Tout commence à la descente du train, sur le quai tranquille de la gare de Cahors. Le Lot coule non loin, large et paisible, comme une invitation à prendre le temps. Ici, le voyage se met doucement en marche, sac à dos ajusté sur les épaules. Nous partons marcher sur le Circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie, une boucle de six jours à travers l’un des paysages les plus singuliers du Quercy.
Très vite, la ville s’efface derrière vous. Les ruelles médiévales, le pont Valentré et les premières collines laissent place aux causses calcaires, à la lumière sèche et aux senteurs de thym. Le chemin serpente entre murets de pierres sèches, combes et vallées creusées par le temps. Ici, chaque pas raconte une histoire géologique autant qu’humaine.
Au fil des jours, l’itinéraire dévoile une succession de panoramas et de villages suspendus, dont le plus célèbre, Saint-Cirq-Lapopie, semble posé entre ciel et rivière. Mais ce serait réducteur de ne retenir que lui : le charme du parcours tient aussi dans ses transitions, ses silences, ses rencontres et ses détours.
Mettez-vous dans mes pas, depuis Cahors, en six étapes équilibrées, accessibles à tout marcheur habitué à l’itinérance. Une invitation à parcourir autrement ce territoire classé Géoparc mondial UNESCO, en prenant le temps d’en lire les reliefs, d’en ressentir les variations et d’en savourer les haltes.
Le premier jour se passe surtout dans le train, de Lyon à Cahors avec un changement à Toulouse. Le trajet est agréable, sans se presser, et me met doucement dans l’ambiance du Sud-Ouest.
J’arrive en fin de journée, avec une lumière déjà plus douce. Je prends le temps de faire quelques pas dans Cahors, juste de quoi m’imprégner de l’atmosphère de la ville.
Je m’installe ensuite à l’hôtel Jean XXII ( Booking), niché dans le cadre historique du Palais Duèze, en plein cœur de la ville. L’emplacement est idéal, à deux pas de la vieille-ville et non loin de la gare SNCF, parfait pour commencer le séjour sans détour. J’y retrouve Fanny avec qui je vais marcher les 6 prochains jours. Autre possibilité à Cahors, le gîte d’étape le deuxième souffle qui propose chambres et dortoirs pour les randonneurs et les pèlerins.
J1 : Cahors – Lalbenque
+ 400 m / – 253 m 20,9 km La Tissandière ( Booking)Nous quittons l’hôtel dans la fraîcheur du matin, en empruntant le boulevard Léon-Gambetta, laissant derrière nous la tour du palais Duèze. La tour Jean XXII en constitue aujourd’hui l’unique vestige. Elle appartenait à Pierre Duèze, frère du pape Jean XXII, tous deux natifs de Cahors. Né en 1244, Jacques Duèze, issu d’une famille bourgeoise aisée de la ville, fut élu pape en 1316 sous le nom de Jean XXII. Haute de 34 mètres, la tour est percée de cinq niveaux de fenêtres géminées. Elle ne se visite pas, mais se contemple aisément depuis l’extérieur. Nous faisons un court détour par la cathédrale Saint-Étienne de Cahors, remarquable notamment pour sa nef à deux coupoles.
Nous quittons ensuite Cahors par le pont Louis-Philippe. Construit en calcaire gréseux ocre-jaune provenant de Frayssinet-le-Gélat, il fut inauguré avec solennité le 1er mai 1838. Imaginé par les ingénieurs Pellegrini et Andral, cet ouvrage symbolisait alors l’ouverture de la ville vers ses nouveaux boulevards. Au sud du pont, la statue de Notre-Dame-du-Bon-Voyage, financée par la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, veille sur les voyageurs. Depuis le pont, la vue sur l’église Notre-Dame-de-Saint-Georges est particulièrement agréable.
Le chemin serpente encore à travers les derniers quartiers avant de s’élever doucement sur les causses du Quercy. Ici dominent les chênes pubescents, le buis, le genévrier, le genêt, les plantes aromatiques et les murets de pierre sèche. L’atmosphère change nettement : l’air se fait plus sec, les senteurs évoquent déjà le Sud. La mélodie de Nino Ferrer s’invite en tête, comme un écho à ce paysage lumineux.
Nous passons devant la Quintarde, chambre et table d’hôtes qui fait également office de snack-bar en journée, de 10 h à 15 h. Il est encore trop tôt pour s’y arrêter, mais le lieu, au cadre champêtre, mérite qu’on le remarque. D’ailleurs, on le recommande à tous les pèlerins et randonneurs que nous croisons sur notre chemin.
