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Test DVA Mammut Barryvox S2

Test du DVA Mammut Barryvox S2. Enfin un vrai progrès dans le monde des DVA ! Une grande efficacité dans un encombrement réduit ! Test et avis.

J’ai testé le Détecteur de Victime d’Avalanche Mammut Barryvox S2 pendant 8 sorties en splitboard, et notamment pendant l’encadrement d’un stage Neige & Avalanches qui m’a permis de le tester dans différentes conditions d’exercices, étant instructeur dans le domaine. Et, avant de commencer, j’insiste sur le fait qu’un DVA ne s’utilise pas seul, mais en triptyque avec une sonde et une pelle. Le triptyque est le seul moyen de sortir une victime d’avalanche dans le temps imparti de sa survie. Voici donc mon avis détaillé sur le DVA Mammut Barryvox S2.

Unboxing dva mammut barryvox s2

Réglages du DVA Mammut Barryvox S2

Les réglages du DVA Mammut Barryvox S2 sont aisés grâce à l’application Barryvox®. Cette application, développée par Mammut, permet de voir les différentes caractéristiques du DVA, de le paramétrer comme on le souhaite, mais également d’accéder à des scénarios d’entraînement.

Les différents réglages se font très facilement : l’application est claire et fluide, et permet de régler le DVA selon son niveau de connaissance. En fonction des réglages, le DVA sera donc adapté – par défaut – à toute personne débutante dans le domaine de la recherche en avalanche ; et pourra ensuite être paramétré pour une utilisation plus poussée avec l’activation du guidage analogique par exemple. À noter : il est aussi possible de faire ces réglages directement dans le DVA sans passer par l’application smartphone, et cela se fait aussi très facilement.

On retrouve également des scénarios d’entrainement dans l’application Barryvox®. Ils permettent, eux aussi, de facilement débuter dans le domaine puis de pousser l’entrainement afin de devenir performant dans diverses situations. Attention toutefois, si les scénarios sont très bien faits, ils ne remplacent pas une formation complète en Neige & Avalanches comme peuvent le proposer la FFCAM, l’ANENA, ou les guides de Haute Montagne. L’un ne dispense pas l’autre !

Confort

Comme tous les DVA actuels, on peut choisir de porter le DVA Mammut Barryvox S2 soit dans son holster (fourni en standard), soit dans une poche zippée du pantalon.

Mais, à la différence de tous les autres DVA du marché, ce qui fait sa grande différence est le travail qu’a fait Mammut sur sa taille. En effet, son encombrement réduit le rend beaucoup plus confortable, et il se fait davantage oublier.

Ergonomie

Un gros bouton sur le dessus, à verrouillage et à glissière, permet de choisir entre le mode OFF, le mode Emission (Send), et le mode Recherche (Search). Un gros bouton sur la face avant permet d’activer le Check de groupe et le Marquage de victime. Enfin, les deux boutons Flèche haut et Flèche bas en latéral permettent de naviguer dans l’historique de recherche ou de voir le nombre de victimes ainsi que leur marquage. Tous ces boutons sont suffisamment gros pour être utilisés avec des gants.

À l’allumage, le DVA Mammut Barryvox S2 propose de passer en mode Check de groupe pendant 5 secondes, puis il fait une analyse du niveau de l’alimentation et applique automatiquement un algorithme de fonctionnement en fonction de la technologie de piles (alcaline ou lithium). Un laps de temps d’une minute est possible pour la connexion à l’application smartphone (en Bluetooth) avant de passer automatiquement en mode Emission. À l’extinction, le DVA nous rappelle sa prochaine date de révision.

Le Check de gouge est très bien guidé : il nous rappelle les distances à mettre entre les participants à la sortie, puis émet un son à chaque personne ayant son DVA actif en émission. Un jeu d’enfant.

Enfin, l’écran du DVA Mammut Barryvox S2 a particulièrement été amélioré et se démarque de ses concurrents. Muni de la technologie MIP (Memory in Pixel), son contraste très élevé lui permet d’être parfaitement lisible en plein soleil, mais également avec des verres polarisants ! Je regrette juste qu’il se raye assez vite, pas de grosses rayures mais des rayures de frottement.

Portée / Guidage

En cas d’avalanche, la recherche avec le DVA se fait en trois temps : la Recherche primaire lorsque le DVA ne capte aucun signal, la Recherche directionnelle, et la Recherche finale. Avec ce DVA Mammut Barryvox S2, Mammut a particulièrement travaillé chaque phase de recherche.

Avant toute utilisation d’un DVA, il convient de le connaitre. Pour cela, le manuel de l’utilisateur, l’application, ainsi que le verso du DVA nous permettent de nous familiariser avec.

dva mammut barryvox s2

Ce DVA Mammut Barryvox S2 possède une bande de recherche de 70 mètres, ce qui est une des meilleures du marché. Cela signifie donc que la distance de balayage depuis le DVA est de la moitié soit 35 mètres, comme on peut le lire sur le verso du DVA.

