Trek sur les hauts plateaux du centre de l’Islande

Destination : Islande » Europe | Activité : Randonnée  | 


Carnet d'un trek en solo et autonomie totale sur les hauts plateaux du centre de l'Islande. Mon projet était de rallier à pied Myvatn à Egilstadir via le volcan Askja et passer au nord du Snaefell. Les chutes de neige auront eu raison de mon courage...
Posté le :


Carnet : Trek sur les hauts plateaux du centre de l'Islande

Pourquoi un voyage en islande?

Une passion d’ado, les volcans, les cascades découvertes en feuilletant GEO.

La passion de la marche et de la montagne aussi.

L’occasion aujourd’hui d’allier les deux.

Sur ce carnet, je ne parlerai pas généralités, histoire, économie ou facilités. Je ne me suis pas assez penché sur la question.

Juste mes impressions quotidiennes, tout seul avec mon gros sac à dos les deux premières semaines, puis derrière le volant à la poursuite de je ne sais quoi.

Premier voyage d’une longue série je crois, tellement j’ai aimé malgré les quelques difficultés rencontrées.

Mon projet était de rallier à pied Myvatn à Egilstadir via le volcan Askja et passer au nord du Snaefell. Puis à Egilsstadir en fonction du temps dispo restant louer une voiture ou prendre le bus pour revenir tranquillement sur Reykjavik.

Les chutes de neige auront eu raison de mon courage (je déteste la neige). Pourquoi l’islande alors, me direz vous et pas les dunes de sable de Tunisie? Et bien parce que… je ne suis plus à une contradiction près.

L’orientation ne m’aura jamais posé problème. Quelques sentiers très bien balisés avec des piquets en bois comme la montée à l’Askja depuis le refuge de Dyngjufell ou le long de la Jokulsa à Fjollum d’Asbyrgi à Dettifos. D’autres absolument pas marqués tels que la traversées de l’Odadahraun ou la Jokulsa à Flojtsdal (fabuleux). Il n’y a pas de règle, mais les régions traversées sont simples pour se repérer, puisque assez plates. Il me suffisait de repérer un point à l’horizon et de me diriger vers lui (je faisais un point gps toutes les 4 heures pour le cas où un repli dans le brouillard aurait été nécessaire).

Le climat est éprouvant. J’ai trouvé que l’on se fatiguait plus qu’ailleurs. Beaucoup d’humidité, un vent permanent. Des variations de températures assez surprenantes. Je suis passé de la neige à la canicule en deux jours (canicule, tout est relatif).

Quelque part mon renoncement salvateur à Askja, car je me suis aperçu par la suite que les pistes ont été transformées en routes pour les besoins de la construction du barrage de Karanjukar. Beaucoup de circulation, de camions, la F910 est la meilleure route du pays de Egilsstadir au pied du barrage (meilleure que la n°1).

Dernier point. Les moucherons de Myvatn. On lit ça et là qu’ils sont agaçants, sans plus. Beaucoup d’auteurs racontent dans leurs récits qu’ils n’en ont pas vu. Moi oui. C’est un fléau, les sauterelles de l’ancien testament. Quand je me suis relu, je me suis dit que l’on allait penser que j’exagérais quand même un peu. Non. Je peux même parler de tourment. C’est insupportable, abominable. A pousser au suicide au bout de trois jours. Il faut souhaiter quand on est à Myvatn un très gros mauvais temps pour qu’ils se planquent. Un islandais m’a expliqué qu’il y avait deux époques importantes pour les moucherons: juin et début août qui correspondent à l’éclosion des oeufs de moucherons (deux générations par an).

Place au récit…

 

1 × un =