Toute l’étape se déroule aujourd’hui sur le GR65, l’un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle via Le Puy. Notre destination du jour est Lalbenque, capitale de la truffe noire. Les rencontres sont nombreuses : pèlerins et marcheurs échangent quelques mots au fil du chemin. Après avoir franchi l’autoroute A20, dite l’Occitane, nous faisons une pause pique-nique près du ruisseau de Cieurac, à l’ombre de grands arbres.
À la reprise, il ne reste qu’un peu plus de deux heures de marche. La chaleur devient plus écrasante, mais l’ombre des chênes rend la progression agréable. Nous passons le lavoir d’Outriols, dont les dalles et les poteaux sont taillés dans de grands monolithes, typiques de l’architecture quercynoise. Nous espérions y trouver de l’eau potable, en vain : Fanny n’a plus une goutte. Heureusement, quelques centaines de mètres plus loin, la halte d’Émeliès/Lalbenque, aménagée par les bénévoles des journées « 1000 mains à la pâte », offre un point d’eau, des toilettes et un abri. L’ensemble est simple, bien entretenu, et particulièrement appréciable sur cette portion du GR65 dépourvue de ressources. Fanny peut enfin remplir sa gourde. Nous y croisons deux sœurs originaires du Nord, elles aussi sur le chemin de Saint-Jacques ; la conversation s’engage naturellement autour de nos itinéraires et de notre région d’origine commune.
Initialement, nous envisagions de dormir au gîte de Poudally, mais il affichait complet. En passant devant, difficile de ne pas jeter un œil à la piscine, particulièrement tentante après cette journée chaude. Il nous reste encore trois kilomètres de route bitumée pour rejoindre le centre de Lalbenque, commune du parc naturel régional des Causses du Quercy et capitale de la truffe noire du Quercy.
À l’entrée du village, le pigeonnier de Lalbenque nous accueille, reconnaissable à son lanterneau pyramidal à six pans. Malgré sa taille modeste, moins de 2 000 habitants, le village se révèle vivant, avec ses restaurants, ses cafés et même un espace de coworking. Typique du Quercy, Lalbenque séduit par ses ruelles bordées de maisons en calcaire blond et son atmosphère authentique.
Nous nous installons enfin à l’hôtel. Les chambres, fraîches et paisibles, offrent un repos bienvenu après cette première étape.
J2 : Lalbenque – Varaire
+ 200 m / – 167 m 19,6 km Gîte d’étape du Clos des EscoutillesIl est 8h15 lorsque nous quittons Lalbenque. Nous avons choisi le pique-nique proposé par l’hôtel, même si le centre du village offre plusieurs alternatives pratiques, entre le Spar, le Carrefour Contact et une épicerie de produits locaux.
Nous rejoignons le GR65 au Mas de Vers. De part et d’autre du chemin, plusieurs truffières attirent l’attention. Les reconnaître demande un peu d’habitude : les truffes noires du Quercy poussent en symbiose avec les chênes verts ou pubescents et les noisetiers. Le signe le plus caractéristique reste le fameux « brûlé » : une zone circulaire autour de l’arbre, où la végétation disparaît, laissant un sol nu, parfois craquelé, comme brûlé par le soleil. Ce phénomène est en réalité dû aux substances produites par le champignon. Pas de truffe au menu hier soir ; il faut dire que la pleine saison s’étend de décembre à mars, avec un pic en janvier et février, lorsque les arômes sont à leur apogée.
Sur le chemin, nous croisons de nombreux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Parmi eux, une famille retient notre attention : Marguerite et Xavier marchent avec leurs quatre enfants, partis d’Autun, en Saône-et-Loire, avec l’objectif de rejoindre Compostelle en quatre mois. Une rencontre simple et chaleureuse, comme le chemin sait en offrir. Ils partagent leur aventure sur leur blog En Marche vers Compostelle.
La chaleur devient rapidement écrasante, heureusement atténuée par les passages en sous-bois. Le sentier rejoint un temps le GR® de Pays de Midi-Quercy. Nous manquons presque l’embranchement menant au lavoir d’Escabasse, autrefois lieu de rencontre des lavandières de Bach. Ce lavoir du XVIIIe siècle, entièrement creusé dans la roche, se distingue par ses pierres à laver en forme d’ailes de papillon, d’où son surnom de « lavoir papillon ». À l’ombre, une table de pique-nique nous offre une pause bienvenue pour déjeuner.
