Laguna Cab – Mallin Mate Dulce

Destination : Argentine » Amérique | Montagne : Patagonie | Activité : Randonnée  | 


Nous quittons la Laguna Cab les pieds dans l'eau pour entrer dans le royaume de la haute-montagne. Le Tronador se dévoile enfin...
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Carnet : Patagonie : trekking dans le parc national Nahuel Huapi
  • D+ : 403 m
  • D- : 401 m
  • Distance : 5,9 km
  • Temps de marche : 4h30

Laguna Cab

Une belle rosée nous cueille au réveil, la première depuis le début de notre entrée dans le parc national Nahuel Huapi. Avant d’aller prendre le petit-déjeuner, on étend la toile de la tente pour la faire sécher. Dès que le soleil passera la crête, ça ne prendra que quelques minutes.

Ce matin, nous partons avec les tongues ou les sandalettes aux pieds. Les chaussures de rando restent sur le sac pendant que nous contournons la lagune les pieds dans l’eau. Si l’eau est froide au premier abord, on s’y fait très vite et c’est avec regret que nous quittons les sandales pour les chaussures de trek.

On monte à travers une forêt de petits arbres. Mais où sont les Hobbits ? Le sentier est peu marqué et il faut batailler avec les branches pour se frayer un chemin. Ça vaudra à chacun quelques égratignures sur les jambes ou les bras. En arrière plan, la laguna cab est encore plus belle que vue d’en bas. Nous retrouvons un terrain humide pour nous ravitailler en eau et faire une pause. Au delà, nous entrons dans une belle ambiance de haute-montagne avec son lot de gros cailloux. Là aussi, il faut prêter attention au balisage pas forcément très présent : quelques marques rouges et quelques cairns. Nous passons un névé. Ça sera le seul de tout le trek. Il est facile à passer car pas très pentu ni verglacé.

Sur la crête, nous pique-niquons face au seigneur des lieux, le Tronador. Ces glaciers contrastent avec le paysage karstique qui l’entoure. Une ombre passe au dessus de nous. Un autre seigneur vole dans le ciel, j’ai nommé le condor des Andes.

D’ici, nous voyons parfaitement notre emplacement de bivouac pour la soirée. Il reste à descendre 400 mètres avec des passages un peu techniques. Mieux vaut avoir le pied montagnard et pas le vertige.

La prairie humide de Mallin Malte Dulce marque un retour à un environnement moins hostile. Un peu de verdure pour s’allonger, une rivière qui coule en S. Un petit paradis si les taons n’étaient pas scotchés à moi comme des sangsues. Les autres n’ont pas ma malchance, les veinards !

Greg
A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer les populations locales. Je marche aussi bien seul, qu'entre amis ou avec des agences françaises ou locales.Ambassadeur Fujifilm...



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