Chilkoot Trail, sur les traces des chercheurs d’or

Destination : Canada » Amérique | Activité : Randonnée  | 


Récit d'un trek de 5 jours passé sur la piste Chilkoot, entre Dyea en Alaska et Bennett en Colombie-Britannique, sur les traces de la célèbre ruée vers l’or du Klondike de 1897. Cap pour le grand-ouest nord américain...
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Carnet : Chilkoot Trail, sur les traces des chercheurs d'or

Ce sentier de 53 km, qui est l’un des plus accidentés d’Amérique du Nord, fut autrefois emprunté par les pionniers venus de tout le continent lors de la ruée vers l’or de 1897-1898. Les autorités exigeaient d’eux qu’ils transportent une tonne de matériel pour pouvoir vivre un an, ce qui compliquait grandement la tâche à ces aventuriers mal préparés. Les plus riches pouvaient s’offrir le luxe de faire transporter leurs vivres soit par bateau soit en payant les Indiens, mais les plus démunis devaient parcourir les 53 km avant de rejoindre le lac Bennett où ils se fabriqueraient des embarcations de fortune pour naviguer jusqu’à Dawson, à plus de 500 km de là.

En route

La piste du Chilkoot, qui dépend des parcs nationaux américains et canadiens, nécessite l’achat d’un laisser passer (environ 120$) et d’un billet de train (environ 60$ en fonction de la destination) car la randonnée n’aboutit ni à une ville, ni à une route, mais à une simple gare perdue au milieu de nulle part, uniquement desservie par le célèbre train à vapeur de la White Pass and Yukon Route.

Arrivés à Skagway, nous nous sommes donc procurés le laisser passer, le billet de train, avons visionné deux vidéos au visitor centre : l’une sur le déroulement de la randonnée et l’autre sur les règles de sécurité à adopter en cas de rencontre avec un ours, avant de rejoindre Dyea pour commencer la randonnée le lendemain matin.

1er jour : forêts humides et marécages

12,1 km – 5h30 de marche

La camping de Dyea, déjà bien rustique, se situe à l’entrée de la piste. Lors de randonnée de ce type, il faut savoir que les aires de campement n’ont ni eau, ni électricité. Juste une cabine avec des toilettes qui est en fait un trou dans une planche de bois, et généralement des caisses en fer à l’épreuve des ours pour stocker la nourriture et tout ce qui a une odeur.

Nous avons progressé toute la matinée dans un paysage étrange, partagé entre forêt humide et marécages avant d’arriver, à 12h30, à Canyon City, le premier campement mis en place sur une ancienne ville construite par les pionniers dont il ne reste que quelques artefacts comme un poêle, une vieille chaudière à vapeur et d’autres objets rouillés et vieillis par le temps. C’est également d’ici que partait le téléphérique qui rejoignait l’autre côté du col et qui servait aux hommes à transporter leur chargement. Après ces 12 premiers kilomètres, nous sommes restés au campement et nous sommes promenés au milieu de tous ces trésors historiques.

Le début de la randonnée s’est relativement bien passé.