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4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

4 jours à vélo du Nord industrialo-portuaire à la baie de Somme, en route sur la Vélomaritime® (Eurovélo 4). Récit et Trace GPS.

Focus Rando :4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais
4 jours+780 m/-780 m241 km2
Vélo & VTTLigneCamping, chez_lhabitant
Hauts-de-FranceBus, Train
Campagne, Forêt, LittoralAvril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre

Télécharger la Trace GPX de ma Vélomaritime - Partie 1 (6 téléchargements)

En avril 2024, je me suis lancée dans un tour de France “à portée de jambes” de près de 7500km, et plus précisément le long des frontières de l’hexagone. Je suis partie de Banyuls-sur-Mer avec mon sac-à-dos comme seul compagnon de route et avec tout le nécessaire pour être autonome. J’ai notamment pu découvrir la Côte Bleue et le GR®51 avant de suivre le GR®5 depuis Nice. Arrivée à Metz, j’ai troqué mes chaussures de randonnée et mon sac-à-dos avec un vélo et des sacoches pour effectuer une partie de mon périple en pédalant : l’occasion de faire l’expérience d’une autre vitesse considérée comme “lente” dans le monde du voyage lent.

De Dunkerque à Brest : le littoral Nord-Ouest à vélo

+ 1860 m / – 1830 m 1500 km 30 jours

Ce carnet de bord, divisé en 3 articles distincts, vient raconter le parcours effectué de Dunkerque à Brest, essentiellement le long du littoral et notamment via la Vélomaritime® ; l’occasion de faire découvrir des paysages contrastés aux pans de l’Histoire fortement marquée par l’aventure maritime, l’essor bourgeois de la mode des bains de mer et le commerce maritime.

  • Partie 1 – Le Nord-Pas-de-Calais à vélo, du Nord industrialo-portuaire à la baie de Somme (ce carnet)
  • Partie 2 – La Normandie à vélo, de la côte d’Albâtre à la Suisse Normande (prochainement en ligne)
  • Partie 3 – La Bretagne, de la côte d’Émeraude à la côte des Légendes (prochainement en ligne)

Le littoral Nord-Ouest : un circuit recomposé au fil des opportunités

Mon itinéraire le long du littoral Nord-Ouest commence dans le Nord : à Dunkerque. Jusqu’à Caen, j’emprunte la Vélomaritime® que je quitte ensuite pour me plonger dans la Suisse Normande via la Vélo Francette® puis la Véloscénie®. C’est à l’approche du Mont Saint-Michel que je la retrouve et la suis jusqu’à Roscoff en Bretagne. Je poursuis ensuite mon itinéraire jusqu’à Brest, entre côtes finistériennes et campagne.

J’ai coupé à l’intérieur des terres du département de la Manche dans la mesure où j’avais déjà pu effectuer le Tour de la Manche durant une pause hivernale.

Baie du Mont Saint-Michel, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Même si j’ai essentiellement suivi des véloroutes, je me suis permise plusieurs écarts pour me rendre sur de nombreux points d’intérêt et notamment sur des points de vue au plus proche des côtes. Mon conseil : ne pas hésiter à lâcher son vélo pour de petites excursions à pied sur le sentier des douaniers !

Dans tous les cas, la Vélomaritime® saura plaire aux experts du vélo comme aux amateurs à partir du moment où l’on aime les paysages ouverts et le grand air ! Par contre, petite mise en garde : en Normandie comme en Bretagne, ça grimpe bien ! Et notre ami le vent n’est jamais très loin !

Cette itinéraire le long du littoral Nord-Ouest, c’est l’occasion d’effectuer la traversée progressive d’une partie de la France maritime où l’on passe :

  • d’un littoral industrialo-urbain à des espaces naturels de plus en plus bruts dans leurs éléments,
  • d’un patrimoine reconstruit et rationalisé à des formes vernaculaires, minérales et mythiques préservées,
  • avec, en filigrane, une tension constante entre mémoire des lieux, culture maritime, pression touristique et fragilité des paysages.