Le redémarrage est difficile sous la chaleur. Quinze minutes plus tard, nous faisons halte aux phosphatières du Cloup d’Aural pour la visite guidée de 14h30. Ancien site minier à ciel ouvert exploité au XIXe siècle, le lieu est aujourd’hui un site naturel et scientifique remarquable. Ces cavités creusées dans le calcaire ont livré de nombreux fossiles vieux d’environ 30 millions d’années, témoins d’une faune ancienne. La visite permet de plonger à la fois dans l’histoire industrielle du Quercy et dans l’évolution du vivant à travers le temps.
Il nous reste ensuite un peu plus d’une heure de marche pour rejoindre le gîte d’étape du Clos des Escoutilles, à l’entrée de Varaire. Le chemin longe de superbes murets en pierre sèche, parmi les plus beaux rencontrés depuis le début du parcours. Nous apercevons aussi des gariottes, ces petites constructions de pierre, souvent intégrées aux murs ou aux anciens vignobles.
Julie nous accueille au gîte avec un grand sourire et une boisson fraîche, très appréciée après cette journée presque caniculaire. La piscine du jardin est une invitation irrésistible à se rafraîchir. Le gîte propose deux chambres doubles ainsi qu’un dortoir de six places et un autre de trois places.
J3 : Varaire – Saint-Cirq-Lapopie
+ 391 m / – 487 m 21,2 km Auberge du Sombral ( Booking) – Autre option Gîte d’étape de Lou BolatIl est 8 h 30 lorsque nous quittons le gîte d’étape du Clos des Escoutilles. Avant de partir, nous échangeons quelques mots avec Julie, qui devra quitter les lieux à l’automne, lors de l’arrivée des nouveaux propriétaires. Elle semble profondément à sa place ici ; on ne peut que lui souhaiter de retrouver un lieu à la hauteur de son sourire et de sa bonne humeur.
En ce début de matinée, nous suivons le balisage du GR65 en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur le chemin, je remarque aussi celui du Tour du Lot, que Guillaume avait parcouru en VTT électrique. Le sentier, ombragé, serpente entre les murets de pierre sèche et nos deux premiers jours de marche.
Nous passons tour à tour près d’un bassin équipé d’un petit observatoire de la faune, puis d’un calvaire où nous quittons l’itinéraire jacquaire. La suite de l’étape se fait sur des sentiers PR, parfois non balisés. Au lac d’Aurié, une pause s’impose à l’ombre. Il n’est que 10 h 30 et la chaleur se fait déjà pesante ; l’air semble presque irrespirable.
Quelques minutes après avoir repris la marche, nous longeons le dolmen de Pech Lapeyre, également appelé dolmen du lac d’Aurié. Classé monument historique, il impressionne par sa table massive, près d’un mètre d’épaisseur pour environ 17 tonnes. Nous poursuivons jusqu’au village de Lugagnac, une véritable oasis providentiel. Avant l’église, une fontaine, des toilettes et une boîte à livres sont mises à disposition des voyageurs : une halte bienvenue. Nous remplissons nos gourdes déjà bien entamées, puis repartons. Un peu plus loin, une table de pique-nique près du moulin, puis une autre au lavoir du lac d’Audry, pourraient inviter à s’arrêter, mais l’appétit n’est pas encore là.
Le paysage s’ouvre progressivement. Les champs de blé apparaissent et, avec eux, une exposition plus franche au soleil. Après le hameau des Bories, nous trouvons enfin un coin d’ombre dans les hautes herbes pour la pause déjeuner.
Nous repartons peu après 14 h, d’abord sous couvert forestier, puis à travers des espaces plus ouverts en suivant le sentier karstique de l’igue de Crégols. Cette cavité naturelle, creusée dans le calcaire, fut autrefois exploitée pour le phosphate.
La chaleur devient éprouvante. À Crégols, nous faisons halte au cimetière où un simple tuyau d’arrosage nous offre une eau fraîche salvatrice. Un vrai kiff ! Nous marquons une nouvelle pause dans le village, où eau et sanitaires sont également accessibles.
