Epilogue

Destination : France » Corse | Activité : Randonnée  | 


Epilogue - GR20 Nord
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Épilogue – Jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 septembre : Calvi, Miomo, Bastia,… Bruxelles.

A peine ramené à Calvi par un très gentil couple de Suisses plutôt âgés, je me rends à la gare et chez Hertz pour voir quelles possibilités s’offrent à moi pour le retour sur Bastia. Impossible de prendre une voiture (quand vas tu prendre une Visa, Sam ?) et pas de train dans les trois prochaines heures. Je vais donc à nouveau m’armer de patience et de mon pouce pour arriver au plus tôt. Je suis pris à la sortie de Calvi par un couple d’Italiens germanophones avec qui je m’exprime en anglais (vous suivez ?) jusqu’à Ponte Leccia. Cent mètres plus loin, un jeune entrepreneur Corse m’embarquera jusque Biguglia, dans la banlieue Bastiaise et un ouvrier arabe me déposera aux alentours de la place Saint Nicolas (centre ville) en passant à fond de balle par les petits sentiers de traverse pour éviter les bouchons.

Entre-temps j’ai dégoté par téléphone une chambre dans un petit camping à quelques kilomètres de Bastia, et c’est à pied que je joindrai la chambre, exténué. Mort de faim (si vous avez bien suivi, je n’ai rien mangé depuis 7h, il est 17h et la journée a été plutôt chargée), je passe prendre un Corsica-Cola et un paquet de biscuit à l’épicerie mais malheureusement je ne trouve pas de sous vêtements de rechange (mon maillot de bain servira de solution de rechange).

C’est la fin de l’aventure et les réserves en tout genre sont épuisées. Le temps de prendre une douche et je repars vers Bastia, cette fois grâce au bus. Du moins je pense car le bus que j’attends, le dernier de la journée, arrive avec 35 minutes de retard ! J’avais déjà repris la route à pied quand il est passé, heureusement il s’est arrêté entre deux arrêts pour moi et deux compagnons d’infortune qui attendaient le bus avec moi. Un petit quart d’heure plus tard, je suis de retour à Bastia où j’ai rendez vous avec Petru pour aller chez Hubert Tempête, un musicien humoriste bastiais connu en Corse, qui accessoirement était aussi pizzaïolo. Et là, c’est la folie… Accueil au pastis magique (un qui ne se vide jamais), accompagnement de la pizza avec une demi bouteille de rosé et la soirée, jusqu’aux petites heures, au whisky. J’avoue avoir mal géré le passage au whisky et avoir pris sur Petru un retard que je ne comblerai pas (mais Petru c’est un déglingo).

Cette soirée restera bien longtemps gravée dans mes souvenirs car une ambiance magique s’est bien vite installée. A la guitare : Hubert Tempête, au chant : Tempête encore et quelques clients de passage pour quelques minutes ou quelques heures, et en spectateurs : Petru (spectateur averti) et moi (néophyte impressionné et charmé). Chez Hubert, quand on arrête de chanter et de jouer de la guitare, c’est seulement pour remplir son verre ou le vider… ou pour se chamailler pour savoir qui a la plus belle voix de Corse… ou pour taper dans les mains, rire, pratiquer la macagna ou jouer à la Mora (quoi vous ne connaissez pas la Mora ???). Bref ce que cette soirée eut de magique aussi, c’est qu’il était 4h du matin quand je suis sorti alors que je suis rentré à 21h et que j’ai l’impression d’être resté à peine une heure… C’est à pied, et des étoiles plein les yeux, que je suis rentré à ma chambre de Miomo pour m’affaler sur mon lit et me réveiller vers 11h, pour prendre le repas de midi chez Petru qui m’avait gracieusement invité. J’aurais bien été à la piscine mais Petru, qui est un grand buveur mais un petit joueur (mouahahaha) n’était pas cap’ de m’y accompagner. On s’est lancé dans un petit tour de Castagniccia en voiture, en passant par une boucherie artisanale pour les réserves de Lonzu et Coppa et par un supermarché, pour les réserves de Pastis, eau de vie,… Le soir, le match Bastia-Niort m’attendait, sans Petru (à l’entraînement) mais avec l’un de ses amis qui eut l’immense gentillesse de me reconduire à Miomo après le match. Re-passage au supermarché avant le match pour m’acheter un jeans car Petru se foutait déjà du belge qui allait être le seul au stade en short et direction Furiani pour un match, intéressant, qui me donna la satisfaction de voir une nouvelle victoire Bastiaise et de beaux buts (4-1). Le samedi, j’ai flâné et j’ai essayé de me reposer un minimum à Bastia avant de rejoindre l’aéroport en bus. Le vol du retour, après un passage au contrôle au rayon X où les lonzi ont éveillé les suspicions des agents, fut difficile car mes sinus me posaient problème suite à ma petite maladie. A peine arrivé à Bruxelles et accueilli comme un prince par Mimi, Vince et Yann, j’ai déjà l’ambition de trouver une date pour repartir faire la partie sud du GR !

dix + dix-huit =