Spitzberg : Raid à ski avec pulka

Destination : Norvège » Europe | Activité : Ski de randonnée nordique  | 


Carnet de voyage à ski au Spitzberg entre Sassendalen et la côte Est. Un raid nordique de 12 jours avec pulka à travers des territoires quasi vierges de monde. Immersion totale au cœur des plus beaux paysages hivernaux de la planète Spitzberg.
Posté le :


Carnet : Spitzberg : Raid à ski avec pulka

Deux mot sur le Spitzberg

Le Spitzberg, à 500 kilomètres à l’est du Groenland, est la plus grande île de l’archipel du Svalbard, dans l’océan Arctique. Elle a une surface de 37 673 km² et des dimensions de 280 km de long pour 40 à 225 km de large. Ses couches géologiques et ses fossiles permettent de mieux comprendre la dérive des continents.

Le nom "Spitzberg" fut historiquement donné à l’ensemble de l’archipel du Svalbard (signifiant côte froide), et est parfois encore utilisé de cette manière de nos jours. Le Spitzberg (et tout l’archipel du Svalbard) dépendent de la Norvège. Toutefois, l’archipel est régi par un traité signé en 1920 par 30 pays qui confèrent certains droits d’accès à d’autres pays. Des mines de charbon exploitées par des intérêts russes, sont une conséquence de ce traité.

La plus grande ville du Spitzberg est Longyearbyen (1.600 habitants), puis Barentsburg (850 habitants), Ny-Ålesund (20 habitants),Pyramiden (2 habitants) et les ville fantômes comme Grumantbyen, Colesbukta ou Advent City.

Des préparatifs à l’installation du premier campement

Le premier pas sur la terre gelée du Spitzberg, et déjà un choc sensoriel. Sonore. La neige crisse sous mes pas, elle grince et gémit. Le son vole, y étincelle. La lumière est douce à minuit, une gamme de jaune-orangé et de magenta.

L’air est immobile pur et saisissant, quelque chose comme -15°C. L’instant est irréel, j’aperçois des falaises, des glaciers, et des baraquements aux couleurs vives. Mais l’heure n’est pas à la promenade, nous avons une expédition à préparer.

La quantité de matériel est impressionnante ; la qualité également, pas de place au hasard. Olaf, le chauffeur de la chenillette est un bougon. Buée dedans, brouillard dehors, seuls les chaos témoignent que nous nous déplaçons. Quelques heures plus loin, Olaf arrête son engin démoniaque, grille sa 27éme clope et déclare que nous sommes arrivés.

Nous déchargeons notre bardas, il s’en va, laissant le silence s’abattre sur nous. On se regarde, on se retourne. « Bon, on monte le camp et on fait un thé ? » Tout le monde approuve…

cinq × 5 =