Rio Momolluco – Lagune Quilleihue

Destination : Chili » Amérique | Montagne : Andes ; Patagonie | Activité : Randonnée  | 


Quatrième jour de trek dans le parc national Villarrica qui alterne des paysages lunaires et les forêts de Pehuéns.
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Carnet : Patagonie : trek dans le parc national Villarrica

  • 5h35 – 24km – +800/-700m

Grasse mat, ça change et ça fait du bien, car avec ses kilomètres de surplus, suite aux erreurs de la carte, j’ai les jambes fatiguées. Si j’avais eu les bonnes informations dès le début, je pense que j’aurai effectué la traversée en 6 jours et non 5.

Je poursuis ma remontée de vallée étroite au milieu de la végétation. Quand, quasiment instantanément, l’environnement change, finie la forêt, elle laisse place à un désert volcanique sableux. Une nouvelle fois, je suis très proche de la frontière, mais sans la franchir. Un panneau indique le point de passage pour rejoindre le lac Paimún qui se trouve en Argentine. Cela ferait un bel itinéraire pour enchaîner avec la traversée du Parc National Lanín, s’il est possible de franchir les frontières librement…
Le chemin continue de grimper jusqu’à 1760 mètres d’altitude, dans un panorama lunaire pour s’approcher au plus près du volcan Lanín. J’ai vraiment l’impression qu’il est à portée de main… A vol d’oiseau, le sommet n’est qu’à 5 kilomètres, mais à 2000 mètres au-dessus de ma tête. Il fait partie des plus hauts volcans de Patagonie. Après l’avoir titillé, le chemin prend la direction de la descente en passant au bord de la lagune Verde, une lagune qui aurait pu s’appeler Emeraude tellement son eau verte est scintillante sous les reflets des rayons du soleil.

Puis, il plonge dans une nouvelle forêt de Pehuéns, lorsque d’un coup, je tombe en cul de sac sur la lagune Huenfuica. A partir de là, il n’y a plus de sentier alors que je suis censé la contourner. Ce n’est pas la première fois que je vois en Patagonie une lagune qu’il faut contourner les pieds dans l’eau, par manque de passage sur sa périphérie. Mais là, l’eau est profonde et la distance à parcourir est importante sans que je sache où se trouve le point de sortie… Je décide, plutôt de rebrousser chemin, afin de trouver un autre passage. Je suis l’unique autre chemin du coin et je finis par retomber sur mon sentier. Après une dernière balade en forêt, j’arrive sur la piste qui mène en Argentine. Je m’en écarte un peu et pose ma tente au bord de la lagune Quilleihue pour la nuit.



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    A propos de l'auteur

    Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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