Plus loin, après la villa Laval, nous remontons dans une forêt de chênes qui contourne le cirque de Vènes. Le point de vue s’ouvre alors sur les falaises de Tour-de-Faure et la vallée du Lot jusqu’à Calvignac. Nous poursuivons, puis le chemin s’incline vers Saint-Cirq-Lapopie, que nous découvrons presque au dernier moment. Accroché à la falaise, le village dévoile soudain sa silhouette médiévale au-dessus du Lot, avec ses toits sombres et ses ruelles escarpées.
Nous nous installons à l’hôtel. Situé en plein centre du village, il comprend 8 chambres confortables et un restaurant ouvert le midi. Éprouvé par la chaleur, la peau rougie par le soleil, je ne ressors que pour le dîner au Gourmet Quercynois. On y retrouve une cuisine de terroir fidèle à la région : canard, foie gras, cabécou et truffe composent naturellement la carte.
J4 : Saint-Cirq-Lapopie – Cabrerets
+ 267 m / – 339 m 10,7 km Maison du Barry – Hôtel des GrottesL’étape étant courte, et le petit-déjeuner servi seulement à partir de 8 h, nous choisissons de prendre le temps. À la fraîche, je pars découvrir Saint-Cirq-Lapopie. Avant 7 h, le village médiéval est désert ; les ruelles silencieuses offrent un tout autre visage, plus intime. Je regagne ensuite la chambre pour finaliser mon sac à dos, puis rejoins Fanny au petit-déjeuner.
Nous échangeons quelques mots avec Marion, la patronne de l’auberge, en profitant tranquillement de la terrasse. La chaleur est encore discrète, mais déjà perceptible.
À 9 h, nous quittons Saint-Cirq-Lapopie par le sentier qui descend vers le Lot. Nous suivons le balisage commun des GR36 et GR46, passons l’écluse du Ganil, puis empruntons le chemin de halage taillé dans la roche calcaire, qui accompagne la rivière avec élégance.
À Bouziès, nous faisons halte à l’épicerie La Botiga pour acheter de quoi pique-niquer et prendre un verre. L’étape étant courte, nous nous accordons ce temps. Revers de la médaille, il fait déjà bien chaud lorsque nous nous remettons en marche.
Sur les conseils des habitants, nous empruntons la future voie verte qui traverse l’ancien pont ferroviaire, évitant ainsi la route fréquentée par les voitures, camping-cars et motos. Nous retrouvons ensuite le tracé derrière Kalapca Loisirs, une base dédiée aux activités nautiques et d’aventure.
Le chemin s’élève progressivement en direction des grottes de Pech Merle, en suivant le « chemin du temps ». Cette courte randonnée de 3,5 km propose une traversée symbolique de l’histoire de l’Univers, du Big Bang à aujourd’hui : chaque mètre parcouru représente environ 4 millions d’années.
Nous arrivons vers 12 h 45 aux grottes, où nous nous installons pour le pique-nique avant la visite (réservation obligatoire). Le site offre une plongée saisissante dans l’art préhistorique, avec des œuvres datant de plus de 29 000 ans, dont les célèbres chevaux ponctués dessinés aux manganèse. La découverte se fait en visite guidée, dans des galeries remarquablement préservées, entre concrétions naturelles et traces laissées par les premiers artistes. Cette année marque d’ailleurs le centenaire de l’ouverture du site au public.
Il ne nous reste ensuite qu’une vingtaine de minutes pour rejoindre Cabrerets dans la vallée du Célé. Accroché à la corniche, le village dévoile ses maisons troglodytiques et les ruines du château des Anglais, aussi appelé château du Diable selon la légende.
Guillaume était passé par Cabrerets lors de ses deux jours à vélo sur la boucle de Figeac.
J5 : Cabrerets – Vers
+ 310 m / – 333 m 16,2 km Hôtel de la Truite Dorée ( Booking) – Gîte d’étape Le Monde allant VersCe matin, lorsque le réveil sonne à 6 h 45, je passe la tête par la fenêtre et découvre, avec une pointe de surprise, un ciel chargé de nuages. Depuis notre départ, nous en avions à peine aperçu. Ce matin, le soleil reste discret, l’air est même un peu frais, une parenthèse bienvenue avant la canicule annoncée. J’en profite pour partir photographier le château des Anglais et les maisons troglodytes voisines, avant de rejoindre Fanny pour le petit-déjeuner à 7 h 30.