1. Recherche primaire (ou Recherche de signal)

Dès le passage en mode Recherche grâce au bouton à glissière, si le DVA Mammut Barryvox S2 ne trouve aucun signal, ce dernier affiche une animation nous rappelant la procédure à suivre : elle nous montre de courir en suivant une trajectoire en zigzags dans l’avalanche (par courir, comprendre qu’il faut être rapide, mais on peut rester sur ses skis ou son snowboard), avec la bande de recherche de 70 mètres afin de balayer toute la surface de l’avalanche. Si jamais un appareil électronique est trop proche, tels un téléphone portable ou une montre connectée GPS actif, le DVA nous le signale et réduit la bande de recherche à 20 mètres. Il convient donc d’avoir son téléphone à plus de 50 cm et de tenir le DVA avec l’autre main que celle où on porte sa montre.

Durant cette phase, le DVA n’émet aucun son et l’animation reste la même. Il est donc inutile de le regarder, le mieux étant de le mettre à l’oreille. Il est par contre indispensable de regarder où on va et de guetter les indices de surface dans l’avalanche.

2. Recherche directionnelle

Durant mon test, le DVA Mammut Barryvox S2 a capté le signal du premier DVA (enfoui à 50 cm de profondeur) à une distance de 63 mètres sur l’onde. Attention, il ne s’agit pas là d’une distance en ligne droite, mais bien d’une distance sur l’onde émise par le DVA de la victime. Cette distance est excellente et permet de rapidement trouver un signal.

La suite est un jeu d’enfant : une fois un signal trouvé par le DVA Mammut Barryvox S2, il suffit tout bêtement de suivre la direction donnée par le DVA, en marchant rapidement. D’où le nom de cette seconde phase de recherche. À noter que ce DVA fonctionne à 360° et non pas seulement à 180°.

Une fois à proximité immédiate du DVA de la victime, le DVA Mammut Barryvox S2 change de signal sonore et d’affichage pour passer en mode Recherche finale.

3. Recherche finale (ou Recherche en croix)

En recherche finale, la signalétique du DVA Mammut Barryvox S2 nous indique de nous mettre accroupis afin de tenir le DVA au plus proche de la neige. Là encore, il suffit de suivre les indications fléchées jusqu’à ce que l’affichage du DVA nous indique de sonder avec un schéma rappelant la manière la plus efficace de sondage.

Une fois la sonde plantée, il est possible de marquer la victime (le nombre de victimes est d’ailleurs visible en cas de multivictimes) pour passer à la suivante (cas où un sondeur prend le relais sur le chercheur). Il est bien entendu possible de naviguer entre les différentes victimes par la suite.

Portée en Emission

Il y a peu de différence en émission entre les DVA récents du marché. Pendant mon test, je me suis « amuser » à mettre mon téléphone collé au DVA Mammut Barryvox S2 qui était en émission, et même si cela n’a pas du tout perturbé son émission pendant que je le cherchais avec un autre DVA, je rappelle ici que c’est très fortement déconseillé.

Autonomie

Le DVA Mammut Barryvox S2 accepte les piles alcalines ou au lithium, et le DVA les reconnaît automatiquement. Nul besoin de le paramétrer sur ce point.

Concernant l’autonomie, Mammut ne donne pas plus d’informations qu’une autonomie de 550 heures en mode Emission avec des piles au lithium.
Pendant mon test, j’avais des piles alcalines et j’ai fait 8 sorties d’en moyenne 4 heures. J’ai pas mal « joué » avec, que ce soit dans les menus ou en mode Recherche, afin de le tester. Je n’ai utilisé que 5% de la capacité des piles.

Personnellement, je fais autour de 50 sorties dans la saison, avec de la formation ou des démonstrations, et un jeu de piles me dure chaque année plus longtemps qu’une saison, mais par précaution, je repars toujours en début de saison avec un jeu de piles neuf. Cela ne coûte pas grand-chose et permet de rester serein.

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Mon avis sur le DVA Mammut Barryvox S2

  • 90%
    Qualité de fabrication - 90%
  • 100%
    Fonctionnalités - 100%
  • 100%
    Ergonomie / Confort - 100%
  • 100%
    Navigation - 100%
  • 100%
    Autonomie - 100%
Points forts
  • Taille réduite et confort
  • Ergonomie de paramétrage
  • Facilité d'utilisation
  • Écran très lisible au soleil et avec des verres polarisants
  • Portée
  • Reconnaissance de la technologie de pile automatique
Points faibles
  • Écran qui se raye facilement
98%

Mon avis

Mammut a travaillé sur deux gros points pour ce nouveau DVA Barryvox S2. Le premier sur son encombrement : personnellement, j'adore avoir enfin quelque chose de plus petit dans la poche. Le second sur la clarté des indications : en cas d'avalanche chaque seconde compte afin de sortir une victime en vie. Cette clarté permet de gagner du temps non seulement par efficacité mais également pour garder son sang froid. Enfin, ça parait tout bête mais pouvoir lire l'écran avec des verres polarisants permet encore de gagner du temps. Tout a été pensé pour gagner des secondes par-ci par-là, pour finalement être plus rapide et efficace dans la recherche de victimes d'avalanche.

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Guillaume Condat
Photo-reporter outdoor, c'est dans les Alpes autour d'Annecy que je passe mon hiver en splitboard ; l'été mon côté globe-trotter m'amène à pratiquer la plongée sous-marine à travers le monde. Aux inter-saisons, trekking, VTT, bikepacking, paddle, alpinisme et via ferrata viennent compléter ma passion pour les grands espaces !

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