je vous invite aussi à lire l’article de Céline qui détaille les 5 étapes à ne pas manquer pour se préparer à un trek au Ladakh.

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