Dans mon cas, j’ai effectué cet itinéraire courant avril/mai et pour mon plus grand bonheur, j’ai eu très peu de pluie ! Une aubaine sur cette côte. En revanche, même si le soleil était au beau fixe, le vent et le froid sévissaient particulièrement en ce début de printemps 2025.

4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Le Nord-Pas-de-Calais à vélo, du Nord industrialo-portuaire à la baie de Somme

+ 780 m / – 780 m 241 km 4 jours

De Dunkerque à Calais : laboratoire urbain sur fond d’aventures maritimes et portuaires

Je commence mon itinéraire depuis Dunkerque. Ici, près de 70% des bâtiments ont été détruits à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et la reconstruction -menée jusque dans les années 60- oscille entre influences flamandes et principes modernes de la Charte d’Athènes. Des quartiers ouvriers aux longues rangées de maisons mitoyennes, où chaque quartier révèle ses propres variations architecturales, jusqu’au cœur de la cité ponctué de nombreux immeubles collectifs souvent peu élevés et coiffés de toits terrasses, la brique s’impose partout, alliée au béton et au verre. Dans ce véritable laboratoire expérimental du XXe siècle, quelques monuments anciens subsistent comme le beffroi, l’église Saint-Eloi et l’hôtel de ville. Malgré l’intention, perceptible, de ne pas rompre avec l’histoire des lieux, j’ai du mal à imaginer la ville d’antan.

Dunkerque, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

A vélo, Dunkerque se laisse arpenter avec une facilité presque évidente. Même quand la voirie est en travaux, s’orienter reste intuitif : Dunkerque fait partie de ces quelques villes françaises “bike-friendly”, et la Belgique, toute proche, semble souffler de sa culture cyclable jusque dans l’espace public. Ce que j’aime ici, c’est longer les nombreux canaux, ces lignes d’eau qui dessinent une vaste armature fluviale, reliant la côte au réseau navigable du Nord et du Pas-de-Calais.

Je quitte Dunkerque, ses anciens chantiers navals et son port industriel, pour m’élancer sur la Vélomaritime®. Très vite, je longe le port industriel et commercial de Dunkerque qui s’étire sur des dizaines de kilomètres : cuves, cheminées et porte‑conteneurs se dressent en toile de fond, comme un décor colossal. Ma route vers Calais me fait passer par Gravelines, cité fortifiée où vieilles pierres, constructions modernes et compositions paysagères cohabitent dans les quatre kilomètres de remparts réaménagés. On s’y balade entre jardins publics, bâtiments militaires, potagers et points de vue sur les fortifications extérieures, aujourd’hui occupées par une réserve ornithologique. L’œuvre de Vauban a transformé l’ancien village de pêcheurs en citadelle rayonnante, et l’on sent encore l’intelligence défensive derrière les tracés.

L’embouchure de l’Aa et Grand-Fort-Philippe, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Je longe ensuite l’embouchure de l’Aa jusqu’au bout de la jetée, et la côte s’offre d’un seul regard : au nord, le port industriel de Dunkerque ; au sud, les dunes de sable fin. De l’autre côté du chenal, Grand‑Fort‑Philippe se reconnaît à son phare rayé de blanc et de noir. La canote qui permet de traverser gratuitement ne semble pas en service : je ne m’autorise pas de détours.

Ce premier tronçon du littoral installe dès le départ une tension forte : je roule librement alors que d’autres attendent, bloqués à quelques kilomètres d’une frontière maritime.

La suite de l’itinéraire est limpide, bien matérialisée et confortable malgré la proximité des voitures. En toile de fond, le port gargantuesque ; au premier plan, les camps de migrants. Tentes et abris d’infortune se camouflent dans les bois, les pieds dans l’eau. À leurs côtés, des montagnes de déchets s’amassent et se dispersent au vent. Je croise des silhouettes tendues vers l’espoir d’une vie meilleure. Le contraste est saisissant : le libre‑échange mondialisé, au service d’une consommation toujours plus matérielle, face à une déchirure sociale à ciel ouvert, entre survie, attente et quête de liberté. Ce premier tronçon du littoral installe dès le départ une tension forte : je roule librement alors que d’autres attendent, bloqués à quelques kilomètres d’une frontière maritime.