Une heure plus tard, nous quittons le gîte et remontons le sentier emprunté la veille jusqu’à la grotte de Pech Merle. Marcher à la fraîche a quelque chose de particulièrement agréable. Sur le plateau karstique, l’itinéraire alterne entre piste et petite route de campagne, un peu au-delà de Pech Labarre. Ici, les « pechs » sont omniprésents. Le terme, issu de l’occitan puèg (ou puèch), désigne une colline ou une petite hauteur, souvent isolée et arrondie.
Nous retrouvons ensuite le balisage d’un PR qui serpente sous les chênes. En chemin, nous croisons une caselle, petite construction en pierre sèche typique du Quercy. Édifiée sans mortier, uniquement par empilement de pierres, elle prend souvent la forme d’une cabane voûtée. Autrefois, les paysans s’y abritaient en cas d’averse, y entreposaient leurs outils ou y mettaient parfois des animaux à l’abri. On en rencontre fréquemment sur les causses, où la pierre est omniprésente. Contrairement à la gariote, la caselle n’est pas adossée à un muret.
Le sentier se dirige vers Saint-Géry en bordure du Lot. Le sentier surplombe alors les falaises de calcaire de la cévene et offre un panorama spectaculaire sur le village et la vallée du Lot.
Plus loin, l’itinéraire rejoint successivement un PR puis le GR46, qui descend vers le village de Vers en longeant la rivière du même nom, laquelle se jette dans le Lot à hauteur du bourg. Vous me suivez ? Nous arrivons assez tôt à l’hôtel. Une pinte de limonade marque l’arrivée, avant de retrouver les gestes du quotidien : nettoyer les contenants du pique-nique, lancer une lessive, décharger les photos et commencer la rédaction de ces lignes.
La soirée s’annonce un peu particulière : l’équipe de France entre en lice dans la Coupe du monde 2026, avec un premier match difficile face au Sénégal.
J6 : Vers – Cahors
+ 210 m / – 216 m 17,3 kmLa France s’impose finalement face au Sénégal (3-1) au terme d’un match piégeux. De notre côté, la journée débute par un petit-déjeuner copieux, mêlant saveurs sucrées et salées, avant de quitter l’hôtel. Cap sur Cahors, point de départ de notre boucle de six jours sur le circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie.
Le sentier franchit le pont de Vers, offrant une vue apaisante sur le Lot et ses falaises karstiques, puis suit la rivière en passant à proximité de l’église Notre-Dame de Velles. Nous poursuivons devant le gîte d’étape de Béars avant de nous engager dans un sous-bois agréable, qui traverse le Quioul del Pech.
L’itinéraire rejoint ensuite le Mas de Barte et se prolonge sur une portion de voie verte récente. Nous choisissons ici de quitter le tracé actualisé du GR36 pour emprunter l’ancien chemin en bord de Lot. Les vues sur la rivière restent discrètes, à l’exception d’un beau panorama sur Laroque-des-Arcs. À noter : ce tronçon a été modifié à la suite des crues du Lot, qui ont fragilisé le sentier d’origine. Nous retrouvons un peu plus loin le balisage officiel et gagnons Cahors en franchissant le pont de Cabessut.
Pour clore cette itinérance sur le circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie, nous faisons halte au restaurant Tandem. On y découvre une cuisine généreuse, fraiche et moderne à prix doux. Une adresse que je recommande volontiers. La gare se rejoint ensuite en une quinzaine de minutes à pied. Direction la maison.
Ainsi s’achève cette belle escapade dans le Lot, entre patrimoine, pèlerinage, sites géologiques, patrimoine bâti et nature. A votre tour d’emboîter maintenant mes pas…
Informations pratiques
Comment s'y rendre ?
Cahors, ville départ du circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie, est accessible en train.
Topoguides et cartes
Deux cartes IGN sont nécessaires pour couvrir la boucle du circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie :
Zones protégées
Le Circuit Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie traverse le Parc naturel régional – Géoparc mondial UNESCO des Causses du Quercy ainsi que la réserve naturelle d’intérêt géologique du Lot. où il est notamment interdit de cueillir des plantes, d’amasser des pierres et de bivouaquer. Suivez les liens pour plus d’informations.
Difficulté de l'itinéraire
Le sentier ne présente pas de difficulté particulière. Il faut cependant tenir compte de deux éléments : la chaleur, notamment de mi-juin à fin août) et le peu d’eau sur l’itinéraire en raison des sols karstiques.
Où se ravitailler en eau sur le chemin ?
Voici quelques lieux de ravitaillement en eau sur le chemin.
