Randonnée de 5 jours en solitaire dans le Queyras

Destination : Provence Alpes Côte d'Azur » France | Montagne : Alpes ; Queyras | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 5 jours | Dificulté : 3 | Type d'itinéraire : Ligne | 
Ecosystème : Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Juin, Juillet, Août, et Septembre
Récit d'une randonnée de 5 jours en solitaire dans le Queyras entre Ceillac et Abriès avec nuit en bivouac. Guillaume retrace avec humour et désinvolture ses pensées. Le mauvais génie des Alpes des randonneurs solitaires l'aurait-il queyrassé ?
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Ceillac – Saint Véran (Pont vieux)

  • 21 août 2016 (19 km – 6h)

Arrivé par le train de nuit à Montdauphin-Guillestre : brume et soleil. Bus pour Ceillac. Joie et appréhension. Ce quelque chose de galvanisant qui a trait avec l’inconnu. Puissance de la montagne. Ça frappe d’emblée. Première montée de plus de 1000 m de dénivelé pour le col des Estronques avec aller-retour pour la tête de la Jacquette. Puis grosse descente jusqu’au village de Saint-Véran, le plus haut d’Europe. L’architecture des maisons est singulière mais le mercantilisme est bien installé. Les enseignes pour touristes sont trop présentes à mon goût. Je bivouaque au Pont vieux près d’un torrent en aval de Saint Véran. Je peine à rester dehors pour lire : le froid est vif. Une fois couché, je constate les douleurs : mollets et cuisses rougis par le soleil (j’ai oublié la crème solaire), ecchymoses aux hanches dues à mon sac trop lourd (19 kilos) et élancement dans le genou gauche (ce qui m’inquiète le plus).

Saint Véran – refuge Agnel

  • 22 août 2016 (14 km – 7h)

Petit matin glacial mais beau. Le givre a recouvert l’herbe rase. Je longe le torrent en sous bois avant d’attaquer la montée pour le col de Saint Véran. J’avais envie de hauteur, je suis servi. La roche grise envahit mon horizon. Je déjeune seul au son du vent, sous une lumière ardente. Je suis vite rejoins par de bruyants groupes de randonneurs. J’ai jusqu’à présent suivi le GR58. Je prends une variante par le col de Saint Véran seulement balisée par des cairns pour gagner la crête du pic de Caramantran (3021 m). Ce chemin est censé être difficile mais sans m’en apercevoir je dépasse la crête, continuant de voir des cairns au loin, alors qu’il faut obliquer à gauche. Je me retrouve à dévaler et remonter des pierriers plutôt dangereux avant de prendre le bon itinéraire qui m’amène au refuge Agnel. Je bivouaque un peu plus loin dans un herbage. Avec 3 marmottes, nous regardons le coucher du soleil qui lentement pose sa joue sur le flanc de la montagne.

Refuge Agnel – Refuge de Valante

  • 23 août 2016 (20 km – 9h)

Je dépasse le col Agnel et je file en Italie. Long chemin en herbage. Les vaches clochent. Tout va bien. Si ce n’est cette route au loin et les voitures. Le doute s’installe. Et me voici avec le mauvais génie des randonneurs solitaires. J’ai beau déplié plusieurs fois ma carte, je suis sûr de m’être trompé. Je rebrousse chemin avec plus de 700m de dénivelé positif. Une fois revenu à la bifurcation, le génie a disparu et je constate que non, j’avais pris le bon chemin. Ce déboussolage, non seulement m’a fait perdre beaucoup de temps mais surtout, a considérablement déplu à mon genou gauche qui grogne de l’os. Mon objectif premier était d’atteindre le refuge du Viso mais vers 16h, je croise des italiens qui me conseille, vu l’heure et mon état, d’atteindre le refuge de Valante. Le paysage est magnifique, dents de roches sur fond d’azur mais ne soulage en rien ma peine. Un col (passo di Losetta) et une descente plus tard, j’arrive au refuge de Valante. Les cimes me bercent et me régénère.

Refuge de Valante – Camping La monta

  • 24 août 2016 (20 km – 7h)

Au col de Valante, je prends plaisir à côtoyer les névés. Puis descente très très raide, assez technique avec un sac si gros jusqu’au lac Lestio. Temps de contemplation. Une grosse larme prisonnière de la montagne. J’arrive au refuge du Viso vers 11h. J’avais prévu de rester la journée mais je décide de poursuivre dans la vallée, me sentant plutôt en forme. Quitter le minéral, sa beauté brut(e), son indifférence, son ascétisme (qui font du bien) et retrouver le vivant, le végétal. Bon accueil au camping La monta. Avec la fatigue de fin de journée, le genou gauche se lamente.

Camping La monta – Abriés

  • 25 août 2016 (16 km – 6h30)

Bonne montée jusqu’à la crête de Gilli. Le chemin est superbe sous le soleil, dans les alpages et les mélèzes, mais j’ai la sensation de ne pas être “en phase”, la douleur du genou m’épuise. Je profite d’un long moment en haut de la crête à lire et à manger des fruits secs même si je suis rejoins là aussi, par un groupe de randonneurs. C’est agréable d’être à cet endroit. Dans la descente pour rejoindre Abriés, je décide d’arrêter mon trek. Poursuivre voudrait dire trois jours de plus en autonomie et je ne veux pas forcer davantage sur mon genou. La montagne m’invite à ne pas être présomptueux. Son mauvais génie est venu, trop de fois, me rendre visite.



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