Quartier de pêcheurs de Calais, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

À Calais, la ville porte l’histoire dans ses façades. Cité médiévale fortifiée et militaire devenue progressivement ville bourgeoise, commerçante et portuaire, elle montre une architecture en strates : vestiges de l’industrie de la dentelle, hôtel de ville éclectique flanqué de son beffroi, vieille ville reconstruite après la Seconde Guerre mondiale où se mêlent modernisme et régionalisme, tandis que des traces Art déco ponctuent encore de nombreux immeubles. Aujourd’hui, Calais reste un port dynamique, tourné vers la mer du Nord, où ferries, bateaux de pêche et porte‑conteneurs se croisent sans cesse.

Le front de mer, récemment réaménagé, est animé par les familles et les vacanciers. Le parcours est accessible à tous : aires de jeux, espaces de fitness, skate‑park, échoppes gourmandes. Je profite encore des baraques à frites et de la bière du Nord. En revanche, avec ce froid quotidien, je ne suis toujours pas motivée pour tenter les glaces, même si les camions de glace semblent avoir leur public en ce début de printemps. Sur cette même promenade, le dragon automate — fait d’acier et de bois sculpté — agit comme un acteur structurant : il se déplace, interagit avec les passants, et fabrique un patrimoine imaginaire collectif, un peu de fantaisie fédératrice pour les petits comme pour les grands.

Front de mer de Calais et baraque à frites, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Le vent souffle fort et creuse des valons éphémères dans la plage immense. Des dunes de sable s’accumulent aux abords des chalets de plage. Le mouvement du sable fin, ses étendues ondulantes et éclatantes, me rappelle les manteaux neigeux en haute montagne. En m’approchant, “ma trace” vient un instant défigurer la délicatesse du lieu. Ici comme ailleurs sur la côte, les cabines de bain racontent une tradition née avec l’essor des bains et la naissance des stations balnéaires.

Immersion dans la Côte d’Opale : un patrimoine paysager valorisé

En quittant Calais, la Vélomaritime® me mène sur des routes de campagne paisibles, loin des grands axes. La Côte d’Opale se déploie progressivement au fil de mes coups de pédales : d’immenses plages de sable fin s’alternent avec un arrière‑pays cultivé, entre collines et vallons aux couleurs chatoyantes et aux textures variées. L’herbe est d’un vert dense, ponctuée de bosquets étoffés ; ce vert contraste avec les champs de colza d’un jaune vif et, au loin, le bleu de la mer. Par moments, de petits villages groupés se détachent du décor : volumes simples en pierre apparente ou sous un crépi blanc qui renvoie la lumière, toitures à double pan en tuiles orangées. Cette palette colorée stimule ma vue et mon imaginaire.

Vue depuis le Cap Blanc-Nez, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Les falaises anglaises m’accompagnent longtemps, jusqu’à la baie de Somme. Elles se lisent particulièrement bien depuis le Cap Blanc‑Nez et le Cap Gris‑Nez : les points de vue sur la Manche, la mer du Nord et les côtes environnantes, plus accidentées, sont magnifiques. Avec leurs falaises crayeuses, les Deux-Caps forment l’un des Grands Sites de France. Cheminements aménagés et sentier des Douaniers permettent de parcourir une nature “sauvage” préservée : landes battues par les embruns, parfois ponctuées de moutons en pâture.

