Dernier réveil mauritanien

Destination : Mauritanie » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | Agence : Point Afrique 


Dernier réveil mauritanien - Erg Amatlich
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Dernier réveil mauritanien, il est 6h20. La nuit est encore là et pas facile de faire son sac à dos, définitivement. Après un petit coup de stress pour Cheikh qui a perdu sa pochette (qu’on retrouvera sous un matelas, sous les fesses de Caroline), voilà le "yalla, yalla" terjitien qui résonne au coeur de l’oasis.

La route entre Terjit et Atar est superbe. Derrière nous, le massif de l’Adrar, teinté de bleu et de rose, quelque part le soleil commence sa course et le lecteur de cassette crachote la musique mauritanienne, forte, romantique, nostalgique. Personne ne parle, chacun cherche encore un peu de désert au fond de soi, un peu de cet espace chaud et vibrant, de ces marches avec les uns et les autres, de ces bivouacs joyeux et apaisant…

En arrivant à Atar, Cheikh passe à la SOMARSET, société qui l’emploie, pour vérifier l’horaire de l’avion et s’assurer ainsi qu’il peut nous emmener prendre un thé chez lui après le marché. Il est encore tôt et nous sommes les seuls touristes sur le marché. Nous sommes très vite entourés, harcelés presque, par une nuée de garçons. Je me suis donc raccrochée à Greg et Johanne, aucune envie de me retrouver toute seule. Ce n’est pas ce gamin d’environ 12 ans, très beau et au regard espiègle, qui rabroue ceux qui m’approchent d’un peu près qui me rassure. Greg veut acheter un CD. Un gamin lui propose un CD gravé, Greg demande à l’écouter…le gamin nous emmène chez un "disquaire" pour qu’il l’écoute sur un baladeur… qui ne fonctionne pas. Greg arrivera finalement à l’écouter sur un ordinateur. Les rois de la débrouille !

Nous partons prendre un dernier thé chez Cheikh. Il loue une maison avec un autre guide, Babé. Sa "chambre", une grande pièce avec quelques matelas, une prise pour le téléphone portable, et…c’est tout. Un escalier extérieur mène à la terrasse et de l’autre côté de la cour, les sanitaires.

Il est déjà temps de repartir pour l’aéroport. Formalités d’enregistrement faites, nous attendons l’heure de l’embarquement dans un camion, dont le frère de Cheikh est le chauffeur. Nous disons au revoir à Cheikh, ainsi qu’à Marie-Hélène et Dominique qui ont la chance de rester encore une semaine. Attente limitée en salle d’embarquement, pendant que Cheikh nous fait de grands signes derrière la vitre, Jean "s’arrange" avec le douanier pour garder tout ce qu’il a ramassé dans le désert.
L’avion quitte maintenant la piste…adieu, au revoir, à bientôt…
Comme le dit cet autre proverbe arabe, "Sache venir, mais sache partir.

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