Camp de base de l’Everest

Destination : Népal » Asie | Montagne : Everest ; Himalaya | Activité : Randonnée  | 


Fin mars 2004, je suis parti à destination du Népal pour un mois, afin d'y effectuer mon trek. J'ai fait l'ascension de l'Everest jusqu'à son Camp de Base à 5380 m, puis je suis monté au Kala Patthar à 5550 m. Ensuite en passant par le col Cho La à 5330 m, je me suis dirigé vers les lacs de Gokyo, où je suis monté au Pic de Gokyo à 5360 m. Il m'a fallu environ une quinzaine de jours de marche, en partant de Lukla à 2840 m.
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Carnet : Camp de base de l'Everest

1er jour : mercredi 31 mars

Etape : Lukla – Ghat – Phakding

Départ : 11h05
Arrivée : 14h15
Temps de marche : 2h25

Dénivelé positif : 118 m
Dénivelé négatif : 348 m
Dénivelé absolu : 466 m

Le réveil est difficile ce matin, il est six heures, et j’ai fait une petite nuit. Hier soir, j’étais un peu tourmenté, je me disais : "Mais qu’est ce que t’es venu faire ici, pourquoi tu ne pars pas en voyage organisé comme tout le monde ?". Maintenant tout va bien, j’ai hâte d’y être, il va être l’heure de prendre mon avion pour Lukla.

Une fois à l’aéroport, je me présente au guichet de la Yeti Air Line, compagnie qui m’amènera au pied de l’Everest. Dans l’aéroport c’est la pagaille, il y a un monde fou qui se présente aux divers guichets des compagnies, trekkeurs, Sherpas, Lamas (moines) Bouddhistes…avec une quantité de bagages impressionnante. Mais comment vont-ils mettre tout ça dans de si petits avions ? Je patiente devant l’un des guichets, mais les contrôleurs de vols ne se bougent pas beaucoup, j’en tente un autre, il me renvoie au premier. Je m’aperçois qu’il y a une personne derrière moi qui me suit de guichet en guichet, elle n’a pas l’air d’en savoir plus que moi sur les formalités d’embarquement. Je lui demande si elle est seule comme moi… Elle me répond que oui… Ah enfin, on s’occupe de nous ! On nous prend nos billets d’embarquement, la demoiselle passe, pour moi ce n’est pas bon, je dois aller au guichet central ! Pfff qu’est ce qui ne va pas encore ? Après plusieurs allers/retours entre les guichets, je comprends enfin le problème, j’ai un billet pour le vol de huit heures, mais sur le listing d’embarquement je suis inscrit sur le vol de dix heures. Et me voilà à attendre deux heures à l’aéroport jusqu’au prochain départ, c’est malin, juste quand je venais de faire une rencontre.

Le vol dans ce petit coucou est chaotique, il ne faut pas être du genre à avoir peur en avion… Survoler l’Himalaya à 4000 mètres d’altitude offre une vue splendide sur les montagnes, les vallées et tous les petits villages perdus au milieu de nulle part. Mais comment font-ils pour vivre ici ? Il n’y a rien, que des montagnes à perte de vue. Dès que l’avion change de vallée en passant une crête, un appel d’air le fait secouer dans tous les sens (là des hurlements éclatent). Quarante minutes plus tard, j’arrive à Lukla. ENFIN L’HIMALAYA ! J’y suis, après tant de préparations.

Une fois descendu de l’avion, je m’esquive vite de l’aéroport, afin d’éviter les guides et porteurs Sherpas qui sont à la recherche de clients, puis de Lukla qui, je trouve, n’a aucun charme : c’est un mélange de petit village pauvre de montagne et d’usine à touristes… Une fois sur le premier sentier, je découvre enfin le paysage de l’Himalaya Népalais, des montagnes si hautes qu’on n’en voit même pas les sommets. Le Bouddhisme est partout présent sur le chemin, Stupas, Chortens, drapeaux à prières, pierres peintes ou sculptées de prières. Mais je ne me sens pas très bien, j’ai mal au bide, et déjà dans l’aéroport j’ai dû faire un détour par les toilettes. Ca me pompe toute mon énergie, j’ai un mal de chien à avancer, heureusement, aujourd’hui est une petite journée. Pour rejoindre Phakding, je n’ai que trois heures de marche d’après mon bouquin.

Tout le long du chemin, on trouve des lodges et restaurants, tout à fait corrects pour une telle altitude. Pour ce soir, je stoppe au Sun Rise Lodge qui se trouve à la sortie de Phakding. Pour 200 Roupies (2.40 €), j’ai une chambre individuelle, ça va, ce n’est pas en logement que je vais me ruiner. Il faut que je reprenne des forces pour demain, je n’ai pas la force d’attendre le souper, ni l’envie de manger (je n’ai déjà presque rien avalé à midi), à quinze heures, je suis couché !

Simon
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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