Fort Vauban d'Ambleteuse, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Je rejoins Wissant, petit village de pêcheurs devenu station balnéaire qui a su garder une échelle humaine. Ses petites maisons de bord de mer dans le centre bourg font son identité, tandis que les villas du siècle dernier, héritées de la mode des bains, ajoutent un charme que l’on retrouve ailleurs sur la côte. En direction de Boulogne‑sur‑Mer, je traverse d’autres stations prisées : Ambleteuse avec son fort Vauban, puis Wimereux et sa digue longée d’hôtels et de grandes villas de la Belle Époque. La station est une véritable caverne d’Ali Baba pour qui aime l’architecture de ce temps‑là. Au soleil couchant, la digue s’anime : amis, couples, familles se promènent ou se retrouvent en terrasse. Abritées du vent, les tables sont pleines ; on devine une douceur de vivre particulière sur cette côte.

Boulogne‑sur‑Mer me dévoile son port de pêche, ses navires et sa criée, mais aussi sa ville haute ceinturée de remparts devenus une promenade suspendue et arborée. Ruelles pavées et étroites, bâtisses médiévales, basilique Notre‑Dame, château, hôtel de ville et beffroi : la ville possède une densité patrimoniale particulière. Depuis les remparts, les percées visuelles offrent un panorama sur la vieille ville médiévale mais aussi sur le reste de l’agglomération : quartiers en bord de mer, quartiers portuaires et quartiers étagés à flanc de coteaux. D’un secteur à l’autre, les ambiances changent, mais une constante demeure : ça grimpe !

Ville haute médiévale de Boulogne-sur-Mer, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Avant la baie de Somme, je longe la côte par la baie de la Canche, entre dunes et petites stations balnéaires d’après‑guerre, puis je traverse l’arrière‑pays, entre massifs boisés, hameaux et collines. Après une pause déjeuner à Étaples, je change d’univers : Le Touquet apparaît comme une station chic protégée par un véritable écrin arboré — manteau de pins, d’aulnes, de peupliers. Je sillonne les quartiers périphériques, là où les villas majestueuses se tiennent à distance, entourées de beaux jardins qui les protègent … même de mon regard curieux. Villas d’inspiration flamande, néo-normande avec occasionnellement des toitures de chaume, ou bien villas contemporaines : il y a de tout, mais l’ensemble reste étonnamment harmonieux, notamment grâce à la place accordée à la végétation et à la richesse des strates paysagères aux limites entre propriété privée et rue. Piétons et vélos ont réellement leur place ici.

Villa du Touquet, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Après le parc de l’Estuaire, entre vestiges militaires, dunes et baies, je débouche sur le front de mer de la station : contraste brutal. Comme souvent sur la côte, le front de mer est bien bétonné, mais ici l’échelle change. Des barres d’immeubles s’alignent au-dessus d’un défilé de voiries, de nappes de stationnement et d’espaces de loisirs : ici, tout se paye. Je retrouve ensuite les artères du centre, très fréquentées, où locaux et résidents secondaires se mêlent.

Je rejoins Berck alors que la ville se prépare au festival de cerfs‑volants. Je passe avant la foule. Fatiguée, je ne prends pas le temps d’arpenter la plage ni la baie d’Authie : j’ai manqué l’occasion de voir des phoques.

La baie de Somme : entre marées et lumière mouvante, une terre d’inspirations

La baie de Somme alterne marécages, étangs et villages de pêcheurs comme Le Crotoy, fréquenté par Jules Verne ou Toulouse‑Lautrec. Avant d’y arriver, mon itinéraire contourne la baie d’Authie, traverse Fort‑Mahon‑Plage et sa station balnéaire bien quadrillée, puis Belle‑Dune. Là, je passe au cœur d’un lieu de villégiature ex‑nihilo kitsch, entièrement dédié au tourisme : étangs, fausses places avec kiosques, Aquaclub, golf. De petites maisons individuelles accolées, colorées, se succèdent le long de cheminements dans un bel écrin arboré et reprennent des éléments d’architecture picarde. C’est mignon, calme, reposant ; je me surprends à apprécier flâner dans ce décor, même s’il sonne un peu faux sur le territoire. Le littoral est façonné par le tourisme balnéaire, souvent artificialisé, mais parfois adoucis par de larges espaces dunaires et boisés : des transitions douces vers des univers plus naturalistes.

