Le Meix Musy à rochers du Larmont

Destination : France » Bourgogne-Franche-Comté | Montagne : Jura | Activité : Randonnée  | 


Le Meix Musy à rochers du Larmont - Traversée du Jura par le GR5
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Le 02-08-06 Le Meix Musy à rochers du Larmont

La nuit a été fraîche, on sent qu’on arrive dans les plus hautes chaînes du Jura. Malgré un bivouac bien installé, on a bien senti les courants d’air. Une satisfaction quand même : il ne pleut pas ce matin. Nous partons donc sur la crête, sur la frontière franco-suisse.
Le sentier est jalonné par des bornes frontières en pierre taillée, plus ou moins ouvragées. Nous passons la corniche de "derrière la mont", qui offre une vue sur la vallée. La partie qui suit est en pente douce et traverse des pâturages, qui ne facilitent pas la progression car il nous faut être plus attentif à notre orientation (pas d’arbres = pas de marquage).
Finalement, nous regrettons les pâturages car nous voici maintenant sur une route bitumée. A 10h, nous arrivons à la ferme auberge du Vieux Chateleu. Pas besoin d’une longue concertation pour entrer commander un chocolat chaud. A l’intérieur, un couple belge prend son petit déjeuner. Ils ont entrepris, depuis plusieurs années, de traverser le GR5 de la Belgique à Nice. Certes il ne vont pas à notre allure et s’assurent un confort certain, mais ça donne des idées pour l’année prochaine…
Petit épisode cocasse, avant de partir, entre Blaise et l’aubergiste.
Blaise : vous avez des toilettes ?
L’aubergiste : oui ; vous savez on est civilisé.
Blaise : oh je sais pas, ça aurait pu être au fond du jardin…
C’est amusés que nous reprenons la route. Pour éviter le bitume, le GR passe à flanc de montagne, à quelques 300-400m de la route qui elle emprunte le fond de la vallée. Cette configuration a un gros désavantage : nous traversons des pâturages en dévers sur plusieurs kilomètres, et on se met à craindre pour nos chevilles
Nous progressons dans cette vallée à l’habitat dispersé, cette fois-ci en légère descente, pour arriver au passage des dames d’entreportes. Une plaque de rocher, d’à peine 1 mètre de large est fichée à la verticale, c’est impressionnant. Nous faisons une dernière pause devant ce monument, pour préparer la montée finale vers les rochers du Larmont.

La montée commence tranquillement, par la route forestière. Mais après 1km, nous découvrons devant nous ce que le topoguide entend par "un petit raidillon" : c’est un sentier creusé par un torrent intermittent qui grimpe droit dans la pente… A mi-pente nous profitons des quelques fruits sauvages de saison. L’avantage d’un sentier raide c’est qu’on avale le dénivelé rapidement, et on arrive en haut en légère sudation.

Nous installons notre bivouac au sommet. Une fois n’est pas coutume, il fait beau. Le site est magnifique : côté français nous dominons le défilé d’entreportes de 300m, côté suisse les alpages nous offrent une vue dégagée sur les sommets plus au sud. Mais un vent fort remonte par les falaises et à 1350m d’altitude, il est frais. Avant d’aller au lit, nous peaufinons l’installation de la bâche avec pierres et branchages pour éviter les courant d’air cette nuit.

gr5
A propos de l'auteur

Pratiquant la randonnée en toute liberté, avec des bivouacs en montagne jusqu'à 2400m d'altitude, je partage aussi mon expérience...



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