- J1 : Cahors – Lalbenque : à la Quintrade, un bar ouvre de 10 à 15h – sur la fin de l’étape, la halte d’Émeliès/Lalbenque dispose d’un abri, d’un toilettes et d’un point d’eau.
- J2 : Lalbenque – Varaire : Il n’y a pas de point d’eau sur cette étape. Toutefois, si vous visitez la phosphatières du Cloup d’Aural, vous pourrez vous ravitailler aux toilettes du musée et profiter de l’air frais des gouffres.
- J3 : Varaire – Saint-Cirq-Lapopie : Toilettes et point d’eau à Lugagnac et à Crégols.
- J4 : Saint-Cirq-Lapopie – Cabrerets : Point d’eau aux toilettes des grotte de Pech Merle (près de la cafétaria).
- J5 : Cabrerets – Vers : Point d’eau aux toilettes des grotte de Pech Merle (près de la cafétéria).
- J6 : Vers – Cahors : Pas de point d’eau sur le chemin mais nombreuses habitations
Où faire ses courses sur le sentier ?
Afin d’éviter de porter inutilement de la nourriture pendant plusieurs jours, voici quelques lieux de ravitaillement en nourriture sur le chemin. Je vous indique aussi
- J1 : Cahors – Lalbenque : A Cahors, vous pourrez acheter votre pique-nique de la journée dans les boulangeries, supermarchés et marchés de la ville.
- J2 : Lalbenque – Varaire : l’hôtel la Tissandière prépare des pique-niques. Dans le village, on trouve aussi une boucherie, deux supermarchés et une épicerie de produits locaux.
- J3 : Varaire – Saint-Cirq-Lapopie : Dans le centre de Varaire, il y a une épicerie. Le gîte d’étape du Clos des Escoutilles prépare aussi des pique-niques.
- J4 : Saint-Cirq-Lapopie – Cabrerets : Cafétéria ouverte aux grotte de Pech Merle en saison (15 juin – 30 août). Epicerie dans le centre de Bouziès.
- J5 : Cabrerets – Vers : La maison du Barry prépare des piques-niques – Boulangerie et épicerie à Cabrerets – Cafétéria ouverte aux grotte de Pech Merle en saison (15 juin – 30 août)
- J6 : Vers – Cahors : Epicerie dans le centre de Vers.
Partir avec une agence de voyage à pied
La Balaguère propose le circuit du Géoparc par Saint-Cirq-Lapopie en liberté. L’agence s’occupe de réserver vos hébergements, du transport de vos bagages (hors petit sac à dos de la journée) et vous remets et carnet de randonnée avec un topoguide, cartes et trace gpx.
Plus d'informations
- Lot Tourisme : le portail touristique du département du Lot
- Office de tourisme Cahors Vallée du Lot
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Bonjour,
A la lecture je me rends compte de très beaux treks existent en dehors des Alpes et Pyrénées.
La description du parcours et les informations complémentaires sont complétés, les photos sont belles.
A planifier avec mon entourage pour cet automne.
Bonjour Edouard,
Je le pense aussi de plus en plus. Et je dois avouer que le Lot a beaucoup d’atouts pour plaire aux randonneurs.
Trop beau ! Et qu’est-ce que c’est vert !
Il a dû bien pleuvoir pendant l’hiver. On était ravi car la végétation couvre bien les randonneurs lorsqu’il fait chaud
Un très beau circuit à mettre sur la liste et surtout à faire.
Un itinéraire qui te plaira à coup sûr Fred 🙂
J’en suis certain 😉
Un très joli circuit qui mêle culture, contemplation et randonnées ! Les photos sont superbes et donnent envie découvrir cette belle région.
Merci Laetitia pour les photos. Toi, qui vit à la montagne, ça te changerait de tes randonnées habituelles 🙂
Oui, c’est sûr ! Et ce ne serait pas pour me déplaire 😊
Un beau circuit, et je le sais pour en avoir déjà parcouru une partie. Mais voilà qui me donne fichtrement envie d’y retourner pour compléter les parties manquantes. D’autant plus que tes photos sont franchement magnifiques, à l’image des paysages et endroits traversés. De plus, la gastronomie n’est pas en reste…
Tu as bien raison. Le plaisir est aussi dans l’assiette 🙂
Voilà qui me donne bien envie de retourner randonner dans cette région dont je garde d’excellents souvenirs. La gastronomie n’y est sans doute pas pour rien non plus 😉