Lieu de villégiature ex‑nihilo, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Je traverse d’ailleurs un vaste ensemble de dunes boisées, puis d’autres lieux touristiques plus sommaires, tournés autour du cheval. Quelques marécages plus loin, je longe le marais de la Bassée : j’y observe de beaux Highland cows, des chevaux Henson, et de nombreux oiseaux. Le secteur est reconnu pour sa richesse ornithologique, notamment autour du parc du Marquenterre.

Au Crotoy, village de pêche mais aussi station balnéaire de caractère, je déambule entre plage et ruelles au milieu des vacanciers. Les grandes périodes historiques semblent gravées dans la pierre : la guerre de Cent Ans, durant laquelle le village fut alternativement anglais et français ; le XIXe siècle, quand il devint une destination de villégiature avec l’essor des bains et la construction des premiers hôtels. Les villas de cette époque côtoient les maisons de pêcheurs du cœur de bourg.

Le "bassin de chasse" du Crotoy, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

En reliant Saint‑Valéry‑sur‑Somme, je longe le “bassin de chasse” et je croise les écluses construites sous Napoléon III pour lutter contre l’ensablement. À marée haute, les vannes se ferment pour emprisonner l’eau ; quelques heures après l’heure de la pleine mer, elles s’ouvrent afin de libérer un courant puissant censé déplacer les sédiments. Pourtant, je vois des pelleteuses à l’œuvre, dans le bassin comme dans le port du Crotoy : elles creusent, elles évacuent, comme si la baie rappelait sans cesse sa mobilité.

La Vélomaritime® est ici bien aménagée. J’emprunte un couloir en contrebas de la chaussée, protégé des véhicules et du bruit, tout en profitant d’un cadre bucolique côté campagne. Quand je croise le train touristique de la baie — vite pris d’assaut par les visiteurs— je sais que Saint‑Valéry n’est plus très loin. Et, de fait, je n’arrête pas d’arpenter la station : un bijou de la baie de Somme, entre beaux points de vue sur la baie charriée par les marées et richesse architecturale. Port de plaisance et chemin de fer touristique, quais bordés de fastueuses villas de la Belle Époque, vieille ville médiévale perchée sur un éperon rocheux : remparts, tours, portes fortifiées, rues étroites pavées, maisons à colombages et encorbellements … je ne sais plus où donner de la tête.

La baie de Somme depuis Saint-Valéry-sur-Somme, 4 jours sur la Vélomaritime® dans le Nord-Pas-de-Calais

Saint‑Valéry est une station “texturée” : sa matérialité exalte mes sens. Briques rouges, galets et grès colorent l’espace public et réchauffent la lumière du soleil couchant. Les façades se parent de fleurs et de couleurs, comme au temps où l’on utilisait le surplus de peinture destiné aux bateaux pour décorer les maisons. Certaines bâtisses s’habillent même de filets de pêche.

Informations pratiques

Comment s'y rendre ?

Dunkerque, point de départ et Saint-Valéry-sur-Somme, point d’arrivée sont tous les deux accessibles par le train.

Zones protégées

L’itinéraire traverse plusieurs zones protégées : La Réserve Naturelle Nationale Dune Marchand – La Réserve Naturelle du Westhoek – Grand Site de France Les Deux-Caps – Le Site naturel protégé Carrière du Phare – Le PNM des estuaires picards et de la mer d’OpaleLe PNR des Caps et Marais d’Opale – Le Parc du Rohart, zone protégée – Le PNR Baie de Somme Picardie

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Marion VL
Entre bougeotte et soif de découvertes, je suis à l'affût de nouvelles expériences et/ou de nouveaux horizons tout en veillant à concilier sport en pleine nature et visites culturelles pour mieux appréhender les espaces que j'arpente. Mon dada ? La rando' dans les Alpes !

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