Le grand vide

Destination : Egypte » Moyen-Orient | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | 

Le grand vide - Traversée du Désert Libyque


Vision surnaturel de ce poste militaire austère Aïn Dalla, ou reste quelques jeunes militaires égyptiens au milieu de rien, avec comme seul compagnons une myriade de chiens, tendance chacal.

Le cap de marche s’infléchi maintenant vers le nord pour attraper les grands cordons dunaire de la « grande mer de sable », Suivant une moyenne de 25 à 30 km à vol d’oiseau par jour, la caravane remonte vers le nord-ouest en suivant les lourds massifs sableux développer sur la croûte terrestre.

Crédit photo : Pascal Lluch

Ce qui frappe le voyageur, pas immédiatement, jour après jour, c’est l’absence totale de végétation durant des centaines de kilomètres. Alors tout signe de vie revêt une très grande importance. Seul quelques lézards, et quelques fennecs vivent dans ces contrées finalement pas si inhospitalière que cela. De qui vivent t’ils, nous en avons pas vu beaucoup, les rares traces croisées étaient en général non loin de petit massif rocheux ou viennent s’accrocher comme sur une ile refuge les rudiments de la vie. Etres vivant mammifères et reptiles, couleuvre des sables, mais pas de végétaux, ni d’arbustes. Le mystère de la vie. Puis un jour deux corbeaux, volant tranquillement derrière la caravane, nous attendant sur une crête de dune suivant avec attention notre progression, venant sûrement faire festin des maigres reliquats laissés derrière nous.

L’adaptation est extrême, même nos chameaux ne jalonnent que très rarement notre passage de ces crottes qui nous sont si familière sur les pistes caravanière sahariennes. Ça et la, quelques migrateurs à demi enfoui dans les sables sont venues s’échoués, à bout de force dans cet océan immobile. Nous trouverons Cigogne blanche (Ciconia ciconia), hérons et autre échassier. Un léger rouge gorge est aussi à comptabiliser parmi les victimes innocentes de ces perpétuelle migrations. Avec étonnement, un frêle papillon est venu chercher auprès de nous un bref réconfort en ces lieux inhospitaliers. Impressionnant d’imaginer les périples invraisemblablement que parcours ces papillons alors qu’ils nous semblent si éphémères et fragiles.

Hormis les traces indélébiles des véhicules ayant sillonné ces contrés, pas de trace de caravane jusqu’aux dépression du nord, pas de trace de pas humain ni cameline, à priori pas d’outils lithique du tout ce qui laisse imaginer que l’occupation humaine même dans les temps les plus reculés n’étaient pas possible à cause de l’aridité importante même dans les périodes les plus fastes. Ces lieux n’étaient que des lieux de passage éventuel mais en aucun cas des lieux d’installation.


Cette traversée du désert Libyque a été confectionnée par Hommes et Montagnes, spécialiste du Tourisme d’Aventure et des Explorations dans les déserts et les montagnes du monde.

sept + 6 =